Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
(Le Livre de Poche, 2003, 128 pages)
L'histoire se passe au début des années 1900 dans un hôtel de
villégiature sur la Côte d'Azur. Une femme de bonne société
abandonne mari et enfants pour s'enfuir avec un jeune homme qu'elle connaît depuis à
peine 24 heures. Alors imaginez la réaction des autres vacanciers. Une vieille
dame anglaise est très touchée par cet évènement et raconte
alors sa propre histoire au narrateur.
C'est une histoire très très intense. Stefan Zweig décrit ses
personnages d'une main de maître, chacun des mots est important, leurs passions
nous transportent jusqu'au bout sans répit. Très impressionnant! Difficile
de décrire ce que j'ai pu ressentir, j'ai comme été aspirée
par cette histoire.
Remarquable!
Note : 4.5/5
(Mousseline)
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Au début du siècle dans une petite pension de famille de la Côte d'Azur
(sud de la France), un scandale éclate au sein d'une petit société de
bourgeois venus passer du bon temps au soleil.
La femme d'un des clients s'enfuie avec un jeune homme de passage que nul ne connaît.
Toute la pension est en émoi et l'auteur dépeint avec beaucoup de finesse et de
précision une fresque incroyable sur les travers des bonnes moeurs. Lui seul prendra la
défense du jeune homme avec pour alliée une vieille dame anglaise, sèche
et distinguée.
C'est elle qui lui expliquera quels feux éteints cette aventure a ranimé:
une passion foudroyante.
Une aventure intense et folle qui donne un récit de toute beauté sur la passion,
l'amour au féminin.
Note : 4.5/5
(Calou)
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Scandale dans une petite pension, une dame très bien, mariée et mère de
famille, s'enfuie avec un jeune homme qu'elle ne connaît pratiquement pas! Chose impensable,
surtout pour l'époque!
Les co-chambreurs d'un petit pavillon sur le terrain y vont d'une discussion animée pour
condamner le geste de la femme. Seul le narrateur prend sa défense plus par envie de
provoquer que par réelle conviction contre l'innocence de cette femme. Son attitude lui
vaut l'amitié d'une vieille dame, qui se met à lui faire une confidence, un 24
heures de sa vie.
24 heures d'une folie qui lui fait honte, 24 heures où elle a seulement suivi
l'élan de son coeur et de sa passion. 24 heures dont elle doit s'absoudre et se
confesser, 20 ans plus tard!
Ce que j'ai particulièrement remarqué de ce roman, ce sont les descriptions.
Elles sont grandioses. Notamment quand la dame se met à parler de son regard
spécial, un regard sur les mains et qu'elle décrit ensuite les mains de celui
qui l'a entraînée dans la folie. Des mains qui attendent, les doigts qui se
tendent puis les mains qui sautent, qui agrippent bref, des mains tellement expressives!
Peu de dialogue, en fait c'est un monologue à deux voix: le narrateur qui met la
situation en place, puis la confession de la vieille dame.
C'est une lecture facile, mais calme. Un roman bien écrit, mais pas non plus
renversant. Si j'ai la chance de relire cet auteur, je serai bien contente, mais je ne
ferai pas non plus de folie pour retrouver un de ses livres. Mais je vous le recommande
quand même!
Note : 4/5
(SarahEmily)
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En décrivant le chemin tortueux de l'esprit qui amène une femme pleine de
distinction à suivre un homme qu'elle vient de rencontrer, à bousculer toutes
ses croyances au-delà des convenances de la société, l'auteur cerne la
passion de l'amour et du jeu avec tout ce qu'elle contient d'imprévisible.
Le style ne laisse pas le lecteur indifférent. Une histoire d'amour et de hasard
dépeinte avec minutie. Dans son roman Zweig sonde l'âme féminine, en
extrait l'essentiel. Écrit avec un style fluide et soigné (il n'y a pas de
temps mort pas de longueur), j'aime l'essence qui se dégage de ce texte. Un livre
destiné à être lu d'un trait, au galop.
Note : 4/5
(Sereine)
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Au début du récit, j'avais de la difficulté à comprendre où
voulait en venir l'auteur. Il faut dire qu'il utilise un chemin quelque peu tortueux pour
asseoir son histoire. Par contre, plus la lecture avance, plus les éléments se
mettent en place et tout s'imbrique.
J'ai adoré le regard qui porte sur les moeurs de l'époque, sur ces conventions qui
étouffaient la société. J'ai aussi beaucoup aimé la façon
de raconter la passion amoureuse mais aussi celle du jeu; par petites touches, comme une toile
qui se crée. C'est tellement bien décrit qu'on ne fait pas que le lire, on le
ressent.
Décidément, Zweig a une plume qui me touche beaucoup!
Note : 4/5
(Frisette)
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Vingt-quatre heures de la vie d'une femme est un livre magnifique narrant
l'histoire d'une jeune femme qui dans sa folie va tenter de sauver du suicide un
homme fou du jeu. Ce passionnant romman nous décrit bien l'univers du jeu ainsi que ses
dangers comme la perte d'argent.
Note : 5/5
(Micheline, 87 ans, Tours/France)
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J'ai adoré!!!
Un peu honteusement, j'avoue que c'est la première fois que je lisais cet
auteur; j'avais acheté le roman un peu au hasard, dans une bouquinerie il y
a quelque temps. Je connaissais l'auteur et le livre mais je ne m'y étais
jamais aventurée.
Mais quelle belle découverte! Les descriptions du paysage et des sentiments
des personnages sont très bien rendus; le récit est livré
d'une traite et on ne peut pas reprendre son souffle. C'est vraiment très
très bien. On sent les codes sociaux de l'époque mais ce n'est pas
lourd; au contraire, l'écriture est pleine de
légèreté, c'est facile à lire.
Petit désaccord toutefois avec les précédents commentaires :
je n'ai pas trop aimé le passage sur la description des mains ;-) Bon, c'est
vrai que c'est extrêmement bien écrit, car on croirait lire la
description du visage de quelqu'un et on dirait que les mains ont une vie propre,
détachée du corps du personnage; mais... on dira que ça ne m'a pas
passionnée, c'est tout.
Note : 5/5
(s-lewerentz)
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Quel scandale! Mme Henriette, une femme comme il faut, bonne épouse et
mère de famille s'est enfuie avec un jeune Français. Ça jase
dans cette pension de famille de la Côte d'Azur dans laquelle cette
dernière était cliente. Comment a-t-elle pu s'enfuir ainsi avec un
jeune homme qu'elle ne connaissait même pas?
Les personnes condamnant cette pauvre femme et celles plus tolérantes (dont
notre narrateur) s'opposent alors. Le discours de celui-ci a tellement plu à
Mme C., une vieille dame anglaise, qu'elle va entièrement se dévoiler
à lui, sans se cacher et sans mentir.
Il y a quarante ans, elle aussi a vu sa vie chamboulée en 24h. Elle nous
fait le récit de cette journée bouleversante et émouvante.
Avec son aide, on essaie ainsi de comprendre ce qui a pu arriver à Mme
Henriette.
Le livre est superbement bien écrit. Les sentiments féminins sont
très bien retranscrits. Une histoire de femme écrite par un homme et
le résultat est une merveille.
Une passage que j'ai particulièrement apprécié (p. 43... LDP) :
Jamais encore je n'avais lu plus de 5 pages de descriptions de mains, et oui que des
mains. Car Mme C. est fascinée par le jeu des mains aux tables de jeu dans
les casinos. Et je n'avais encore jamais apprécié une description de
mains ET d'un homme pendant une dizaine de pages, sans être agacée et
ennuyée. J'ai en tête "Le roman de la momie" qui m'avait saoulée
de descriptions mais ici c'est une farandole qui nous emporte. Cette description
est captivante, excitante et sensuelle. L'homme en devient désirable alors
que je n'arrivais pas à me faire une idée de son aspect.
J'étais époustouflée.
Note : 4,5/5
(sweety_delphine)
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