Ivresse de la métamorphose
(LGF - Livre de Poche, 1994, 285 pages)
Résumé : La médiocrité de la vie de Christine, ses évolutions
improbables, son manque d'argent, la poussent à accepter l'invitation auprès de
sa riche tante à séjourner en Suisse. L'ivresse de la métamorphose
auprès de riches bourgeois est de courte durée et Christine retrouve à
Vienne sa vie modeste. Elle y rencontre Ferdinand, chômeur en colère et
désillusionné. Les deux jeunes gens se reconnaissent dans leur haine et leurs
regrets. Le suicide apparaît comme les seuls dédommagements possibles de leurs
vies perdues.
Mon avis : Encore une fois, Zweig saisit le souffle des choses. Il fait preuve d'une acuité
psychologique extraordinaire, analyse avec une précision les formes les plus imaginables
ou les plus extrêmes de la sensibilité humaine, de la psychologie féminine
qui est explorée ici.
Ça se lit comme un souffle haletant, avec fièvre car le sujet est en fait
l'ambition insatiable et exclusive de l'homme à explorer les limites de l'humanité,
à conquérir des terres nouvelles, à faire sortir le monde de ses gonds.
Zweig sait entrer à fond dans les dédales de l'angoisse, ses symptômes, ses
dangers, son resserrement. La désillusion, la détresse, structurent les
personnages que rend très bien l'auteur.
J'ai vraiment apprécié cette lecture, son style, ses émotions.
Définitivement, j'aime beaucoup Stefan Zweig.
Note : 4.25/5
(Sereine)
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