Les amants du n'importe quoi
(J'ai lu, 2004, 126 pages)
Jamais je n'aurais cru que 125 pages pouvaient se révéler longues et assommantes!
Et pourtant, j'en ai la confirmation avec ce deuxième roman de Florian Zeller Les
amants du n'importe quoi qui, comme le nom l'indique, est une somme d'absurdités du
début à la fin. Le narrateur prend un type, Tristan, presque trente ans, beau,
charmeur, bon job, etc. et une jeune fille fragile, presque éthérée,
nostalgique ou mélancolique, bref dépressive, au prénom d'Amélie.
Tous deux se rencontrent, s'aiment mais se détruisent. Magnifiquement! Lui ne peut aimer
qu'une seule femme, donc il trompe Amélie qui se rend compte de ses infidélités mais
garde le silence et souffre seule, au point d'avoir des maux d'estomac virulents!... Et l'on
assiste à ce dialogue de sourds, où l'un a conscience du mal qu'il fait mais
pensant ne pouvoir y remédier, et l'autre qui s'enfonce dans sa souffrance au lieu de
réagir et sauver sa peau. Tout ça forme un ensemble soporifique et quelconque!!!
Florian Zeller semble créer une métaphysique du couple actuel dans son incapacité
à vivre à deux pour toujours et à rompre les amarres. Et ainsi de broder
pendant 125 pages! J'aurais voulu capituler mais certains principes me l'interdisent. Ouf,
à la fin j'étais soulagée: l'overdose était dans les parages!
Ce livre est ennuyeux, assez nombriliste dans son genre et un rien
prétentieux... Bouh.
Note : 1.5/5
(Clarabel)
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