La fascination du pire
(Flammarion, 2004, 211 pages)
On écrit de Florian Zeller qu'il cherche à s'inscrire dans l'écurie
Houellebecq et, de ce fait, d'écrire un roman un tantinet polémique sur l'islam.
Car Florian Zeller, ou son narrateur, s'intéresse de près aux femmes
voilées et la répression de l'islam sur le sexe, notamment la frustration qu'elle
engendre au point de justifier les kamikazes promis aux mille vierges au paradis. M'enfin.
L'histoire veut que le narrateur soit invité au Caire pour une conférence de
quelques jours. Il retrouve dans l'avion un écrivain, Martin Millet, assez célèbre
pour ses écrits tendancieux. Ce Millet a pour bible Flaubert qui avait parcouru l'Egypte
et encensé la beauté de ses femmes nues, sensuelles et offertes à l'amour.
Hélas, Millet va découvrir, ou mettre sur le compte de la répression
islamiste, que les femmes sont désormais voilées, leurs corps camouflés,
ainsi que les désirs exacerbés. Il n'est pas possible d'avoir du plaisir charnel
en Egypte! Cette déconfiture va entraîner les deux écrivains dans des
escapades de plus en plus saugrenues, leur but étant de parvenir à
découvrir du sexe derrière ces masques. Persuadés que l'islam n'a pas
complètement régulé la vie sociale et sexuelle, que le sexe est
présent, mais caché.
C'est étrange pourquoi l'auteur a cherché à planter son histoire dans un pays comme l'Egypte, peu connu pour son islam forcené et
répressif. Mais faut-il donner foi à son affirmation lorsqu'on découvre
que "Madame Bovary" est une lecture interdite dans le pays? "On a toujours l'impression que
l'Egypte est un très joli pays avec ses pyramides et ses couchers de soleil sur le Nil,
mais on oublie un peu trop rapidement que c'est aussi un pays dans lequel Madame Bovary,
l'histoire de cette femme mal mariée, de son époux médiocre, de ses
amants vains, remet trop en cause l'ordre des choses pour être lu. Ici, les mariages sont
forcément bons, les époux jamais médiocres et les amants n'existent
pas."
Bref, en quelques 210 pages, l'auteur va donc broder son sujet pour finalement sembler se
dédouaner en fin de roman. J'ai terminé ce livre en étant dubitative: la
théorie de "La fascination du pire" se révèle purement simplette et
fatalement masculine. Tous les maux de la planète découlent
fatalement du sexe: privation, frustration, jalousie et crétinisme. Pfff...
Ce n'est pas un roman sensationnel, il est agréable de le lire si l'on se contente de
l'idée des héritiers des grands voyageurs littéraires d'autrefois. Pour le
reste de la "croisade", on se passera de commentaires...
Note : 3/5
(Clarabel)
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La fascination du pire. Ou comment la frustration sexuelle
génére la violence, les pulsions destructrices.
Notrehéros, l'auteur, part en Egypte pour une série
de conférences sur la littérature française. Lors de ce
plane movie, il rencontre un autre jeune écrivain, aussi
nombriliste, mais plus frustré que lui. Leurs
échanges sont pleins de propos racistes, de platitudes et de propos
volontairement dérangeants. Le problème, c'est que l'argumentation est vide de
sens, volontairement scandaleuse.
En parallèle, notre héros s'interroge sur sa propre relation
amoureuse et sur le lien de fidélité qui le lie à sa
compagne. Creux. Si le style était là, le livre vaudrait le
coup. Mais là, d'une platitude, d'un manque de maturité littéraire.
Note : 1/5
(Ghislain M, 28 ans, Paris)
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Un jeune écrivain quitte pour quatre jours sa compagne Jeanne, pour
participer à une série de conférences au Caire. A
l'aéroport, il rencontre Martin Millet, autre écrivain qui fait le
voyage pour les mêmes raisons que lui, et qui espère, comme Flaubert
dans ses "Correspondances", avoir de riches expériences sexuelles au cours
de son séjour...
Livre, bien décevant, sans histoire véritable, bourré de
clichés et de réflexions caricaturales sur l'Islam, écrites
à partir d'évènements d'actualité. Une impression
que l'auteur ne s'est pas beaucoup "foulé" pour écrire ce livre...
Un seul point positif : il se lit très vite, mais je l'oublierai très
vite également...
Note : 2/5
(Chantal)
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Tout a été dit précédemment à propos de ce
roman... J'ai surtout été fasciné par le pire de ce que j'ai
pu lire depuis longtemps. Je n'ai jamais saisi l'idée directrice de cette
histoire dont le seul intérêt est sa facilité et
rapidité de lecture.
Note : 1,5/5
(Dkois)
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Voilà un livre qui m'avait bien emballée au départ car le
héros fait preuve de peurs irrationnelles et imagine toujours que le pire
va arriver : il devient hystérique lorsqu'il ne parvient pas à
joindre sa fiancée au téléphone, il est à l'affût du
moindre bruit suspect quand il est dans l'avion et imagine déjà
l'accident, à chaque fois qu'il dit au revoir à quelqu'un il se dit
que c'est un adieu... Bref, j'avais l'impression qu'on écrivait sur moi,
et je trouvais que lire mes travers était assez drôle.
Et puis les théories sur l'islam et le sexe sont arrivées et
là je ne savais plus trop sur quel pied danser. Où l'auteur
voulait-il en venir? En lisant cet ouvrage, j'ai eu la sensation que Zeller voulait créer une
polémique et cela m'a dérangée.
Ceci étant, l'écriture est fluide et agréable.
Note : 3/5
(Calimero)
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