Une poignée de cendres (La Découverte, 2003, 277 pages)
Le décor : un jeune couple d'aristocrates anglais du début du siècle
mariés depuis 7 ans. Le mari, orgueilleux propriétaire d'une maison victorienne
de style gothique est conformiste et aime vivre en retrait. Sa femme Brenda, une lady,
s'ennuie à mourir dans cet immense domaine en campagne, loin de ses amies, de l'action.
Elle s'amourache d'un jeune londonien de haute société. Elle se rend de plus en
plus souvent en ville pour s'amuser avec ses amies et le voir. Elle y aura même un pied
à terre. Elle y passe parfois 3-4 jours sans revenir vers Tony et son enfant. Sa
présence fait défaut à Tony mais il la laisse à "ses caprices".
Puis le drame: la mort de leur unique enfant de 6 ans qui provoquera la demande en divorce de
Brenda. Tony accepte au début mais s'aperçoit qu'il devra vendre son domaine
adoré étant donné le montant élevé de la pension alimentaire
exigée. Il refuse donc et pour fuir les conséquences de cet
événement il entreprend un long séjour au Brésil.
La fin est merveilleuse : Tony deviendra malade mais un réclusé lui sauvera la vie
et en retour exigera de lui qu'il récite à haute voix les travaux de Dickens
jusqu'à sa mort.
J'ai lu la version originale et c'est avec un humour déchaîné, un point de
vue ironique et très satirique que l'auteur décrit les avatars tragi-comiques d'un
mariage trop conservateur, tellement British, typique des bourgeois anglais des années
40. C'est un exposé sur le déclin moral qu'est la société
moderne. Evelyn Waugh (c'est un homme) crée des situations amusantes et originales.
Mais cela manque de tempo et ce n'est pas vraiment ma cup of tea.
Note : 3.75/5
(Sereine)
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