Eloge des femmes mûres
(Gallimard/Folio, 2006, 298 pages)
Première surprise et de taille à la lecture de ce roman qui est présenté
en quatrième de couverture comme un classique de la littérature
érotique: c'est tout sauf de l'érotisme! C'est même un traité
d'humanité, une sorte d'éducation sentimentale et sexuelle des temps
modernes.
Un vieux prof de philo nous livre ses souvenirs sentimentaux du temps de sa jeunesse où
il ne voyait la passion amoureuse que sous ses relations avec des femmes d'un certain
âge. C'est le récit de son initiation et de la découverte de
lui-même et des autres à travers son expérience des femmes.
Stephen Vizinczey est né en 1933 en Hongrie et il passera son adolescence dans un
pays sous influence soviétique. Il sera marqué par l'insurrection de Budapest
en 1956 et, victime de toutes ces révoltes, contraint à l'exil sous peine de
représailles (suite à la répression stalinienne).
Bien que le récit soit somme toute amusant, il n'est pas à la hauteur des
éloges reçus. Ce n'est finalement qu'une collection de souvenirs au charme
discrètement désuet.
Si je peux me permettre un conseil, lisez-le mais attendez qu'il sorte en poche.
Note : 3/5
(Calou)
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Je suis bien de votre avis... ce livre m'a ennuyée passablement. Un traité
de l'érotisme d'un autre âge. Son succès est-il dû à son sujet?
Note : 2/5
(Ariane, Paris)
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Moi aussi ce livre m'a beaucoup ennuyé, je me demande pourquoi il y avait pour
cet auteur une publicité chaque semaine dans le "Monde des Livres".
Note : 2/5
(Alexandre, 44 ans, Paris)
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Je viens de terminer "l'Eloge des femmes mûres" de Stephen Vizinczey. Ce
n'est sans doute pas un chef-d'oeuvre et le battage médiatique est
exagéré mais cela se lit quand même assez bien. Ce qui me
laisse pantois c'est que quelqu'un puisse un jour avoir l'idée
d'écrire un livre relatant ses aventures amoureuses, comme l'avait fait
Cécile M. C'est tellement triste et sordide! Les hommes n'apprendront pas
grand-chose pour avoir tous vécus l'appel tyrannique et décevant de
la nature, mais les femmes devraient le lire, au moins pour celles qui veulent
comprendre la tragédie que vivent les hommes. Quitte à faire de
même ensuite.
En y regardant de plus près, l'auteur lui-même se pose la question.
Qui va s'intéresser à mes histoires de cul? Personne à
l'évidence répond-t-il, mais je vais quand même faire un livre.
C'est paradoxal! Qu'à titre personnel, pour ses archives intimes, et parce
qu'on oublie tout avec le temps, il paraisse judicieux de noter noir sur blanc les
noms, prénoms et signes distinctifs d'anciens partenaires, de faire une
sorte de tableau de chasse, je le conçois, mais de là à
publier! Ou bien il faudrait aller beaucoup plus loin, le faire beaucoup plus
jeune, pour des aventures plus récentes, avec états civils, les
adresses et les numéros de téléphones, pour créer un joli
désordre.
(Pilou)
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