Le Château des Carpathes (LGF - Livre de Poche, 1976, 240 pages)Une épouvante règne dans un petit village, dans la Transylvanie car
d'étranges phénomènes se manifestent dans un vieux
château abandonné où il ne s'était jamais rien
passé. Le garde-forestier et le docteur décident de monter vers cet
endroit pour voir ce qui s'y passe, normalement ils devraient être
rentrés avant la nuit mais l'aube naissant ils ne sont pas réapparus
et les villageois inquiets décident de faire des recherches et les
retrouvent choqués par ce qu'ils ont vu et ressenti.
Mon avis : Tout d'abord mon résumé s'arrête là car je ne
veux pas dévoiler la fin, mais ce petit roman m'a fascinée parce que
je pensais lire du fantastique jusqu'à la fin et bien non! du fantastique
l'auteur nous pousse doucement vers l'univers des machines du 19ème
siècle et ce qui ne gâte rien il y a aussi du romantisme.
Alors je pose la question, roman fantastique ou science-fiction? Personnellement je
pense qu'on peut le considèrer comme fantastique.
Note : 5/5
(Lalyre)
********** Tout ce qu'il faut pour créer une atmosphère fantastique: un pays de
montagnes, riche en légendes et réputé pour être
peuplé d'êtres surnaturels propres à créer l'effroi
(vampires, striges...), un château isolé, abandonné depuis des
années, et vaguement effrayant. Jusqu'au jour où passe par là
un colporteur qui vend au berger du village une longue-vue. Et le berger
découvre que de la fumée sort de la cheminée de ce
château. Qui peut bien occuper les lieux sinon le diable ou un esprit
maléfique quelconque? Panique au village. Décision est prise
d'envoyer un émissaire sur les lieux. Nic Deck le forestier se porte
volontaire. Il sera accompagné dans cette expédition aventureuse par
l'homme le plus couard du village, le docteur. Malgré la prédiction
funeste d'une voix d'outre-tombe, voilà les deux hommes montant à
l'assaut du mystère...
Il y a en fait deux romans dans ce roman. L'un est presque caricatural: une
caricature du roman fantastique et tous les ingrédients qui le composent:
château isolé, voix mystérieuse, phénomènes
paranormaux, etc... Jules Verne montre avec beaucoup d'ironie deux hommes que tout
opposent et se moque d'eux et de nous. Il sait parfaitement créer une
atmosphère d'angoisse et faire durer le suspense... Puis, dans une
deuxième partie, il nous raconte une toute autre histoire: celle de la
divine Stilla, cantatrice célèbre qui fascine les hommes. Et cette
anecdote n'est pas sans rappeler la Coppélia des Contes d'Hoffman. C'est le
château des Carpathes qui relie les deux versants de l'histoire, le versant
burlesque et le versant lyrique. Mais finalement l'auteur nous dévoile tous
les mystères qui ont tous une explication parfaitement scientifique. Il faut
se défier des superstitions, voilà ce que nous dit Jules Verne. Il
existe toujours une explication rationnelle aux évènements
surprenants et le diable, s'il existe sous l'apparence du mystérieux
Orfanik, n'est rien d'autre qu'un savant fou, thème cher au XIXème
siècle.
Note : 4.5/5
(Papillon)
********** Dès le début, Jules Verne plante le décor. Il nous embarque avec lui au fin fond des Carpathes... le suspense est à son comble on a hâte de savoir la suite, croyances, superstitions...
Mais! ne perdons pas de vue qui est l'auteur. J'étais rapidement à la recherche d'une explication cartésienne des phénomènes...
Pour moi, ça n'est pas un roman fantastique :
D'ailleurs, l'auteur lui-même le dit en première phrase de son roman :
"Cette histoire n'est pas fantastique, elle est romanesque."
Les deux tiers du livre racontent les peurs des villageois qui vivent au pied du château... peurs, superstitions, fausses interprétations, cela s'arrête là. Il n'y a pas pour moi de réel élément fantastique.
Ceci étant, j'ai été agréablement surprise.
J'ai aimé le style, plutôt facile à lire.
Mon exemplaire comportait une foule d'illustrations de Bennett très rétros, qui complètaient très bien l'histoire.
Note : 2.5/5
(Odilette)
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