Un aller simple
(Livre de Poche, 1995, 119 pages)
Aziz est un jeune français de Marseille de 19 ans. Bébé, il a été
volé avec la voiture dans laquelle il dormait, et il fut ensuite élevé
chez les gitans qui l'ont appelé Aziz et lui ont procuré des papiers d'identité
marocains. Arrêté par la police, il passe pour un clandestin marocain, et va alors
être ramené dans son "faux" pays (expulsion en douceur) par un jeune
énarque inexpérimenté et en pleine dépression...
J'ai au début été fort désorientée par le style
d'écriture (langue parlée d'Aziz), puis j'ai "accroché" et j'ai beaucoup
apprécié cette sorte de fable pleine d'humour où deux individus
complètement différents, vont entreprendre un voyage dans le Haut Atlas, en
compagnie d'une jeune guide bordelaise, à la recherche d'un "paradis" imaginaire.
L'auteur y parle tout naturellement, avec réalisme et aussi avec de l'humour et
même de l'ironie, de l'expulsion des immigrants clandestins, des cités gitanes de
Marseille, des voyages organisés (ça m'a beaucoup plu), de la fin de la
sidérurgie en Lorraine. Par contre, j'ai trouvé la fin un peu abrupte et rapide
presque inachevée.
En tout cas, c'est une belle histoire bien agréable à lire.
Note : 4/5
(Chantal)
p.s. Prix Goncourt 1994
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Je crois qu'il est impossible de ne pas s'attacher à Aziz tellement
il est... attachant! On oublie même qu'il ment (en décrivant
son village d'origine imaginaire en s'inspirant d'une légende),
qu'il vole (des autoradios) et oh! ma foi! qu'il est en situation
irrégulière en France (né en France de parents inconnus,
élevé chez les Tsiganes avec de faux papiers marocains). On
retient surtout qu'il aime l'école, qu'il aime apprendre et qu'il
est capable de beaucoup d'empathie et d'amitié.
1994 fut une bonne année pour le Goncourt. Un aller simple est
à la fois loufoque et émouvant. Ce roman se dévore
rapidement.
Note : 4/5
(MarieProze)
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J'avais choisi ce livre dans ma biblio parce que j'avais envie de lire quelque chose
de léger, et bien s'il est vrai que cela démarre de manière
assez rigolote (le métier d'Aziz est "voleur d'autoradio"!; ses relations
épisodiques avec Lila, sa fiancée - tout cela raconté dans le
langage fleuri des "Marseillais" immigrés), au fil des pages, j'ai bien
changé d'avis. C'est une histoire drôle et émouvante, d'un
homme à la recherche de son passé (qu'on l'oblige à retrouver
alors qu'il n'en a aucun souvenir) et d'une amitié entre deux hommes qui
semblait impossible.
Un bon moment de lecture.
Note : 4/5
(Clochette)
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