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Henri Troyat
Maupassant
(Flammarion, 1992, 284 pages)
Encore une biographie qui se lit facilement; Troyat reste encore tout près
de ses sources : les journaux, les auteurs de l'époque tels que Flaubert,
les Goncourts et Zola, et les lettres de Maupassant. D'où une
prolifération de détails, concentrés surtout sur les
relations sexuelles de Maupassant, qui était connu pour courtiser et de
prendre si possible toute femme qui s'approchait de lui et qui a écrit aussi
quelques pièces pornographiques. Cela se prête peur-être à des
recherches intéressantes pour le biographe, mais cela devient ennuyeux pour
le lecteur davantage intéressé à la littérature. Et
heureusement, Troyat donne davantage de place à la Normandie et aux
écrits de Maupassant, dont il place les romans et nombre de nouvelles dans le
contexte de la vie de Maupassant, homme qui aime en plus des femmes du bas-monde
l'eau, les finances et le grand monde. Il y a toujours des citations, mais
pas autant que dans la biographie de Flaubert.
Ce que je dirais des trois biographies lues de Troyat, c'est qu'il semble
vouloir confronter le lecteur avec une prolifération de détails,
assez dans l'ordre chronologique, mais en quantité indigeste sans
approfondir et avec une tendace à des vulgarités qui ternisent la
qualité de ses écrits assez expressifs et pas dénués de
sensibilité.
Note : 3,5/5
(gallomaniac)
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Aliocha,
Flaubert,
La ballerine de Saint-Pétersbourg,
La case de l'oncle Sam,
La dérision,
L'affaire Crémonnière,
La Lumière des justes,
La neige en deuil,
La pierre, la feuille et les ciseaux,
L'araigne,
Les Semailles et les Moissons / la série,
Tome I,
Tome II / Amélie,
Tome III / La Grive,
Tome IV / Tendre et violente Elisabeth,
Tome V / La rencontre,
L'étage des bouffons,
Marina Tsvetaeva,
Maupassant,
Namouna ou la chaleur animale,
Pierre le Grand,
Raspoutine,
Terribles tsarines,
Un si long chemin,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Youri
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Henri Troyat naquit à Moscou, le 1er novembre 1911. Au moment de la
révolution, son père, qui occupait une situation en vue dans le
commerce, fut obligé de s'enfuir, et toute la famille entreprit un long
exode qui le mena, tout enfant, de Moscou au Caucase (où ses parents
possédaient une vaste propriété), du Caucase en Crimée,
puis, par la mer Noire, à Constantinople, à Venise et enfin à
Paris, où il arriva en 1920. Il fit toutes ses études en France, au
lycée Pasteur, à Neuilly. Licencié en droit, il devint
rédacteur à la préfecture de la Seine.
Entre-temps, ayant été naturalisé français, il partit
pour accomplir son service militaire à Metz. Il se trouvait encore sous
l'uniforme quand fut publié son premier roman, "Faux jour". Ce livre obtint,
en 1935, le Prix du Roman populiste.
Rendu à la vie civile, il entra à la préfecture de la Seine,
au service des Budgets. Le temps que lui laissaient ses occupations
administratives, il l'employait à écrire. Coup sur coup parurent en
librairie : "Le Vivier", "Grandeur nature", "La Clef de voûte". En 1938, le
prix Max Barthou, décerné par l'Académie française, couronna
l'ensemble de son oeuvre. Cette même année, son nouveau roman,
"L'Araignée", reçut le prix Goncourt. Démobilisé en
1940, il se consacre entièrement à la littérature. Grand prix
littéraire du Prince Pierre de Monaco (1952).
Il a été élu à l'Académie française le 21 mai
1959, au fauteuil de Claude Farrère (28e fauteuil).
Mort le 2 mars 2007 à Paris.
source : http://www.academie-francaise.fr
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