Les Cosaques (Gallimard/Folio, 1976, 304 pages)
Pour rédiger ce roman, Léon Tolstoï s'est inspiré d'une
période de sa vie. Il raconte le service militaire d'un jeune aristocrate
russe, Olenine, qui part servir aux limites de l'empire, au Caucase. Des guerriers
tchétchènes menaçaient alors les frontières, des troupes
occupaient cette région en permanence (cette région est encore
aujourd'hui le théâtre d'affrontements). Il établit ses
quartiers dans une maison d'un village cosaque. Au contact de ces gens rustres mais
bons, le soldat russe découvre un nouveau sens à sa vie. L'existence
de farniente qu'il menait, comme tout aristocrate moscovite, dans les clubs ne lui
apparaît plus que futilité. Olenine découvre les plaisirs d'une
vie simple de nature, de beuveries et de viriles camaraderies. La vie des soldats
cosaques l'inspire, et il passe ses journées à chasser, l'esprit
libre de toute préoccupation. Une femme viendra toutefois troubler son
coeur... et sa tranquilité, car elle est déjà promise à
un autre homme.
À prime abord, le sujet de ce livre me rebutait. Néanmoins, comme
Tolstoï m'avait déjà bouleversé à plus d'une
reprise cette année, j'ai plongé dans cette oeuvre. Fidèle
à son habitude, l'écriture de Tolstoï m'a accroché et
j'ai dévoré ce petit livre, malgré qu'il ne raconte, en fin de
compte, que l'histoire déjà entendue d'un triangle amoureux. Bien
qu'intéressante, ce n'est cependant pas l'intrigue qui fascine le plus dans
ce roman, mais la description par Tolstoï de la vie dans ce coin de pays. De
plus, l'auteur en profite pour critiquer la vie métropolitaine de ses
semblables (et ainsi la sienne), un thème récurrent dans ses oeuvres.
Est-ce que le sens de la vie se trouve dans le retour aux valeurs traditionnelles
de chasse et d'exploitation de la terre? La réponse n'est pas si simple...
Je n'ai découvert Tolstoï que cette année, mais c'est un coup de
foudre! La note de ce livre-ci a un peu baissé, car j'ai fini par trouver
un peu longuettes toutes les descriptions des détails du pays, tels les
stanitsa, kiziak et tchouviak.
Note : 5/5 (Le-réaliste-romantique)
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