Hadji Mourat
(Gallimard/Folio, 2004, 272 pages)
27 octobre 2006
Ce court roman posthume de Tolstoï revient sur les lieux d'un de ses premiers
écrits publiés, mais alors que "Les Cosaques" racontait avec bonhomie les
joyeuses aventures d'un citadin en service dans cette contrée de gens
vrais, simples et proches de la nature, Hadji Mourat est l'oeuvre d'un Tolstoï en
fin de vie, mystique et critique. Il jette un oeil ô combien différent sur
l'intervention russe dans cette région (il s'agit de la
Tchétchénie et des alentours). Comme dans "La guerre et la paix", la
guerre est une horreur incontrôlable. Les coups de main entraînent
représailles et atrocités. Le livre est divisé en courts
chapitres, chacun, ce qui rappelle "La guerre et la paix", présente le point
de vue d'un personnage différent. Souvent ces personnages n'apparaissent
que le temps d'un chapitre pour ne jamais revenir, ce qui empêche de s'y
attacher, mais le procédé offre l'avantage de montrer
différents aspects de la situation.
Hadji Mourat est un chef de clan rebelle qui s'est retourné contre les
Russes suite à une trahison. Il est de nouveau victime de trahison, alors il
doit revenir vers les Russes pour sauver sa peau. Toutefois, ses proches sont
retenus en otages.
Note : 3.5/5
(le réaliste-romantique)
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