Anna Karénine
(Gallimard/Folio, 1994, 928 pages)
J'ai enfin fini les 985 pages de ce livre dont je vous passe le résumé car je
pense que tout le monde connait l'histoire de ce classique des classiques!
Dans ce livre j'ai apprécié l'écriture que j'ai trouvé "fini",
"douce", "précise".
Avant de lire le livre j'ai vu le film (le tout dernier avec Sophie Marceau), c'est
d'ailleurs ce film qui m'a incitée à lire le livre que je me suis
empressée d'acheter.
Peut-être est-ce pour cela que je suis un peu dépitée par le livre. Dans
le film le personnage d'Anna est le personnage principal. Dans le livre il en est tout
autrement. Mais même sans prendre en compte le film, je regrette l'importance que
prend dans le livre le personnage de Lévine. D'ailleurs "Lévine" aurait très
bien pu être le titre du livre!!! De plus les problèmes d'agriculture et de
chasse de Lévine sont extrêmement lassants. Ces chapitres là à
mon humble avis n'ont pas lieu d'être, ainsi que les considérations de
Lévine sur la vie, la mort, son instinct paternel à la fin du livre.
Après ce qui est arrivé à Anna, ces considérations
là sont malvenues.
J'ai l'impression tout au long du livre que l'auteur n'aime pas Anna.
Ma déception vient du fait que j'aurais voulu qu'Anna soit vraiment le personnage
principal du livre, j'aurai préféré que Tolstoï la traite avec
plus de respect, que la fin du livre soit cloturée par la "fin" d'Anna.
Au lieu de cela, Tolstoï représente le désespoir et la fin tragique
d'Anna comme un fait mineur, par contre Tolstoï nous montre que le fait que
Lévine, ne veuille plus se donner la mort, qu'il voit la vie d'un autre oeil, et
qu'il ressente enfin un amour paternel pour son enfant alors là oui pour l'auteur
cela est majeur!
Très décevant...
Note : 3.5/5
(Philaera, France)
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Il est vrai qu'en lisant le titre de l'oeuvre: "Anna Karénine", il ne m'a pas
effleuré l'esprit que cette dernière ne puisse être que le personnage
central autour duquel évoluent les personnages principaux. En effet, le
récit de la passion d'Anna avec Vronskï, pour qui elle sacrifiera mari,
enfant et honneur, ne constitue qu'une partie, cependant essentielle, de l'oeuvre.
Je ne compte pas résumer les événements du livre, qui selon moi ne
sont nécessaires qu'au cheminement des pensées et raisonnements des
personnages, eux-mêmes essence de l'oeuvre.
Maintenant j'encourage chacun à lire personnellement cette oeuvre et
surtout à la méditer. Ceux qui cherchent un roman léger,
superficiel, et rieur, s'abstenir. Cette oeuvre pour moi est riche en réflexion,
elle m'a beaucoup apportée. Merci Tolstoï.
Note : 4.5/5
(Anne, Pernes/France)
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Ce livre, que j'ai trouvé splendide et que j'ai très vite lu, est en fait le
portrait de la société russe de l'époque de Tolstoï. Effectivement,
si vous avez adoré le film, vous n'aimerez peut-être pas le livre, car Anna n'est qu'une
facette de toute cette société. Elle n'est donc pas le personnage principal, il
y en a plusieurs que l'on suit tout au long de leur histoire, ce qui ne rend le
récit que plus palpitant.
Le personnage de Lévine est, à mon avis le personnage le plus proche de Tolstoï,
et c'est d'ailleurs lui qui introduit le plus de sujets "de société",
visiblement chers à l'auteur.
En résumé, pour moi ce roman est incroyable: on a vraiment l'impression de lire
une histoire vraie, tant les personnages sont pleins de vie, tout en abordant de
nombreux sujets essentiels (la vie, la mort, la naissance, l'honneur et bien sûr
l'amour).
A lire sans hésiter!
Note : 5/5
(Louise, Lausanne/Suisse)
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Je trouve que c'est un roman trop long et très lassant. J'ai lu 500
pages et je n'ai pas pu continuer, je trouve que c'est trop long.
Je ne dis pas que c'est une mauvaise histoire mais au contraire, c'est une très
belle histoire "d'une femme qui quitte son mari pour un amant." Je résume ce
livre en cette phrase précédente. Mais il y a trop trop trop trop trop de
détails.
Note : 3/5
(Soumi, Belgique)
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Livre magnifique, un peu difficile à lire, peut-être. Histoire
magique.
Note : 4.5/5
(Maëva, Namur/Belgique)
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Ce roman, c'est bien loin d'être juste l'histoire d'Anna et de Vronsky,
histoire d'adultère qui finit mal et que tout le monde connaît. En
fait, c'est surtout un superbe tableau de la société russe du
19è siècle qui suit la vie de deux couples et de deux amours : Anna et
Vronsky qui ont une vie de luxe, de sorties et de plaisirs, Lévine et Kitty
qui vont s'établir à la campagne et mener une vie stable, faite de
labeur, et en contact permanent avec la nature.
Suivant tantôt un couple, tantôt l'autre, ou suivant la vie d'Oblonski,
le frère d'Anna et le beau-frère de Kitty, qui permet la liaison
entre les deux histoires parallèles, le lecteur est plongé
complètement dans la vie de l'époque. L'écriture profonde,
érudite et en même temps si coulante de Tolstoï nous
entraîne à la suite de ses personnages, nous les fait aimer, nous
plonge dans leurs quotidiens, leurs gestes, leurs pensées les plus intimes.
Tolstoï nous immerge dans leurs tourments, leurs questionnements
intérieurs : notamment ceux d'Anna juste avant son suicide, ceux de
Lévine à la mort de son frère ou lors de la naissance de son
enfant... On y est, on les comprend, on le vit. Bien sûr, Tolstoï oppose
la vie de Lévine, très morale, conservatrice, en recherche de foi,
très rurale, (qui est la sienne propre) à celle d'Anna
hédoniste, infidèle, incroyante, mais il y a une telle profondeur
dans ses réflexions, que le lecteur lui-même se pose toutes ces
questions sur le sens et les mystères de la vie, sur l'amour, sur
l'incroyance ou sur la foi, et fait la propre recherche de sa
Vérité.
Et puis, il y a tout le côté social qui y est décrit : la vie
de la noblesse russe, les bals, la cour, l'éducation des enfants, les
conventions sociales, le mariage... toute la vie à la campagne, des
descriptions sublimes des travaux des champs (ah, cette fenaison!), de la chasse,
des progrès agricoles, les fonctionnements politiques, les prémices
du socialisme...
Je l'ai savouré ce livre, il m'a captivée, quelquefois
émerveillée, émue. Plus j'avançais dans le livre, plus
je l'appréciais. Tolstoï est vraiment un très, très
grand écrivain russe. Il faut le lire au moins une fois dans sa vie.
Et laissez tomber le film, ça n'a rien à voir!
Note : 5/5
(Chantal)
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Anna Karénine est l'épouse d'Alexis Karénine, un haut
fonctionnaire. Lors d'une visite à Moscou, elle rencontre l'officier Vronski
dont elle tombe follement amoureuse. Au début elle tente de combattre la
passion qui la dévore mais commet rapidement l'irréparable.
Parallèlement à cette histoire, Tolstoï brosse aussi le portrait
de Kitty et Lévine et Daria et Oblonski. Par eux, on voit l'évolution
progressive des moeurs (libertinage, droit de vote, révolution agraire,
émancipation de la femme). On comprend que l'intrusion de ces idées
menace l'ordre établi.
Commentaires : Les relations humaines m'ont vraiment plu. J'ai suivi avec un
réel plaisir les discussions entre les personnages, leurs échanges,
les interdits, les non-dits...
Cependant certains éléments m'ont dérangés dans la
lecture. Comme d'autres l'ont soulevé avant moi, j'ai trouvé que
certains épisodes étaient longs et auraient gagné à
être abrégés (on n'a qu'à penser aux réflexions
philosophiques de Lévine en fin de roman). De plus, j'ai trouvé
agaçant la dichotomie entre le mal et le bien. Le mal,
représenté par le couple d'Anna Karénine et de Vronski,
était présent tout au long du roman sans jouer de rôle positif.
Leur amour "extra-conjugal" semble leur apporter bien peu si ce n'est que des
soucis : elle est privée de son fils, obtient difficilement le divorce, le
couple n'est plus accepté dans la haute-société. Cela se solde
même par le suicide d'Anna, c'est beaucoup dire! À l'inverse, Kitty
et Lévine vivent un amour sans grande passion mais à
l'intérieur des liens du mariage. Ils résident en campagne, ils
vivent une vie rangée sans problèmes apparents. Ils
représentent la stabilité du lien du mariage et de l'ancien
système...
Je suis consciente que cela exprime les vues de l'auteur sur l'amour et les
nouvelles idées des lumières mais j'ai trouvé que la morale
était lassante à la longue.
À lire pour les relations interpersonnelles et si vous vous
intéressez aux changements dans la société.
Note : 3.5/5
(Symphonium)
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Difficile de faire une critique après tous les excellents commentaires des
rats qui l'ont lu avant moi. Je dirais juste simplement que j'ai aimé ce
livre, je l'ai lu avec plaisir, parfois avec un peu de difficulté à
cause de certaines longueurs mais l'intérêt n'a jamais faibli.
J'ai été très surprise du fait qu'Anna ne soit pas le
personnage principal du roman et de la place prépondérante de
Lévine. Je m'attendais vraiment à ce qu'elle soit le coeur du roman
mais en réalité, ce n'est pas le cas du tout, en finissant le livre,
on a plutôt l'impression que c'est Lévine le héros.
Malgré ça, j'ai suivi avec intérêt les deux histoires
d'amour : d'une part, celle de Vronski et d'Anna, passion violente mais
destructrice et d'autre part, celle de Lévine et Kitty, plus posée
mais aussi profonde. Je trouve que Tolstoï a un incroyable talent pour
décrire les émotions et mettre en place une ambiance. En lisant,
j'avais vraiment l'impression de ressentir ce que ressentaient les personnages.
Par contre, je dois avouer que parfois, les réflexions politiques et
philosophiques m'ont un peu ennuyée mais c'est peut-être par manque
de connaissance de ma part.
Bref, un classique qui parle d'amour mais pas seulement et qui mérite d'être
découvert, si on se sent d'attaque à lire les presque 1000 pages de
ce roman.
Note : 4/5
(Lyreek)
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