Au dieu inconnu
(Gallimard/Folio, 1980, 312 pages)
Résumé : Joseph Wayne quitte son père, traverse une partie des
Etats-Unis et arrive en Californie où la terre est d'excellente
qualité et la Nature d'une vitalité débordante. Là, sur
cette terre encore insoumise, Joseph décide qu'il sera fermier. Bientôt
rejoint par ses frères, Thomas, Burton et Benjamin, la famille qui
s'agrandira au rythme des mariages et des naissances, développera une
exploitation agricole de plus en plus importante... Un danger guette cependant
cette réussite à taille humaine. Cette Nature rebelle et que Joseph
aime tant décide d'une immense et longue sécheresse. Elle emportera,
ainsi, dans la mort ou dans l'exil, bêtes et pauvres gens. Seul, tel un
veilleur, Joseph épuisé au bout de lui-même attendra le bon
vouloir de cette Nature pour qu'elle lui accorde enfin la pluie.
Avis : John Steinbeck évoque dans ce roman les difficultés des
pionniers au début du XXe siècle. Pour ces fermiers tout est encore
à construire dans un mélange de courage et d'exaltation. L'auteur,
nous propose également, au travers de tous ses personnages
évoqués, une sorte de visage assez caractéristique de
l'Amérique profonde de cette époque. La bible accompagne l'aventure
de cette famille. Burton, l'un des frères, est le plus zélé
en la matière et participera exalté à un camp religieux.
Parangon de vertu, il sera sans doute l'un des acteurs qui mènera ses
frères à la ruine... Mais ne comptez pas ici sur moi pour vous en
dévoiler la raison.
Quant à Joseph, il développe une vision complètement
panthéiste de cette nature qui l'entoure et avec laquelle il finira par
faire corps...
C'est un bon roman de Steinbeck qui ne nous avait pas habitués, cependant,
à autant de mysticisme, ce qui peut être assez déconcertant mais
rassurez-vous l'évocation des paysages californiens est toujours aussi
poétique.
Note : 4/5
(Danslapoche14)
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