Agnès
(Christian Bourgois, 2000, 177 pages)
Une histoire d'amour étrange entre deux êtres aux antipodes: un homme terre à
terre et sentimental est amoureux d'une femme sensible mais qui se perd dans de surprenantes
idées métaphysiques. L'annonce de l'arrivée d'un bébé non
prévu perturbe ce couple fragile qui se sépare puis se renoue dans le drame.
En parallèle, une lubie qui vient d'elle: raconter, écrire leur histoire. Cela
débute comme un jeu, puis, peu à peu, la fiction s'immisce dans leur vie jusqu'à
prendre le pas sur la réalité...
Très beau parallèle entre réalité et fiction, mais n'y a-t-il pas
danger quand la vie se calque sur les rêves?
Premier roman qui a obtenu le Rauriser Literaturpreis en 1998.
Note : 3.5/5
(Calou)
********** La vie n'est pas une fiction
Premier roman de cet auteur. C'est également une première pour moi. Je ne suis pas spécialement emballé; une incursion dans la littérature de langue allemande pas réellement réussie. Je lirai "Verglas" pour ne pas rester sur une mauvaise opinion.
Il est Suisse, écrivain et vit à Chicago, elle, Agnès est Américaine et étudiante, ce n'est pas le coup de foudre, mais ils s'installent ensemble. Elle lui demande d'écrire leur histoire, mais la narration s'éloigne de la vie quotidienne. Agnès est enceinte, lui ne voulant pas d'enfant, ils se séparent. Cette enfant ne naîtra pas, mais elle deviendra Margaret dans les écrits familiaux, brouillant la perception du couple qui revit ensemble.
Agnès est une Américaine moyenne, plutôt naïve. Mais une femme incompréhensive, d'une méticulosité souvent maladive. L'homme est aussi banal, il écrit sur les cigares ou sur les trains de luxe. Cela l'amènera à faire la connaissance de la fille de la famille Pullmann, avec qui il aura une aventure, seule chose de non conventionnelle de sa vie. Une histoire banale, sans rebondissement, des personnages pour lesquels je n'ai éprouvé aucune sympathie ni émotion.
C'est bien écrit, c'est court, donc vite lu et sûrement vite oublié.
Note : 2.5/5
(Eireann)
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