Une journée d'Ivan Denissovitch
(Pocket, 1980, 726 pages)
Mon avis: Encore une merveille au niveau de la qualité du témoignage et de la
réflexion; une vision à la fois précise et large, une pensée qui
s'enrichit et se ramifie sans cesse tout en restant fidèle...
Un livre noir, c'est le sujet qui l'exige, mais non dénué d'espoir.
Résumé: Quelque part en Sibérie... une belle journée d'hiver: -28°
le matin, -18° au meilleur de la journée... un goulag et des zeks (ce sont les
détenus), une nouvelle journée va s'ajouter aux précédentes.
Peu savent pourquoi ils sont là! et pour combien de temps? certains dix ans, d'autres
vingt-cinq ans... de toute façon c'est écrit sur de l'eau!
Choukhov, prisonnier des allemands a réussi à s'évader, il sera accusé
de mission d'espionnage! personne ne sait quelle est la mission, mais ça ne fait rien,
mission suffit! ça fait dix ans! Un autre a donné du lait à des vagabonds:
là c'est vingt-cinq ans, un troisième est baptiste: vingt-cinq ans!
De toute façon, comme dit l'un: "les motifs et les durées des peines sont
écrites sur de l'eau!"
A lire impérativement... si le sujet ne vous rebute pas!
Note : 5/5 (livre exceptionnel)
(Nimbus)
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Ce livre ne se limite pas au portrait d'un prisonnier soviétique, mais c'est avant tout
le système concentrationnaire du goulag. Soljenitsyne enfonce le clou, confère
au récit une résonnance tragique. Il emploie des descriptions simples pour
décrire une situation délicate. L'écriture en continu en force la lecture
ininterrompue comme pour nous faire sentir le calvaire ininterrompu.
Ce roman ouvre les yeux sur une réalité qui a été cachée par
l'histoire. Cet ouvrage brillamment écrit pousse à la réflexion sur bien
des points.
Note : 4.5/5
(Sereine)
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Ce livre raconte l'histoire d'une journée dans un goulag, l'hiver. Il est
raconté à la troisième personne, et le narrateur se concentre
sur Ivan Denissovitch. On voit le réveil, à cinq heures du matin, les
repas, clairement insuffisants, le travail, dans le froid. On découvre
toute l'absurdité des condamnations, l'arbitraire des sentences.
Ce livre est court et se lit facilement. Au début, j'ai eu un peu de
difficulté à entrer dans l'histoire, j'avais plus l'impression de
lire un documentaire qu'un roman. Mais on s'habitue ensuite à
l'écriture particulière de ce livre.
C'est une lecture nécessaire pour comprendre ce que le régime
soviétique a fait vivre a des milliers (dizaines de milliers? centaines de
milliers?) d'hommes.
Note : 4/5
(Houppelande)
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