La maison de Matriona
(Recueil de trois nouvelles, Julliard, 1970)
La maison de Matriona
Nouvelle d'une soixantaine de pages, qui donne son titre à un recueil qui en comporte
deux autres. L'inspiration est nettement autobiographique.
Eté 1953, de retour d'exil, l'auteur sans attache et sans le sous, trouve un petit
emploi de prof de math. Une vieille femme, Matriona accepte de l'héberger, plus pour lui
rendre service qu'autre chose. L'auteur nous raconte la vie misérable de Matriona, et le
terme accidentel de sa vie: la brave femme encaisse tous les travers et n'agit que pour aider
son prochain.
Les derniers mots du texte: "...elle n'avait pas accumulé d'avoir pour le jour de sa
mort. Une chèvre blanc sale, un chat bancal, des ficus... Et nous tous qui vivions à
ses côtés, n'avions pas compris qu'elle était ce juste dont parle le
proverbe et sans lequel il n'est village qui tienne. Ni ville. Ni notre terre entière."
Mon avis: Magnifique!
Note : 4.5/5
L'inconnu de la Krétchétovska
Au cours de la seconde guerre mondiale, une gare de triage pour voyageurs et marchandises.
Adjoint au commissaire de la gare, le lieutenant Zotov essaie de mettre un peu d'ordre dans un
chaos endémique: il faut gérer un convoi de pelles, un convoi de chevaux, des
militaires ex-encerclés, des civils déplacés, un convoi de farine.
Zotov est un humaniste, mais il est aussi fortement endoctriné et conditionné par
le régime! Le récit se termine lorsqu'il prend une décision malheureuse!
Encore un magnifique témoignage, limpide et précis.
Note : 4.5/5
Pour le bien de la cause
Le sujet de ce dernier récit est d'une qualité nettement inférieure! Un
établissement d'enseignement voit son avenir fortement contrarié par une
décision politique: la grandeur et la puissance du parti passe avant l'éducation
des jeunes! Rien de bien intéressant.
Note : 2.5/5
(Nimbus)
|