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Gilbert Sinoué

L'enfant de Bruges
(Gallimard/folio, 2001)

Bruges, 1441. Arborant un air mystérieux, l'index posé sur les lèvres, Jan Van Eyck avait chuchoté: Petit, il faut savoir se taire, surtout si l'on sait. À travers les brumes de Flandre et la luminosité éclatante de la Toscane, un enfant de treize ans va se retrouver confronté à une effroyable conspiration. Pourquoi veut-on sa mort? Que sait-il qu'il n'aurait jamais dû connaître? Pour quelle raison des peintres de génie, des apprentis, des orfèvres, des penseurs, des architectes sont-ils la cible de meurtriers invisibles? Quels sont les fils mystérieux qui les relient entre eux et les tirent au bord de l'abîme?

Le problème avec Sinoué, c'est qu'une fois que l'on a lu son excellentissime Le livre de Saphir, on attend énormément de lui. D'où un risque élevé de déception. Je ne peux pas dire que ce livre est réellement une déception mais j'en attendais beaucoup plus et la fin m'a vraiment déçue. C'est une gentille histoire mêlant faits historiques, art, religion et politique, un bon roman de divertissement. Le mélange en soi est intéressant. Cela dit le personnage principal ne m'a pas semblé très attachant (mais sa relation avec son père est émouvante) et du coup j'ai reporté toutes mes espérances sur le Secret et les raisons de ces intrigues. De même j'ai trouvé que l'auteur ne mettait pas assez l'accent sur la rivalité entre Bruges et Florence. L'ensemble m'a paru à la fois très accessible et lisible mais aussi confus sur la fin qui est trop précipitée.

Une lecture facile, idéale pour les vacances.

Note : 2.5/5
(Flo)
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C'est un livre qui donne, de façon romancée, une certaine explication sur la manière dont la peinture à l'huile a pu être introduite en Italie. Le secret de Van Eyck qui avait découvert l'art de mélanger les couleurs et de faire une peinture qui ne craquelait pas, avec un vernis sublime et des couleurs vives. J'ai lu plusieurs livres sur le sujet, celui là n'est certainement pas le meilleur. Tentative de faire une intrigue policière pas très réussie mais ça se lit bien tout de même.

Note : 3/5
(Toutatis)
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J'aurais pu, comme par le passé me contenter de lire ce roman, en parler un peu à gauche et à droite sans plus. Mais comme vous m'apprenez à lire "autrement", je vous rapporte ici mes impressions.

Gilbert Sinoué m'a guidé au travers de ce roman dans le monde de l'art du début de la Renaissance. Façon très agréable de naviguer dans l'histoire de l'art, car, si quelques personnages comme Jan (fils adoptif de Jan Van Eyck) et fil conducteur du roman est purement fictif, d'autres sont bien réels. Je ne sais si les complots, dont sont victimes les artistes de l'époque sont vrais mais ils sont plausibles.

Ce que m'a apporté cette lecture? Elle m'a fait faire des recherches dans des encyclopédies. J'ai vérifié l'exactitude des faits et noms en ce qui concernent les artistes cités et leur influence dans le monde de l'art.

En conclusion: j'ai beaucoup appris, j'ai fait des annotations, souligné des phrases. Si d'aventure il vous venait l'envie de le lire, j'espère que comme moi vous vous sentirez un peu plus riche.

Note : 4.5/5
(Marie)
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Lecture facile et agréable j'aime beaucoup cet auteur mis à part "Les silences de Dieu" que j'ai moins aimé.

La relation entre Jan et son père est émouvante. L'intrigue n'est dévoilée vraiment qu'à la fin. J'y ai appris pas mal de mots que je ne connaissais pas (tel que béguine, lansquenet...) et j'ai découvert également deux peintres Jan Van Eyck et Antonello da Messina ainsi que l'origine de la peinture à l'huile. Ce livre a su m'apporter ce que je recherche à travers la lecture c'est-à-dire du plaisir et un peu de culture.

Note : 4/5
(Bonogirl-U2)
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1441, Bruges, une série d'assassinat touche les disciples du célèbre Van Eyck... A la mort (naturelle) du maître, son fils adoptif Jan est lui aussi la cible d'aggressions... Quel secret si dangereux justifie tous ces meurtres?

A l'aube de la Renaissance, on se heurte à l'obscurantisme... Voilà surtout le propos du livre, mais on y cotoie tous les grands artistes de l'époque et leurs mécènes, la description de leurs oeuvres fait voyager... Une belle écriture, un contexte passionnant et une énigme qui donne envie de finir le livre bien vite! si le propos n'est pas aussi "sérieux" que celui du "Livre de Saphir", la documentation est là et l'histoire tout aussi passionnante... A lire!!!

Note : 4,5/5
(Doriane)
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Je dois dire d'emblée que j'ai, dès le départ, un faible pour les histoires se déroulant dans le milieu des arts au début de la Renaissance. Et c'est bien de cette transition historique dont il est question dans ce roman. L'histoire n'est que prétexte à nous décrire le bouillonnement d'idées et de créations qui caractérisent cette époque. Bien sûr, tout changement, tout progrès ne peut être bien accepté par tout le monde. Il restera toujours des gens pour qui le changement demeure effrayant, pour qui la tradition et les anciennes croyances prévaudront toujours.

L'écriture de Sinoué, simple et claire, ne nous accable pas de détails même si quelques fois je lui ai trouvé un côté un peu doctoral. Évidemment, il ne nous décrit pas les personnages en profondeur et la psychologie est quasi inexistante, mais je ne pense pas que le but du roman était de nous émouvoir. Bref, j'ai trouvé ce petit roman policier à trame historique très divertissant et je me suis précipitée sur un bouquin traitant de l'oeuvre et de la vie de Van Eyck dès la fin du roman!

Citations :

"Les contradictions ne sont bien que des apparences. Si nous avions la sagesse de prendre du recul, les conflits nous apparaîtraient sous un autre angle et l'homme mettrait fin à ses divisions stériles." (p. 54-55)

""Je suis parce que tu me regardes." Si l'on cesse de poser son regard sur l'autre, on le tue. Ignorer le reste du monde, c'est le priver du droit à la vie." (p. 57)

Note : 4,5/5
(Philcabzi5)
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A Bruges, le jeune Jan a été adopté par Jan Van Eyck et est devenu son apprenti. Mais une série de meurtres va bouleverser la vie du jeune garçon, tous ont un rapport avec le Maître de la peinture flamande mais également l'imprimerie.

Un roman qui se lit, mais pour lequel je n'ai pas d'intérêt particulier. Une petite lecture sympathique sur l'époque de la pré-Renaissance, les nouvelles découvertes en matière d'art ou de technique de l'époque, et l'intégrisme religieux. Le problème vient que le danger que peut courir le jeune Jan ne m'a pas passionnée ou fait frémir. En réalité, aucun personnage ne m'a intéressée. Et ce qui m'agace de plus en plus dans certains romans historiques comme celui-ci c'est qu'au moindre prétexte, un auteur vous sort son article encyclopédique sur tel aspect de la vie à l'époque en plein milieu de l'intrigue. A la limite, une note en bas de page me conviendrait mieux. Et enfin quant au pourquoi du comment toutes ces morts violentes, je ne dirais qu'une chose : tout ça pour ça! Ce n'est pas un mauvais roman en soi, juste qu'en matière de roman historique, j'ai lu mieux ou du moins qui me plaît davantage.

Note : 2,5/5
(Chimère)
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Jan Van Eyck, célèbre peintre flamand vivant à Bruges, a trouvé un jour devant sa porte, un bébé qu'il a adopté, prénommé Jan et qu'il élève avec ses deux autres fils. Au début du récit, Jan a treize ans et est devenu l'apprenti du grand peintre qui l'éduque et lui apprend notamment la technique de la peinture à l'huile. Deux peintres, anciens disciples de Van Eyck, vont alors tour à tour être assassinés. Puis Van Eyck va mourir subitement. Et Jan va être plongé au coeur d'une conspiration et échapper plusieurs fois à la mort. Qui veut le tuer? Qui veut se débarrasser de tant de peintres, orfèvres, artistes, à Bruges ou à Florence?

Je ne suis guère enthousiaste. J'ai eu bien du mal à me sentir présente à cette époque : la langue utilisée dans ce roman me semblait bien loin de celle de l'époque (ce que j'avais tellement apprécié dans "Je, François Villon" de Jean Teulé). L'intrigue m'a paru bien mince et surtout guère mystérieuse (le thème de l'obscurantisme étant traité bien mieux dans d'autres livres, notamment "L'oeuvre au noir" et le célèbre Zénon de Bruges de Marguerite Yourcenar). J'ai eu une impression de légèreté, d'effleurement de plusieurs thèmes (Bruges, la peinture flamande, les découvertes maritimes, Florence, Venise...) sans véritable profondeur. Après avoir lu les livres de Tirtiaux, Teulé ou Yourcenar que j'ai beaucoup aimés, j'ai terminé ce livre plutôt déçue, j'en attendais bien mieux!

Cela reste une lecture agréable et facile, mais sans plus.

Note : 3,25/5
(Chantal)
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A Bruges, en 1441, Jan, fils adoptif du grand peintre Van Eyck apprend auprès de lui tous les rudiments de la peinture. Mais des assassinats aux quatre coins de l'Europe et qui semblent viser tous les grands artistes de l'époque viennent troubler la quiétude de ce jeune adolescent, surtout lorsque celui-ci se trouve visé à son tour...

Autant le dire de suite : je n'étais pas particulièrement emballée en démarrant ma lecture de ce roman. Et bien, ma foi, j'avais tort puisque je me suis retrouvée rapidement plongée dans l'intrigue menée habilement par M. Sinoué. Moi qui lis plutôpt rarement des romans historiques, j'ai suivi avec grand intérêt les aventures de Jan et d'Idelsbad, en proie à des dangers mystérieux et qui les emmènent de Bruges à la Florence des Médicis.

Evidemment, on est bien loin de la "grande littérature". C'est vrai que les personnages sont loin d'être fouillés même si je n'irai pas jusqu'à les considérer comme simplistes. De même, le coup de théatre final n'est peut-être pas aussi impressionnant qu'on aurait pu le croire après avoir lu les 400 pages du récit. Mais j'ai trouvé que Gilbert Sinoué s'était plutôt bien débrouillé avec "L'enfant de Bruges" et avait offert ici une sorte de grand roman populaire. Et puis, surtout, l'auteur a réussi ici ce que la "grande littérature" n'arrive pas toujours à bien faire : me divertir.

Note : 4/5
(Liza_Lou)
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J'avais apprécié "Le livre de Saphir", ouvrage érudit et intriguant. Une érudition que je retrouve avec plaisir dans "L'enfant de Bruges", même si je la trouve moins poussée que dans le titre précédemment cité. Gilbert Sinoué nous promène dans différents lieux, le lecteur rencontre quelques personnages intéressants (mais pas tout le temps exploités comme j'aurais aimé) et il arrive une fois de plus à créer une ambiance très particulière. Le milieu de l'art est évoqué avec détails, une certaine tendresse aussi (le peintre Van Eyck est très humain) et puis il y a pas mal d'infos sur cette époque et le mode de vie de certains. Mais sans doute pas assez pour en faire un vrai roman historique. Etait-ce cependant la volonté de Sinoué? Je l'ignore et finalement peu m'importe, j'ai apprécié le livre tel quel, je n'aurais pas voulu être noyée sous une pluie de détails.

Question intrigue, c'est plutôt léger, Sinoué n'est pas maître es mystères et polar en tous genres, ça se sent, mais ce n'est pas vraiment gênant parce que le tout se laisse lire avec un plaisir certain. La fin est décevante, le livre vaut davantage pour l'atmosphère qu'il dégage.

Au final, une lecture plaisante, j'ai aimé ce livre tout en lui reconnaissant des défauts (et aussi des qualités!).

Note : 3,5/5
(Sahkti)

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Un bateau pour l'enfer,
Le livre de saphir,
L'enfant de Bruges,
Les Silences de Dieu,
La Reine crucifiée,
Des jours et des nuits,
Akhenaton : Le dieu maudit



Né au Caire en 1947, Gilbert Sinoué s'est rapidement imposé comme un merveilleux conteur: celui des vies d'Avicenne (Avicenne ou la route d'Ispahan) ou du Pape Calixte (La pourpre et l'olivier), il a revisité l'Egypte du XVIIIème et du XIXème siècle dans L'Egyptienne et La fille du Nil, interrogé Dieu dans un thriller picaresque, Le livre de saphir qui a obtenu le Prix des Libraires en 1996.



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