La part de l'autre
(Le Livre de Poche, 2003, 503 pages)
Que se serait-il passé si Hitler n'avait pas été recalé lors de son
entrée à l'École des beaux-arts? Serait-il devenu un artiste peintre? Le
cours du monde aurait-il été réellement modifié?
Dans ce roman, l'auteur réussit à faire cohabiter deux Hitler, l'un artiste et
l'autre dictateur. Je me suis surprise à aimer l'artiste qu'aurait pu devenir Hitler.
Finalement, l'homme aurait pu être attachant dans d'autres circonstances.
Il sommeille en nous tous une bête qui peut surgir à n'importe quel moment. Nous
avons une part d'ombre que nous ne maîtrisons pas: la part de l'autre.
Un roman sur l'humanité. Succulent!
Note : 5/5
(Lafillasse)
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Wow... Que dire de plus? Un livre qui m'a tenu sur mon haleine d'un
bout à l'autre. Tout d'abord, j'apprécie l'audace de l'auteur d'aborder un
sujet assez difficile, celui d'Hitler.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce bouquin, on imagine donc qu'Hitler
soit accepté à l'École des Beaux-Arts de Vienne en 1908. On suit
sa vie en parallèle tout le long du roman. Je ne vous compterai pas plus l'histoire,
c'est à vous de le lire!
Je disais donc que ce livre m'a beaucoup accroché. Je crois que toute personne
s'intéressant de près ou de loin à cet intrigant personnage, se doit
de le lire. On y réalise qu'en fait Hitler est un homme comme un autre, et on finit
presque par s'y attacher...
Schmitt aborde aussi une théorie que j'ai bien aimé, celle du bien et du mal.
Je vous laisse l'occasion de lire le roman, et songez-y bien: on ne fait pas le
mal dans un but négatif.
Seule petite critique que j'aurais à faire du roman, ce qui explique mon 4.5,
j'ai senti quelques petites longueurs lorsqu'on parle de la vie réelle d'Hitler,
on a toujours le goût de sauter les bouts question de lire sa fausse vie!
Allez, bonne lecture à tous!
Note : 4.5/5
(Reyov, Montréal/Canada)
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Dans ce roman, Eric-Emmanuel Schmitt fait un parallèle entre la vie
d'Hitler et celle qu'il aurait pu avoir s'il avait été accepté aux Beaux
Arts et s'il avait fait d'autres choix dans la vie.
C'est un roman très dérangeant, et le moins que l'on puisse dire, c'est
que ce n'est pas un roman agréable à lire. J'avais peur que l'auteur
s'emmêle les pinceaux à force de jongler entre un personnage et l'autre
(car le livre alterne les passages sur l'un et l'autre), mais finalement
il s'en sort très bien. On voit que Eric-Emmanuel Schmitt a fait un énorme travail de
recherche avant d'écrire.
Note : 4/5
(Cryssilda)
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Ce livre est resté plusieurs semaines sur ma table de chevet. Je le
regardais sans envie... un roman sur Hitler? pas mon truc...
Et puis un jour, je me suis lancée... et ce n'était pas du
tout ce à quoi je m'attendais!
La narration alternée des deux destins facilitait la lecture.
J'ai eu l'impression de découvrir l'Histoire de
"l'intérieur"...(suis-je claire ?) Généralement, la
2ème guerre mondiale est racontée du point de vue de ceux qui
souffrent. Là, on voit un homme assez banal au départ,
mûrir et devenir le dictateur, l'homme malade que l'on connait. On
découvre son cheminement intellectuel, son intimité
(Attention! il ne nous devient jamais sympathique!). On fait de l'histoire.
Rien n'est laissé au hasard.
Avec Adolphe H. on imagine une vie où la guerre de 39-45 n'aurait
pas existé. Le héros est un homme attachant, un artiste. C'est
LE roman du livre. Tout est imaginé.
Mes passages préférés sont la thérapie chez Freud
et la rencontre avec Onze-heures-trente.
Le "journal" du livre à la fin du roman est très
intéressant et très important pour comprendre la
démarche de l'auteur. Il témoigne de ses recherches et de la
difficulté morale de l'écriture d'un tel livre.
Ce livre m'a plus appris que bien des cours d'histoire.
Note : 4/5
(Odilette)
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C'est un roman dérangeant car il remet certaines choses en perspective.
D'abord il nous fait comprendre qu'Adolf Hitler était avant toute chose un
être humain, blessé, avant de devenir le monstre que nous connaissons.
Ce qui ne l'excuse pas d'avoir fait ce qu'il a fait bien évidemment. "Etre un
monstre" est une étiquette facile à poser. Et pratique aussi car cela
explique tout, l'horreur, le meurtre... Un monstre n'agit pas comme un être
humain, n'est pas un être humain. Nier l'humanité d'un homme aussi
monstrueux qu'il soit est une attitude dangereuse parce qu'on oublie que si une
personne a pu faire ce qu'Hitler a fait un autre être humain peut le faire
aussi. L'homme peut être très dangereux. Ce n'est pas le monstre le
danger mais l'homme qui se cache derrière lui. Et en oubliant cela les
hommes peuvent être amenés à répéter la
même erreur à savoir être aveugle et soutenir un homme qui se
révèlera monstrueux ensuite.
Ensuite il nous montre la folie d'un homme et de tous les autres qui le suivent,
l'appuient, l'épaulent. Il nous montre aussi quelles abominations furent
commises sous le régime nazi. Et ce rappel de l'histoire n'est pas des plus
agréables à lire. Eric-Emmanuel Schmitt appuie là où
ça fait mal. Mais nous ne devons pas oublier car l'oubli peut permettre la
répétition. Et il nous montre aussi ce qu'aurait pu être la
seconde moitié du 20ème siècle si il n'y avait pas eu Hitler.
Et ça donne le vertige.
"La Part de l'autre" est à la fois un roman historique, une uchronie et un
roman philosophique. La lecture est difficile à cause du sujet
abordé. Mais une fois la première page tournée je n'ai pas pu
m'arrêter, il me fallait connaître la suite, suivre le "Et si" jusqu'au
bout, jusqu'au bout de l'horreur avec Hitler et jusqu'au bout de
l'étonnement avec Adolf H. Eric-Emmanuel Schmitt a une sacré plume
et du courage à revendre pour avoir écrit ce roman. Son journal, qui
figure à la suite du roman, nous en apprend beaucoup sur son état
d'esprit, sur les difficultés et les moments de bonheur qu'il a connus en
écrivant ce livre.
Au final j'ai aimé ce livre même si il m'a chamboulé pendant un
certain temps. Et je le noterai 5/5 et encore il mérite plus que ça.
Note : 5/5
(Lhisbei)
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Résumé : Adolf Hitler est recalé de l'école des
beaux-arts pour la deuxième fois. Son destin se met inévitablement
en marche. Mais que ce serait-il passé si il n'avait pas été
recalé? Le cours de l'histoire en aurait été probablement
grandement modifié.
Mon avis : Que c'est dur de lire la partie sur le vrai Hitler, son raisonnement,
etc., c'était vraiment insupportable, déprimant et plus que
révoltant. L'autre Hitler, celui qu'il aurait pu devenir, est bien plus
sympathique, mais cette partie n'est que de la fiction, on sait parfaitement que ce
n'est pas vrai, parce que l'ombre de l'autre est là tout le temps. Hitler a
choisi sa part obscure malheureusement. Ce livre montre que chaque individu est
libre de ces actes, libre de choisir la voie qu'il veut emprunter, mais qu'on n'est
pas à l'abri de devenir foncièrement mauvais. C'est incroyable de
voir à quel point un évènement peut changer une vie. Bref, le
genre de réflexion qu'il vaut mieux ne pas avoir trop souvent. Cela
n'empêche que le livre est extra. Ce "Et si..." est vraiment très bien
fait, l'auteur s'est bien informé sur le sujet et le travail est
extraordinaire. Chapeau à l'auteur pour tout cela.
Note : 4.5/5
(Van)
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