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José Saramago

Le dieu manchot
(Seuil/Points, 1995, 419 pages)

14 juillet 2005

Résumé : Lisbonne au XVIIIe siècle, ville des plaisirs et de la religion, des sacrifices et de la sensualité : Balthazar, soldat manchot, y tombe amoureux de Blimunda, flirte avec les tentations alchimiques, assiste à la construction du palais de Mafra, d'une machine volante et aux bûchers de l'Inquisition...

Mon opinion : Balthazar revient du champ de bataille et croise le regard de Blimunda, une... voyante qui voit l'âme lorsqu'à jeun, lors de l'Inquisition, le jour où la mère de Blimunda est brûlée sur le bûcher parce que accusée de sorcellerie. Mais Blimunda a promis à Baltazar "jamais je ne te regarderai de l'intérieur"... Le surnom de Baltazar (version portugaise) est "Sept Soleils" et de Blimunda "Sept Lunes".

J'ai piqué ce livre de la bibliothèque de ma mère en 2000, je crois, je ne l'ai lu qu'une fois, suffisant pour y adhèrer et adorer l'ironie de José Saramago. Même si ses phrases prennent des kilomètres et font des pages, où dans les dialogues on ne sait pas qui est qui, qui parle qui se tait, qui approuve, qui non... enfin. Il y a des pages où j'ai dû me reprendre au moins cinq fois, et même revenir en arrière dans le livre pour finalement comprendre le pourquoi de tel ou tel commentaire.

Mais, en fin de comptes, c'est un livre tendre, qui arrive à être romantique même si le soldat manchot a du mal avec son crochet... fantaisiste car un prêtre l'a convaincu à construire une sorte de bateau volant (ancêtre de la montgolfière, je présume)... En portugais, le livre s'appelle "Memorial do Convento" (le mémorial du couvent), et c'est la promesse du roi Joao (Jean) V que si sa femme tombait enceinte (qui avait bien du mal) et avait un garçon, il construirait un couvent. La construction a pris 40 ans!

Un des passages qui me poursuit parce qu'il me fait rire avec tendresse, c'est au moment où Baltazar rentre chez lui avec Blimunda et Saramago écrit "Si Baltazar n'est pas arrivé les mains vides, c'est que l'une il l'avait perdue dans les champs et l'autre tenait la main de Blimunda"...

Note : 4/5
(Jo Ann)
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2 novembre 2006

Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, à Lisbonne, s'entrecroisent trois histoire : la famille royale qui cherche absolument à avoir un descendant, un curé qui cherche à développer un machine volante et un vétéran qui revient de la guerre amputé d'une main. Ces trois aventures finiront par se rejoindre, rassemblées par la construction du grandiose palais-couvent de Mafra.

J'ai presque abandonné ce livre vers la 70e page, et ce n'est pas à cause du style "dense" de Saramago que j'avais déjà apprécié dans d'autres livres. Les intrigues me semblaient non reliées et prétextes à étaler des connaissances historiques, mais j'ai quand même persévéré (aidé par une panne d'électricité de plus de sept heures) et je ne fut finalement pas déçu. J'ai laissé une chance à l'auteur de développer son histoire, et on fini par voir les liens qui unissent subtilement les protagonistes de milieux royaux, religieux, militaires et ouvriers. L'Histoire ne sert plus à démontrer une érudition, mais devient bel et bien un personnage du livre. De plus, ce livre renferme aussi certains thèmes qui seront repris plus à fond dans d'autres oeuvres de Saramago, tel le couple qui s'unit dans la réalisation d'un travail manuel dans "La caverne". C'est donc un livre intéressant pour qui est curieux de l'Histoire et si on lui laisser le temps de nous captiver.

Note : 3,5/5
(le réaliste-romantique)

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L'autre comme moi,
L'Aveuglement,
Tous les noms,
La Caverne,
Manuel de peinture et de calligraphie,
Le dieu manchot,
Histoire du siège de Lisbonne

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