Vol de nuit
( Gallimard/Folio, 1972, 187 pages)
On est à Buenos Aires, c'est la nuit, on attend les trois avions qui de la Patagonie,
du Paraguay et du Chili amènent le courrier, de Buenos Aires un autre avion partira pour
l'Europe avec le courrier. Dans les années trente, voler de nuit était
très dangereux, envers et contre tous Rivière s'est battu pour instaurer cette
ligne de nuit. Rivière attend à l'aéroport que ses hommes rentrent au
bercail, Rivière le chef, inaccessible, dur, intransigeant et l'avion de la Patagonie
qui tarde...
Rivière est un très beau personnage, un homme dur en apparence mais qui se pose bien des
questions, plusieurs de ses réflexions sont à souligner. "Si la vie humaine n'a
pas de prix, nous agissons toujours comme si quelque chose dépassait, en valeur, la vie
humaine... Mais quoi?" Pour ma part toute la grandeur du roman tient à ce personnage
quoique les pilotes, ces pionniers, ne laissent pas le lecteur insensible, loin de là.
Étant donné que c'est une histoire très prenante c'est difficile de
s'arrêter pour savourer alors faut le relire une fois, sinon deux fois, je vous avoue que
j'étais à ma troisième lecture et bien que je connaissais la fin, le suspense
me tenait captive...
À lire!
Note : 4.25/5
(Mousseline)p.s. Ce roman a obtenu le prix Femina en 1931.
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