Rue Deschambault
(Boréal compact, 1994, 265 pages)
Ah quel merveilleux livre! parmi les meilleurs de Gabrielle Roy.
Au fil des chapitres Gabrielle Roy raconte des anecdotes qui se sont déroulées
sur la rue Deschambault à St-Boniface. L'auteure précise au début de son livre que tout est fictif mais ça reste que la famille ressemble drôlement à
la sienne; traits de caractère des personnages, pauvreté, situation des enfants.
La narratrice est la benjamine de la famille. La mère est douée pour le bonheur
alors que le père semble trouver la vie bien lourde. C'est plus un recueil de
nouvelles qu'un roman, malgré que ce soit les mêmes personnages qui reviennent
d'un chapitre à l'autre les histoires ne sont pas reliées entre elles en tant que tel.
C'est très très cute, plein de charme, c'est doux, sensible, un humour
irrésistible. Gabrielle Roy écrit divinement bien, on a envie de savourer les
mots un à un. On a aussi envie de lire sans s'arrêter d'un bout à
l'autre mais le plaisir d'y aller peu à peu pour déguster l'emporte.
Un livre à lire et à relire, personnellement je l'ai lu trois fois. Je ne peux pas
imaginer qu'on puisse ne pas apprécier ce bouquin.
Note : 5/5
(Mousseline)
**********
Je dois avouer que Gabrielle Roy manquait à ma culture de Canadienne-française.
Je n'avais jamais rien lu d'elle auparavant. Et Cuné, je dois dire que c'est à
cause de ton enthousiasme face à l'auteure et ses oeuvres que je me suis lancée!
Merci (c'est drôle non? C'est une Française qui me pousse à lire une
auteure canadienne).
Rue Deschambault est un recueil de petites histoires (18 en tout), probablement toutes
assez auto-biographiques. Les histoires se situent en campagne manitobaine et on suit un peu
l'évolution de Christine, l'une des filles de la famille. Dans la première
histoire, elle n'a pas encore 6 ans tandis que dans la dernière, elle devient
institutrice. Les histoires vont d'un voyage au Québec jusqu'aux
pérégrinations d'un de ses oncles en passant par l'obsession de Christine pour
les bijoux. Un délice!
J'ai vraiment beaucoup aimé. Ce n'est sûrement pas le meilleur de Gabrielle Roy,
mais c'était un début parfait pour moi. Je m'ennuie souvent lorsque je lis des
romans du terroir québécois (Charles Guérin, Les anciens Canadiens, Un
homme et son péché, etc.) et j'avais un peu peur d'avoir affaire à ce
même genre de roman, de style, mais non, c'était tout en sensibilité, en
poésie, en substance. Super! C'est certain que je lirai les autres livres de cette
auteure!
Note : 4/5 (je laisse de la place pour les prochains)
(Mélodie)
**********
De ces souvenirs de sa jeunesse, l'auteur les transforme en nouvelles. On y retrouve
avec plaisir l'ambiance confidentielle de La détresse et l'enchantement par
laquelle l'auteur ne semble s'adresser qu'à un seul lecteur: vous.
D'histoire anecdotique à d'autres qui pourraient former un roman, d'atmosphère
légère à plus grave, le lecteur suit avec plaisir ces dix-huits nouvelles
qui jalonnent comme des étapes la vie de la narratrice.
Note : 4/5
(Chimère)
**********
Que de bonheur de lire Gabrielle Roy! Comment ne pas aimer son écriture si
douce? J'ai préféré la première moitié du livre,
car dans les émotions de Christine enfant c'est un peu de ma propre enfance
que j'ai retrouvée et j'étais si bien dans ce monde mêlant les
souvenirs de Christine et les miens! Mais évidemment le reste du livre est
très bon aussi! Même plusieurs minutes après avoir
terminé le livre, je me sens encore enveloppée de cette douce
atmosphère que procure la lecture du livre et je le savoure encore. "La route
d'Altamont" m'avait laissé cette même impression une fois le livre
terminé.
Note : 4,8/5
(Foret)
|