La rivière sans repos
(Boréal compact, 1995, 248 pages)
Boréal a réuni dans ce recueil trois courtes nouvelles esquimaudes,
suivies du roman en titre. On se plonge donc dans la communauté des Inuit de
l'Ungava, juste après la 2e guerre mondiale, au moment où le
progrès vient bouleverser les habitudes ancestrales de ce peuple qui a bien
du mal à s'y retrouver.
C'est un bonheur du premier au dernier mot!
On s'amuse comme des enfants avec Barnaby qui découvre les
espiègleries à faire avec un téléphone, on constate
l'inutilité totale du fauteuil roulant dans ces contrées, on partage
la perplexité qu'amène les soins face à la maladie à un
peuple habitué à accepter son sort. Et surtout on rencontre Elsa, qui
toute sa vie balancera entre les deux civilisations. Elle sait nous toucher
profondémment, c'est un magnifique personnage de mère qui se donne et
reçoit bien peu en échange...
Un univers épatant, une écriture toujours juste et belle : le
top.
Note : 5/5
(Cuné)
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Les satellites, le téléphone, le fauteuil roulant, trois petites
nouvelles charmantes, qui posent le décor. Elles illustrent l'adaptation des
inuits au monde "civilisé". A travers des petits clins d'oeil, on voit tour
à tour leur naïveté, leur confiance et leurs espoirs, leur bonne
humeur, puis leur méfiance, leur nostalgie, leur force et leurs
faiblesses...
Avec "La rivière sans repos", on entre de plain-pied dans la vie d'une femme
pleine de contradictions, qui se laisse happer par le monde des blancs...
Gabrielle Roy peint ses personnages dans leur environnement, avec une poésie
rugueuse comme la toundra, mais belle comme une aurore boréale, et surtout,
elle déborde d'une humanité chaleureuse et contagieuse, une lecture
dont je me souviendrai!
Note : 5/5
(Lassy)
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