La bête qui meurt (Gallimard/folio, 2006, 215 pages)
David Kepesh, 62 ans, brillant professeur d'université, séduit une jeune et
très belle étudiante cubaine de 24 ans, Consuela. Il va alors connaître une
véritable passion, lui qui ne s'attachait surtout à personne, et connaître
la jalousie, la peur de la perdre...
Ecrit sous la forme d'un long récit fait à un ami, l'auteur y raconte toute sa
relation amoureuse, n'hésitant pas à livrer toute son intimité
(sentimentale et sexuelle). Beaucoup de passages érotiques, même "crus" en
début de livre qui peuvent être gênants pour quelques lecteurs, mais plus on
avance dans le roman, plus il devient grave, profond et on y retrouve les thèmes chers
à Philip Roth: le désir, la sexualité opposés à
l'intelligence, le temps qui passe, la vieillesse, la maladie, la peur de la mort...
Le rythme est soutenu, il n'y a pas de temps mort (pas de chapitres), le roman se lit d'une
traite. L'écriture est précise, pleine d'intelligence.
Note : 5/5
(Chantal)
********** Pourquoi faut-il donc que je m'ennuie là où tout le monde (ou presque) y trouve du génie? Mon esprit est-il à ce point déformé qu'il passe à côté de l'étincelle qui ferait toute la différence? Je vais commencer à le croire... :)
Car de l'ennui, j'en ai eu ma dose avec ce livre de Philip Roth. J'étais pourtant partie sur une bonne base: "Tiens, un sujet bateau traité par un auteur de talent comme Roth, ça va être grandiose". Que nenni! A mes yeux en tout cas.
Certes, les réflexions de David Kepesh sur le temps qui passe emportant avec lui ses talents de séducteur et imposant ses changements à l'âme peuvent être intéressantes mais tellement longues, tellement savantes que ça en devient une leçon professorale d'ouverture d'une année académique universitaire. Université qui lui sert d'ailleurs de prétexte à de longs discours sur la libération des moeurs et des tabous sexuels. Un peu long à mon goût, voire carrément inutile pour certains passages.
Je ne vais pas intellectualiser ou gloser pour justifier ma non-adhésion à ce livre. Juste que ça parle d'amour, de corps, de chaleur, de vie, de maladie, de mort... bref, d'éléments vivants d'une manière ou d'une autre, de composants énergétiques de nos êtres qui m'ont pourtant semblés ici si plats, si froids. Distance prise par l'auteur pour indiquer que son David Kepesh est un être profondément désillusionné? Dans ce cas, je plains ce professeur auquel il ne semble rester aucune issue favorable si son désarroi est aussi grand.
Non, trop fade et trop complexe à la fois, très peu pour moi. Et cette fin téléphonée... Non, plus j'y pense et moins j'adhère. Note : 1/5
(Sahkti)
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