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Tatiana de Rosnay

Elle s'appelait Sarah
(Héloïse d'Ormesson, 2007, 356 pages)

1942, Paris, le Marais, Sarah et sa famille font partie de ces nombreux juifs victimes de la rafle du Vel d'Hiv.

2002, Julia, journaliste d'origine américaine mariée à un français est chargée par son patron de "couvrir" les commémorations de ces terribles événements. Mais sa vie se trouve intimement liée à celle de Sarah, en approfondissant son enquête Julia découvrira le terrible secret qui unit Sarah et sa belle-famille.

Heureusement que les chapitres sont courts et alternés. J'étais réellement angoissée par la lecture des passages concernant la petite Sarah, le retour à la vie "banale" de Julia me faisait l'effet d'une pause réconfortante dans ma lecture. J'ai dévoré ce livre qui m'a profondément émue. Je savais Tatiana marquée par cette période, elle avait été remuée par sa lecture de "Suite française", et si je n'ai pas été étonnée du thème de ce livre, j'ai pourtant été réellement secouée par ma lecture.

Le dernier tiers du livre est plus "léger", Julia reconstruit sa vie et on apprend ce qu'a été la vie de Sarah après ces terribles événements.

J'ai aimé les autres livres de Tatiana, j'ai adoré celui-ci!

Note : 5/5
(Doriane)
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Résumé : 1942 : Lors de la célèbre rafle du Vél d'hiv, Sarah est emmenée avec ses parents vers les camps de la mort et de l'horreur. Elle a laissé derrière elle son petit frère Michel, enfermé dans leur cachette dont elle a gardé la clé...

2002 : Journaliste américaine mariée à un Français, Julia Jarmond se voit confier par son patron de faire un article sur la rafle du Vél d'hiv pour le 60e anniversaire de l'événement. Cependant, Julia commence à fouiller lentement et découvre que l'appartement dans lequel elle est sur le point d'emménager avec son mari et sa fille a été acquis par sa belle-famille en juillet 1942...

C'est l'histoire d'une femme qui cherche l'histoire d'une autre, de la petite fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus en amande qui est disparue dans la tempête de l'horreur nazie. Partout, Julia se heurte à l'absence de mémoire, au besoin d'oublier des Français, qui parlent facilement des horreurs nazies sans oser dire que ce sont des policiers français qui ont ce jour-là procédé aux rafles et qui ont enfermé les Juifs dans le Vélodrome d'hiver, dans des conditions absolument inhumaines. On voit de tout dans ce livre, de la plus parfaite collaboration des concierges au courage de Français qui risqueront leur vie pour aider des Juifs. L'émotion est palpable à tous les moments du livre. On a faim avec Sarah, on ressent le même désespoir qu'elle dans le Vélodrome, entourée de tous ces gens au bord de perdre la raison tellement les conditions sont épouvantables. Et on comprend sa volonté de tout oublier par la suite, de vouloir faire table rase du passé. Mais on ne se débarrasse pas si facilement de tant d'horreur.

Au travers de toutes ses découvertes, Julia commence à analyser ce qui se passe autour d'elle, sa relation avec son mari, avec sa belle-famille dont elle n'aime pas la façon de toujours la traiter d'Américaine même après des années en France. Elle s'interroge sur sa vie et sur ce qu'elle souhaite vivre, surtout quand survient une grossesse non-prévue pour elle. Son obsession pour Sarah venant brouiller les cartes, elle l'aidera tout de même à y voir clair dans sa vie. À 60 ans de distance, deux histoires qui se croisent et s'entrecroisent, liant des êtres que rien n'aurait jamais pu unir autrement.

J'ai adoré ce livre, je l'ai lu d'une seule traite, sans être capable de m'arrêter. Une superbe lecture. Un vrai coup de coeur.

Note : 5/5
(Profgéo)
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J'ai adoré ce livre moi aussi, c'est une histoire triste à mourir, cette jeune Sarah qui perd sa famille dans cette guerre horrible, l'holocauste. Personnellement, je ne savais rien de cette "rafle du Vel D'hiv", donc c'est toujours intéressant d'apprendre de nouvelles choses par l'intermédiaire d'un roman.

J'ai trouvé l'écriture agréable, ça coule facilement, et je dois avouer que j'avais beaucoup de difficulté à quitter ce livre. Je me suis pris d'affection pour cette jeune Juive qui a connu un destin tragique.

Aussi, ce dénouement où on laisse le lecteur libre de le conclure à sa guise, au gré de son imagination. Un peu comme les fins de beaucoup de films français. C'est parfois agréable qu'il en soit ainsi, que tout ne soit pas bouclé à 100%.

Je trouve important de lire un tel livre, (malgré que ça soit très difficile à encaisser), de manière à découvrir une autre horreur de la deuxième guerre mondiale.

Note : 4,8/5
(Diantre)
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Je ne vais pas faire dans l'original mais j'ai tout simplement adoré ce livre. Je suis littéralement tombée dedans! Dévoré en une journée.

Mais il m'a laissé comme deux ronds de flan sur le carrelage! Quel devoir de mémoire effectivement et que de sentiments douloureux que ces pages sombres de l'histoire de France soient si souvent cachées, même si comme le dit l'auteur dans son roman, depuis quelques années, la France fait des efforts dans ce sens par des commémorations et des monuments. Je suis néanmoins allée sur internet pour en découvrir encore un peu plus.

Comme tout le monde le décrit très bien dans les critiques précédentes, on suit Sarah, et on n'a pas besoin de se forcer pour ressentir ce qu'elle ressent et suivre ses émotions et ses douleurs pas à pas. J'étais impatiente de savoir comment Sarah s'en était sortie et ce qu'elle était devenue. Par contre, j'ai été moins impliquée dans l'histoire de Julia, que je trouvais banale par rapport à l'histoire de 1942.

Note : 5/5
(Clochette)
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2002, on s'apprête à fêter le 60è anniversaire de la rafle du Vel'd'hiv'. Cette horreur de notre Histoire dont on touche une dizaine de mots en cours d'Histoire de collège mais dont on préfère pas trop parler. En ce mois de Juillet 1942, des milliers de Juifs, enfants, femmes et hommes sont arrêtés par la police FRANÇAISE et entassés sans nourriture ni soin pour être exportés vers les camps de la mort d'où une poignée seulement sont revenus.

De nos jours, Julia, journaliste d'origine américaine, d'une quarantaine d'années, couvre l'événement du soixantième anniversaire de cette rafle. Elle se laisse emporter par son enquête et devient obsédée par l'une de ses découvertes. Son futur appartement qui appartient à sa belle-famille, aurait été arraché à une famille juive qui a été arrêtée lors de cette rafle. Mais un drame s'est produit ce jour-là. Un drame qui a changé la vie de Sarah, petite fille juive qui habitait dans cet appartement et qui fut déportée, et qui changera la vie de Julia. Sortira-t-elle indemne de ses recherches?

On suit en parallèle l'enquête de Julia et l'histoire de Sarah. On touche ici les thèmes de la collaboration française dans cette Shoah. On en apprend davantage sur la rafle du Vel'd'Hiv' et même sur les camps. Ce sont des souvenirs souvent abordés mais d'une manière plus froide qu'ici. En effet, l'émotion vient de l'histoire de Sarah, ce qui rend bouleversant le sujet. Dans son enquête, Julia nous entraîne sur le parcours de ces enfants juifs. On apprend également qu'il existe des plaques commémoratives qui tentent de nous rappeler ces épisodes, mission difficile. Personnellement, c'est une facette dont j'avais entendu parler mais sans plus. Ce n'est pas un sujet que les grands-parents évoquent sans amertume, sans rancune et sans colère. On n'insiste donc pas trop.

Et parce que les livres de Tatiana sont toujours très denses dans les styles, elle y a malgré tout placé une bonne couche d'humour ou critique (à chacun de voir). On a ainsi l'effet d'un contre-poids avec l'histoire de Sarah. Ceci amène une bouffée d'oxygène qui aère la partie délicate sur la vie de Sarah.

L'auteur fait une sacré caricature de l'attitude française envers les Américains. Et là je me dis que ce n'est pas gentil, qu'elle exagère. On se moque à ce point d'eux? Mais c'est leur faute aussi s'ils n'étaient pas si... américains ;-). En tout cas, ça m'a fait rire. Comme je l'ai souvent dit à mon retour des Etats-Unis : "C'est un pays MAGNIFIQUE, dommage qu'il soit peuplé d'Américains".

Les Français en prennent pour leur grade sur leur prétention mais j'ai bien ri.

Par contre, Tatiana, il va falloir m'excuser car je n'ai pas eu la patience de lire entièrement toutes les phrases à partir des 2/3 du livre. Je me suis retrouvée tellement emportée que je les ai survolées. L'écriture amène une impatience dans la lecture, ce qui m'a poussée à le finir malgré l'heure avancée de la nuit. Tu es terrible en tout cas, je travaille le jour moi, il faut que je dorme la nuit, je ne peux pas me permettre de rester scotcher aux livres ;-). Mais rien à faire, il fallait que je le termine.

Merci pour ces émotions, c'est dur à lire mais nécessaire. N'oublions jamais.

(sweety_delphine)
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16 juillet 1942, Paris. Une fillette et ses parents sont amenés de force par la police française. Ils seront enfermés au Vel d'Hiv'. La fillette a un petit frère, qui, effrayé par ces policiers, n'a pas voulu suivre sa soeur. A l'insu des policiers, elle l'a donc enfermé dans leur cachette, un placard dont seule la famille connaît l'existence, en lui promettant de vite revenir le chercher.

De nos jours, Paris. Julia, son mari Bertrand, et leur fille Zoé vont bientôt emménager dans un nouvel appart'. Julia, américaine, journaliste pour un magazine, est chargée de couvrir le 60ème anniversaire du Vel d'Hiv'. Ayant peu de connaissances sur le sujet, Julia commence ses recherches, qui vont la mener bien plus loin que ce qu'elle aurait pu penser.

L'histoire de cette fillette est touchante et horrible. Une partie sombre de l'histoire qu'il est dur d'évoquer mais qui doit rester dans les souvenirs. Cette fille, dont la volonté de retrouver son frère est la plus forte, va rester forte pour son frère. Elle se retrouve dans une situation qu'elle ne comprend pas. Ses parents lui ont caché bien des choses, mais petit à petit, elle va finir par comprendre la gravité de la situation. Elle va vieillir prématurément. Julia est une femme qui a des problèmes comme tout le monde. Son mari est exaspérant, blessant même. Ses recherches sur le Vel d'Hiv' vont entièrement l'accaparer, la bouleverser elle et sa famille, Sarah va la hanter et la pousser à continuer ses recherches malgré le silence qui se fait autour d'elle.

Une histoire magnifique.

Note : 5/5
(Van)
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Je n'aurais sans doute pas acheté ce livre, il me paraissait trop triste, mais j'avais tort et je remercie Doriane de me l'avoir offert lors du swap.

Dès les premiers mots on est scotchée par ce récit qui commence au matin du 16 juillet 1942, par la sinistrement célèbre rafle du Vel d'hiv'. L'horreur à l'état pur, la honte inoubliable, le récit insoutenable de ce que vit cette famille juive au milieu de toutes les autres c'est une partie de ce que nous raconte Tatiana de Rosnay. Et cette partie là, toute atroce qu'elle soit, m'a complètement emportée.

L'auteure y ajoute la vie d'une journaliste américaine de nos jours, là ça se gâte un peu, cette partie m'a moins plu et j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser aux "petits" malheurs de cette héroïne, belle, sensible, incomprise, gnagnagna! C'est tout personnel, mais le contraste était sans doute trop fort entre ces deux histoires et les considérations négatives de l'auteure sur les Français n'ont pas aidé. Je ne suis pas chauvine (loin s'en faut) mais lorsqu'on raconte une histoire de haine, qui nait souvent sur de tels à priori, de tels préjugés sur un peuple ou un autre, en déplorant cette xénophobie, je trouve cela étrange. D'autres petites choses m'ont gênée, mais c'est une question de conscience sociale et de vérité historique qui n'ont pas de pertinence dans cette critique (d'autant que j'interprète selon mes sentiments).

Cependant, je reste sur l'histoire de Sarah, et j'oublie le reste pour dire que ce livre est important.

Note : 3,8/5
(Zeta_b)







Elle s'appelait Sarah,
Moka,
La mémoire des murs,
Le dîner des ex,
L'appartement témoin,
Mariés pères de famille,
Le voisin,
Le coeur d'une autre,
Spirales



Ecrivain, scénariste et journaliste, Tatiana de Rosnay explore toutes les formes d'écriture. De père français et de mère anglaise, Tatiana a vécu aux Etats-Unis et a étudié à l'Université d'East Anglia en Angleterre. Tatiana revendique sa double culture qui lui donne un point de vue particulier sur le monde et ses contemporains. Tatiana de Rosnay vit et écrit à Paris, elle est mariée et mère de deux enfants.




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