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Michel Quint

L'espoir d'aimer en chemin
(Gallimard, 2006, 143 pages)

Le narrateur, marionnettiste, essaie de faire sourire les enfants dans les hôpitaux, il espère sauver un jeune adolescent Louis, qui est dans le coma, pour cela il lui raconte sa vie avec l'aide de ses deux marionnettes, Momo et Suzy. Il ne sait si Louis l'entend car il n'a aucune réaction mais il lui raconte la disparition de sa mère, son enfance avec son père, sa passion pour la lecture et son amour pour une jeune Algérienne, Halva qu'il n'a jamais oubliée. De son passé assez triste, il fait ressurgir la guerre d'Algérie, vécue depuis la France, il évoque ce qu'il a ressenti pendant cette période où les dissensions ont opposé les partisans de l'Algérie française à ceux qui souhaitaient l'Indépendance. Il lui livre ses souvenirs qui sont une sorte de thérapie pour lui qui a beaucoup souffert et essaye de rendre la vie un peu meilleure pour certains de ces enfants leur soufflant de l'espoir avec ses scènettes qu'il leur raconte.

Beaucoup d'émotions pendant cette lecture, des personnages touchants, de la sensibilité et de l'humanité de la part de l'auteur nous faisant respecter et admirer les personnages très attachants. Un petit livre qui fait réfléchir. A lire absolument!

Note : 5/5
(Lalyre)








Effroyables jardins,
Aimer à peine,
Et mon mal est délicieux,
L'espoir d'aimer en chemin



Prof de français puis de théâtre, Michel Quint, 53 ans, fut durant deux décennies un auteur discret qui livrait chaque année son roman ou son polar. Parfois à Calmann-Lévy, le plus souvent à François Guérif (Rivages) ou à Joëlle Losfeld. On lui versait de petits à-valoir pour ces ouvrages dont il se vendait rarement plus de 1 000 exemplaires, avec une exception notable lorsque Billard à l'étage obtint, en 1989, un prix de littérature policière et fut adapté pour la télévision. Oui, Michel Quint était un homme tranquille. Amateur de bière, de rôti de porc à la Kriek et de belle littérature (Céline, Pavese, Mallarmé, Sartre, London...), il regardait pousser ses deux enfants, causait avec sa femme, ses éditeurs, ses élèves. Il écrivait. Et puis parut Effroyables Jardins...




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