Odile
(Gallimard, 1992, 184 pages)
Odile raconte les fréquentations d'un jeune homme, mathématicien
amateur, durant l'entre deux-guerres en France. De retour de son service militaire
en Afrique du Nord, il fait d'abord la connaissance de "potes" dans un bistrot.
Plus tard, Il s'acoquinera avec un groupuscule de jeunes
communistes-presque-clandestins-mystiques. Ces rencontres et aventures permettront
au héros de forger sa propre identité.
Dans ses oeuvres, Raymond Queneau jongle élégamment avec les mots et
la langue. Odile ne fait pas exception, ce roman chante et le texte est rempli de
jeux de sonorités. Toutefois, ce livre ne m'a pas accroché. Je crois
que la principale raison est la désuétude du sujet. Tout jeune
Parisien de cette époque devait vouloir être membre d'un de ces
groupes proto-communistes, avec son leader idolâtré, ses tracts et ses
réunions clandestines, mais certains aspects en sont aujourd'hui obscures
ou insaisissables. Peut-être que des notes m'auraient permis de mieux
apprécier le fond de l'oeuvre?
En bref, je n'ai pas vraiment aimé le fond, mais pour les amateurs, un
Queneau demeure toujours un Queneau.
Note : 2.75/5
(Le réaliste-romantique)
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