Le lièvre de Vatanen
(Gallimard/folio, 1993, 203 pages)
Résumé : Vatanen est journaliste. Un jour qu'il est en
déplacement avec un collègue photographe, leur voiture renverse un
lièvre. Dès lors, la vie de Vatanen va prendre une direction
inattendue. Décidé à porter secours à l'animal, il se
fait la réflexion que sa vie ne le satisfait plus, son mariage est un
échec, son métier ne le passionne plus, alors pourquoi ne pas
disparaître et traverser la Finlande avec un lièvre comme compagnon
de voyage?
Mon avis : Si vous voulez rencontrer des chauffeurs de taxi sympathiques et
passionnés de botanique, des agents de police serviables et des
commissaires prêts à vous héberger, n'hésitez pas faite
comme Vatanen, voyagez avec un lièvre. Vous pourriez même aller
jusqu'en Russie en traversant en toute illégalité la
frontière bien entendu. Les interactions entre les absurdités
administratives et le couple Vatanen-Lièvre sont souvent très
drôles et pas toujours à l'avantage des institutions gouvernementales
que l'auteur prend plaisir à ridiculiser. Même l'armée n'est
pas en reste dans ce domaine. De l'humour, un lièvre attachant comme tout,
des personnages légèrement excentriques voire beaucoup pour
certains, de bons ingrédients à consommer sans
modération.
Note : 4/5
(Chimère)
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Vatanen est journaliste. Il roule en pleine campagne avec son collègue
photographe, tous deux fatigués et désabusés, quand la voiture
heurte soudain un lièvre. Vatanen descend de voiture pour
récupérer le lièvre à la patte cassée, s'enfonce
ainsi dans la forêt, et d'un coup décide de TOUT abandonner : sa vie
à Helsinki, sa femme, son travail..., et ne répond pas aux appels de
son compagnon de voyage. Toujours accompagné de son lièvre, il va
alors sillonner la Finlande, vivant de petits boulots, le plus souvent seul en
pleine nature...
Un bien bon petit livre de détente, qui se lit très aisément
et qui nous emmène dans toute la Finlande (et même jusqu'en Russie
à la poursuite d'un ours), au milieu de paysages vierges, à la
rencontre de personnages hauts en couleurs (sans parler des animaux). C'est plein
d'humour et le style est très enlevé. Une petite fable
écologique qui m'a fait passer un agréable moment de lecture. Vive la
légèreté quand elle est de cette qualité.
Note : 3.8/5
(Chantal)
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Oui il s'agit d'un livre léger. Mais la légèreté est un art, une
grâce, un don précieux et rare. Un sourire amusé et tendre ne
m'a pas quitté pendant toute cette lecture de ce livre, qui a suscité
en moi un plaisir sans mélange. Oui il existe des livres plus profonds, plus
graves certainement, plus essentiels sans doute, quoi la recherche du bonheur
authentique, en dehors des conventions et des habitudes me paraît tout de
même un sujet important. Mais des livres qui font naître une joie aussi
directe et sans aucune arrière-pensée du début jusqu'à
la fin, il y en a peu à ma connaissance.
Alors ne refusons pas la légèreté, notre monde si compliqué et
si grave en a un immense besoin, il faudrait, comme le faisaient les
écrivains de la Rennaissance, lui écrire un Eloge.
Note : 3.5/5
(Melisande)
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Un roman culte dans les pays nordiques, dont le style est qualifié
d' "humour écolo". Oui, il y a de l'humour, oui une approche de la nature
simple et séduisante mais... je n'ai pas accroché du tout! j'ai
traîné dans ma lecture. Pourtant le début me semblait
très prometteur, de l'humour, du cynisme parfois, des personnages attachants
puis les situations rocambolesques (ce dîner avec les grands pontes!!!) m'ont
rendu le livre indigeste... Du coup, j'hésite à lire autre chose du
même auteur...
Note : 2/5
(Doriane)
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Tout est trop simple, trop facile dans ce livre et puis je ne suis pas
arrivée à aimer les personnages que j'ai trouvé sans profondeur
et assez idiots pour la plupart, peut-être que cette stupidité
était là pour faire rire mais personnellement je n'ai pas
trouvé ça drôle, ça m'a plutôt tapé sur les
nerfs! Il y a certains passages que j'ai carrément détestée,
peut-être ai-je pris les choses trop au premier degré? C'est possible
mais il reste tout de même que ce livre m'a énormément
déçue, ce n'est pas du tout ce à quoi que je m'attendais.
Note : 2/5
(Foret)
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Kaarlo Vatanen est journaliste à Helsinki et marié. Mais Kaarlo
Vatanen n'aime ni son boulot ni sa femme. Un homme malheureux qui se ment à
lui-même. N'est-ce pas un pléonasme?
Un soir d'été, alors qu'il revient de la campagne accompagné
d'un collègue, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen
s'alarme, le photographe arrête donc le véhicule pour qu'il puisse
aller voir dans quel état se trouve le pauvre animal. Le photographe reste
dans la voiture, interpelant Vatanen et l'encourageant à abandonner ses
recherches, car il estime ne pas avoir de temps à perdre avec "cet idiot de
lapin". Seulement, Vatanen ne rejoindra jamais son collègue. Après
s'être enfoncé dans les bois, avoir retrouvé le lièvre
blessé à la patte et lui avoir confectionné une attelle,
Vatanen s'enfoncera délibérément dans la nature. Ainsi
débutent les multiples et étonnantes aventures de Vatanen et de son
lièvre fétiche. Remontant vers le cercle polaire au fil des saisons,
il rencontrera d'étranges personnes.
J'ai beaucoup apprécié la première moitié du livre mais
j'ai été plutôt déçue par la seconde.
Je me suis réjouie de la présence du lièvre qui y est pour
beaucoup dans le comique de l'histoire, bien que les situations et les personnages
soient souvent burlesques. L'évolution du personnage principal est intéressante car son
vagabondage à travers la Finlande semble l'amener vers une rencontre avec
lui-même.
La seconde moitié du livre m'a donc un peu déçue car j'ai
senti une écriture plus sombre, les personnages et les situations m'ont
moins touchée.
Heureusement, l'épilogue est très amusant, on y retrouve l'optimisme
du début et le fil conducteur de l'histoire, la liberté, se fait
encore plus évident.
Je ne sais pas ce que l'éditeur entend exactement sous les termes "roman
d'humour écologique". Mais que ce livre soit un roman-culte peut se
comprendre par l'espoir qu'il transmet. Ce que j'ai compris est qu'après
tout, on a besoin de peu de choses pour être heureux; l'essentiel
étant d'être honnête avec soi et de toujours tendre vers la
liberté. La nature est l'endroit idéal pour se ressourcer, se
retrouver. Les grands espaces, l'état sauvage, me font penser aux esprits insoumis. Ne
faut-il pas avoir autant de courage pour se lancer à la découverte
des grands espaces de ce monde et pour penser par soi-même?
Note : 3,75/5
(loup_en_vadrouille)
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