Hygiène de l'assassin
(L.G.F./Le livre de poche, 2004)
Des journalistes vont interviewer un prix Nobel de littérature qui se meurt d'un
cancer. Il se débarrasse de ceux-ci rapidement juste par la puissance de ses mots.
Une femme, une journaliste, se présente à son tour et elle se montre plus
maligne que l'écrivain.
J'ai trouvé Prétextat Tach plutôt intéressant comme personnage,
horrible mais intéressant. La joute verbale entre la journaliste et l'écrivain
était agréable au départ mais à la longue ça devient lassant.
Ce n'est certes pas un roman agréable à lire juste pour l'histoire. Le plaisir
est d'essayer de découvrir Amélie Nothomb par ce roman. Et elle réussit
à me donner envie de la connaître davantage.
Ses personnages ne m'intéressent pas en tant que tel mais l'auteure oui et j'ai
l'impression qu'ici Amélie Nothomb se définit dans Prétextat Tach.
Pour écrire de telles choses faut que ça tourne pas rond dans sa
tête... non? En tout cas j'imagine une fille très tourmentée. Une
thérapie par l'écriture. Et c'est aux lecteurs et lectrices d'essayer de trouver
ses bébittes, le culte de la beauté, la peur de devenir adulte,
la répugnance envers la bouffe etc. Ou peut-être bien que c'est du bluff tout
ça? Bref est-ce que c'est suffisant pour garder l'intérêt du lecteur
encore longtemps? En tout cas je vais lire son 2e livre et ensuite on verra bien...
Voici un extrait:
"J'admire la gentillesse qui a pour origine la gentillesse ou l'amour. Mais connaissez-vous
beaucoup de gens qui la pratiquent, cette gentillesse-là? Dans l'immense majorité
des cas, quand les humains sont gentils, c'est pour qu'on leur fiche la paix."
Note : 3/5
(Mousseline)
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Un écrivain célèbre, Prétextat Tach, est sur le point de mourir et
rencontre des journalistes afin de réaliser quelques interviews. Les 4 premiers
journalistes repartent sans avoir pu réellement obtenir ladite entrevue puisque
l'écrivain a pris un malin plaisir à les torturer mentalement puis à les
éconduire. La cinquième, Nina, réussira à lui tirer les vers du nez
et à lui faire admettre que son dernier roman est, en fait, le récit d'un meurtre
qu'il a lui même perpétré voilà de nombreuses années.
Que dire de ce roman, ouf, très sombre. Les premières trente pages sont
particulièrement ardues. On a l'impression que l'auteur veut nous épater avec
son vocabulaire. Il faut recourir au dictionnaire toutes les 3-4 lignes. Par
contre, l'effort en vaut la peine pour la suite, car l'histoire finit par nous
accrocher même si j'ai trouvé la fin un peu étirée et longue.
Ce qui m'a surtout impressionnée c'est le combat verbal continuel entre les deux
personnages principaux. Toujours à chercher la petite chose non dite dans les
paroles de l'autre.
Bref c'est un roman intéressant mais qui demande beaucoup de concentration si on
veut pouvoir suivre les méandres des arguments échangés par les deux
protagonistes.
Note : 3/5
(Frisette)
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Pffffffff! C'est un tout petit livre, on dirait un roman jeunesse. Une chance parce que je ne
l'aurais pas fini.
Faut avoir l'esprit drôlement tordu pour écrire quelque chose comme ça!
Mais en même temps j'appréciais la qualité des "joutes verbales" des
personnages.
Note : 3.5/5
(Loukiana)
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Hum, je ne suis pas vraiment emballée.
J'ai trouvé le début long et pénible, le style lourd et pompeux. Je me suis
demandée si l'auteure ne voulait pas trop typer son personnage ou si c'était elle
qui avait un style ampoulé.
J'ai préféré la deuxième partie du livre, quand la journaliste
entre en scène. Là, le style est devenu rapide et saccadé en général avec de longues
tirades par moments seulement. Le duel verbal entre le personnage-auteur et la journaliste était
vivant et assez intéressant.
J'ai souvent eu l'impression que l'auteure cherchait à étaler son vocabulaire et
sa culture. Il faudrait que je lise un autre livre d'elle pour vraiment le savoir car cela
pouvait passer pour le style fat du personnage. J'ai trouvé que ce roman était
fort peu moderne. Si ce n'est des allusions à la guerre du golfe, il aurait pu
être écrit dans le temps de Guy des Cars, à qui elle m'a parfois fait
penser, mais sans la véritable maîtrise de celui-ci sur la langue française.
La fin m'a laissée sur ma faim. Une fin en pseudo-métaphore recroquevillée
en queue de poisson comme dirait l'autre dans le livre, hihihi.
Note : 2.5/5
(Zanie)
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J'ai adoré.
Un prix Nobel de littérature, obèse, laid, vieux et chiant, doit mourir bientôt.
Des journalistes vont l'interroger et repartent tous en larmes. Parce que évidemment,
le vieux chiant est un misanthrope de la pire espèce. Le 5e (ou la, évidemment)
va réussir à briser sa défense.
Pratiquement que des dialogues, pas de décor, pas "d'indications scéniques". On
entre de plein pied dans l'histoire. J'ai ri, j'ai adoré je vous dis.
Un roman osé. (bien non, pas dans ce sens là...)
Note : 5/5
(SarahEmily)
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Un livre vraiment fantastique, empli
d'une émotion vraie sous l'humour noir.
Ce roman est d'autant plus admirable qu'il est écrit avec art et virtuosité,
on sent que Nothomb a une maîtrise admirable de la langue.
La scène où Tach décrit les derniers moments de la vie de
Léopoldine lorsqu'elle frissonne de froid et de peur dans l'eau du lac est magnifique et
laisse clairement transparaître le culte voué à la beauté que l'on
retrouve dans tous les autres livres de l'auteur.
Je vous en prie, ne passez pas à côté d'un tel chef-d'oeuvre.
Note : 5/5
(Lili)
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Un écrivain de 83 ans est condamné à mourir par un cancer particulier.
Il accorde des entrevues à des journalistes qu'il torture littéralement. Une
journaliste, Nina, entre en scène et le met en boîte à son tour.
J'ai adoré "Métaphysique des tubes" et "Stupeur et tremblements". Dans celui-ci,
j'ai retrouvé l'écriture incisive de Nothomb mais je déteste me retrouver
prise au milieu des symboles d'un écrivain ou d'un artiste quel qu'il soit. J'ai senti
qu'elle nous parlait d'elle même à travers ce Prétextat Tach. Même ce
nom Prétextat m'agaçait. Prétexte à un texte autobiographique
symbolique. "J'haïs ça." Je préfère, et de loin, son humour cinglant.
3 parce que c'est quand même Amélie Nothomb mais ce n'est pas le livre que je
recommanderais à un néophyte.
Note : 3/5
(Boogok)
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Sentant la mort arriver, un vieux prétentieux, prix Nobel de littérature, accueille
une journaliste pour un entretien. Une joute verbale s'en suit, à savoir qui sera le
plus intelligent des deux! Amour, mort, meurtre, laideur, tous les sujets "nothombiens" y
passent! La femme gagne la joute, comme toujours.
À travers tous ces discours métaphysiques, il nous est possible d’entrevoir une
histoire, mais il m'a été très difficile de m'y plonger.
C'est avec ce stupide personnage au nom truffé de "x", Prétextat Tach, que j'ai
fait mon baptême de Nothomb. J'avais souvent l'impression que l'auteure parlait
d'elle-même ce qui a tôt fait de m'énerver! En fermant le livre, j'ai trouvé
l'auteur d'une prétention incroyable! Pourtant, il s'agissait de son personnage et non
pas d'elle-même...
Pour tout dire, ce livre m'a rappelé l'époque de mes 12 ans où
j'écrivais avec un dictionnaire de synonymes pour impressionner mes professeurs!
Note : 3/5
(Lafillasse)
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