Les Combustibles
(L.G.F./Le livre de poche, 2002, 88 pages)
Que dire de ce livre? C'est un livre tout petit. Petit, court, bref et pas long. Environ 80 pages. Se lit en un
éclair. Incontestablement celui que j'aime le moins jusqu'ici.
Ce n'est pas qu'il est mauvais, mais il y manque quelque chose qui me subjuguait dans les deux autres
romans que j'ai lus, une espèce de naïveté, de fraîcheur...
Un professeur (de littérature bien entendu), son assistant et la fiancée de
celui-ci partagent un appartement pendant la guerre. Il fait froid, tout a été
brûlé sauf la bibliothèque du professeur (pas la biblio qui est en
métal, les livres).
Alors se pose la question impossible: quel livre vaut la peine d'être gardé et
lequel ne le vaut pas?
Et c'est ici que ça se gâte. Le roman est présenté un peu sous
la forme d'une pièce de théâtre, présentation des lieux et dialogues
précédés du nom de celui qui parle. J'adore le théâtre.
Par contre, j'ai l'impression que c'est un roman bâclé, qui ne livre pas ce qu'il
a promis. On y retrouve bien quelques réflexions oiseuses et pédantesques sur la
Littérature (oui oui, avec un grand L imposant), mais pas de discussion de fond. Et le
tout se termine en queue de poisson.
C'est une façon comme une autre (et moins pénible que d'autres) de passer
le temps. Mais sans plus.
Note : 1.5/5
(SarahEmily)
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C'est un roman en dialogue. C'est cool, les dialogues sont savoureux. Ils sont aussi horribles,
cyniques, intellos, on parle beaucoup de littérature. C'est en temps de guerre alors on
sent le désespoir et le froid.
Je recommande d'ailleurs fortement de ne pas lire ce livre l'été à 30
degrés sous le soleil. Moi, j'aurais moins apprécié. Je recommande de lire
ce livre les pieds gelés. Pour en sentir toute la porté. Comme dirait Marina:
"L'enfer, c'est le froid".
On y cite plusieurs auteurs que je ne connais pas du tout. J'aurais aimé connaître
un peu les bouquins dont on parle dans ce roman. Ça m'a fait me sentir en dehors du
contexe. J'aime me plonger au creux du contexte quand je lis, mais là, j'ai aucune
opinion personnelle sur les auteurs mentionnés. J'aurais aussi aimé plus
d'horreur. On y effleure l'horreur sans vouloir la pénétrer complètement.
Est-ce voulu?
Ne connaissant pas A. Nothomb, j'ai de la difficulté à me faire une opinion
tranchée sur l'auteur de par ce livre dialogue.
Un bon petit, tout petit roman.
Note : 4/5
(Pico)
**********
À l'image de plusieurs romans de Nothomb, ce récit se déroule en
huit-clos. Il met en scène un professeur hideux et gros, son assistant et une
étudiante qui doivent, en temps de guerre, brûler des romans pour se
réchauffer. L'oeuvre de quel auteur doit-on mettre au feu en premier? Kleintbettingen?
Sterpenich? Faterniss?
Après la lecture de ce bouquin, je n'ai pas lu Nothomb pendant presqu'un an. J'ai eu
l'impression d'assister au ridicule de la joute verbale métaphysique et érudite
poussé à son extrême limite! Si on me demandait avec quoi me
réchauffer en temps de guerre, je dirais sans hésiter: "Les combustibles!"
Le hic, c'est qu'il ne brûlerait pas très longtemps...:)
Le lecteur est là à regarder des intellos discuter littérature en temps de
guerre, à se demander si l'Homme est plus important que la Culture, à tergiverser
pour savoir qui aime le plus Faterniss! R-I-D-I-C-U-L-E!!!
Cela ne fait pas image dans mon cerveau d'illettrée! Avec des auteurs connus, peut-être
aurai-je eu des doûtes? Mais là, franchement, j'aurais tout foutu au feu! Je ne
pouvais pas juger de rien, ne connaissant rien. Si on m'avait demandé, une vie humaine
vaut-elle que le monde se passe désormais de Hugo, de Sartre ou de Platon, je me serais
peut-être identifiée aux dilemmes moraux des personnages. Mais avec les auteurs
cités j'avais la nette impression d'assister à une joute verbale de martiens!
Un livre à lire pour notre "cultivation" personnelle! :)
Note : 1/5
(Lafilasse)
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