Le maître des âmes
(Gallimard/Folio, 2007, 280 pages)
Initialement publié en épisodes dans la revue "Gringoire".
Nice, 1920, Dario Asfar est aux abois. Jeune médecin,
"métèque" (mi-grec, mi-italien), il est cruellement dépourvu
d'argent. Sa jeune femme vient d'accoucher et il lui faut absolument trouver de
quoi subvenir aux besoins de sa famille. Acculé, il accepte d'effectuer un
acte que réprouve sa morale, de fil en aiguille il deviendra le "maître des
âmes", charlatan qui, sous couvert d'une psychanalyse revue et
corrigée par ses soins, prétend sauver les âmes torturées.
Tout d'abord, il faut lire la préface qui resitue le texte dans le contexte
politico-historique, la haine de l'étranger, la haute société
qui réprouve ces "levantins" et les considère avec mépris.
Un héros difficile à cerner, tantôt on plaint cet homme
réduit à mendier, à faire des actes immoraux... à
d'autres moments, on le mépriserait presque, incapable de se satisfaire de
sa réussite et qui, sous prétexte de faire vivre sa femme et son fils
dans l'aisance se compromet sans arrière pensée. A côté
de l'histoire, une peinture de la haute société amère : la
haine raciale, la mainmise de l'argent (dans ces périodes troublées
précédant la seconde guerre mondiale), la suffisance des nantis envers les
petites gens... J'ai parfois eu l'impression de lire un Balzac tellement les
personnages sont décortiqués dans leurs pensées les plus
profondes.
Encore une belle découverte.
Note : 4/5
(Doriane)
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C'est ma seconde lecture de cet auteur après "Le bal".
Ce roman tragique est très bien écrit, mais rentre parfois un peu
trop dans le détail de la psychologie des personnages.
Je ne me suis pas régalée, même si le contexte historique
était intéressant.
Note : 3/5
(Odilette)
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