Le bal
(Hachette, 2005, 125 pages)
1928, les Kampf sont devenus riches, à la faveur de boursicotages.
La mère, Rosine, rêve de faire partie de la haute
société, le père suit, personnage effacé ayant
épousé la secrétaire du patron chez qui il était
petit employé. Antoinette, 14 ans, étouffe sous le manque
d'affection de sa mère, ses remontrances permanentes. On
décide de donner un grand bal, d'en mettre plein les yeux, à
la façon "nouveaux riches". Antoinette est de corvée
d'invitation, avec sa belle écriture, profitant ainsi du bavardage
de ses parents. Seulement voilà, elle n'aura pas le droit de
participer à ce bal, Rosine ne pouvant supporter d'afficher
une fille déjà si grande, une rivale potentielle. Alors
Antoinette se vengera, sans préméditation, d'une façon
glaçante...
120 pages pures comme un diamant, une plongée parfaite dans la tête
d'une jeune fille rejetée, une claque incroyable pour
l'époque. Irène Némirovsky écrit ici un soufflet terrible pour sa
mère, petit roman écrit d'un jet entre deux chapitres d'un
autre, largement puisé dans sa propre vie...
A lire!
Note : 4.75/5
(Cuné)
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On ne peut pas en dire plus que le résumé sans dévoiler
l'histoire. J'ai passé un agréable moment. C'est drôle, moi j'ai
bien ri en imaginant l'histoire mais terrible pour l'affront que subit sa
mère. Mais qui sème le vent, récolte la tempête...
A lire!
Note : 4.5/5
(Felindra)
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Ce livre est d'un cynisme époustouflant et drôle! Oui, on s'amuse
devant les déconfitures de la famille Kampf, des nouveaux riches,
installés désormais dans un grand appartement blanc, dans un quartier
chic. Pour profiter de cette opulence, et l'exposer à la face du monde, ils
décident d'organiser un bal. Deux cents convives attendus, des mets
raffinés, des domestiques et des musiciens aguerris, la soirée
s'annonce éclatante; elle signera également l'apothéose de
Rosine Kampf, l'assoira parmi la classe bourgeoise qu'elle convoite avec
avidité. Bien entendu, les choses vont se passer autrement!
Au coeur de ce très court roman, on assiste au face-à-face impitoyable
entre deux femmes: la mère et la fille, quatorze ans, une gamine
dégingandée, releguée dans une lingerie pour passer la
soirée, alors que celle-ci désirait plus que tout faire son
entrée dans le monde! Enfant boudeuse, plus ou moins capricieuse, elle va se
venger, cruellement, et de manière perfide. Ce coup de maître est
jouissif! D'autant que le lecteur ricane des simagrées du couple Kampf, de
leurs prétentions en toc. La jalousie de la petite, elle, fait
également sourire: son âge lui donne des excuses à son
"voudrais-bien" grossissant. Car, après tout, le bal offre à chacun
une occasion unique de briller.
La tournure des événements prête résolument au texte
d'Irène Némirovsky une impertinence folle, de l'humour à se
moquer des classes bourgeoises, un aplomb et une ironie totalement acquis! "Le bal"
se lit à vitesse folle, c'est juste dommage!
Note : 4.5/5
(Clarabel)
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Cette histoire et très bien racontée. Le style est très actuel,
les sentiments de l'adolescence très bien décrits.
Cela me fait penser à un conte moral.
Note : 4/5
(Odilette)
********** Monsieur et Madame Kampf, nouveaux riches des années folles vont donner leur premier bal. L'occasion pour eux de se faire connaître par la bonne société. Naturellement, Antoinette, leur fille de 14 ans n'est pas conviée. C'est le coeur plein de rage qu'elle se vengera de façon éclatante.
Un livre qui critique la "grande" société se moquant de ses travers mais, surtout qui dépeint à merveille les tourments de l'adolescence, ses rêves, ses colères, sa tristesse. J'ai beaucoup aimé ce petit roman.
Note : 4.5/5
(Doriane)
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