Les amants du Spoutnik
(10/18, 2004, 270 pages)
Sumire est atypique, ne vit que pour la littérature, écrit,
écrit, écrit, mais n'est pas encore arrivée à la
maturité nécessaire. Son ami, K, instituteur est amoureux
d'elle, mais entre en scène Miu, et avec elle tout change. Sumire se
métamorphose, dépérit d'amour, non partagé. Car
Miu est intrigante, et va entraîner dans son monde une Sumire par trop
déboussolée...
Une splendide réussite ce roman, il nous plonge totalement en eaux
troubles. Une majeure partie rationnelle, qui décortique
merveilleusement l'amour, le désir, la transformation des êtres
pour plaire... Puis soudain on bascule, autre dimension, autre couleur
plus fantastique, avec épilogue ouvert, permettant d'extrapoler nos
propres conclusions. Assez ébourriffant!
Note : 4.8/5
(Cuné)
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Trois personnages, et l'amour entre eux.
Je n'ai pas aimé le style de l'auteur, je l'ai trouvé
impersonnel, sans talent, sans parler des répétitions de
détails inutiles; par exemple, "elle portait un chemisier sans
manches" apparait à tous les chapitres (seule la couleur change)
hum, bon mettons ça sur le compte de la traduction. Mais les
personnages restent superficiels. Ce qui n'arrange rien, je m'attendais
à être dépaysée, et j'ai été très
déçue de constater que les japonais mangent avec des couverts,
fument des Marlboros en écoutant Mozart ou Gilberto...
Quant à l'histoire, je l'ai trouvée navrante: un pot-pourri
de sentiments mielleux à l'eau de rose, pimenté d'un peu de
sexe et d'un peu de mystérieux, bof.
Le seul intérêt que j'ai pu trouver à ce livre, c'est
que j'y ai vu comme un reflet de la globalisation culturelle...
Note : 2.5/5
(Lassy)
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K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n'a que deux passions: la
littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au
sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et
triste, et gravite sur l'orbite de la solitude. Jusqu'au jour où
Sumire disparaît...
J'ai beaucoup aimé l'univers et l'écriture de Murakami, auteur
que je lisais pour la première fois. Il mêle avec brio les
situations concrètes et un aspect onirique, un peu
déstabilisant mais bien amené. J'ai particulièrement
aimé sa sensibilité, sa tendresse envers ses personnages sans
pour autant qu'il les ménage. L'auteur manie parfaitement les
passages narratifs, les dialogues, la présentation d'écrits:
cela peut sembler la moindre des choses de la part d'un écrivain
mais j'ai trouvé que Murakami faisait preuve d'une fluidité
remarquable en la matière. L'histoire est originale mais elle tire
l'essentiel de son charme des personnages. Pourtant, je ne peux
m'empêcher de penser que j'aurais aimé en savoir plus sur eux,
les retrouver dans un autre livre, les " voir " vivre. C'est aussi
vraisemblablement le signe que j'ai très apprécié ce
roman...
Pour rebondir ce qui a été dit sur son côté "pas assez
japonais", c'est justement ce qui m'a accroché. En
général, la littérature asiatique ne me parle pas alors
que là j'ai senti dès le début que j'avais trouvé
une possibilité d'entente. Et cette impression ne s'est jamais
démentie au fil du livre.
Note : 4.5/5
(Flo)
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K. est un jeune homme de 24 ans. Il est le narrateur, et parle de Sumire sa
meilleure et seule amie. K. aime Sumire, mais c'est un amour non partagé. La
seule préoccupation de Sumire est d'écrire, jusqu'au jour où
elle rencontre Miu, une femme plus âgée et mariée, dont elle
tombe amoureuse.
"Les amants du Spoutnik" est l'histoire de Sumire, de son amour de
l'écriture, de ses vaines tentatives pour écrire quelque chose de
cohérent, de ses longues conversations avec K. pour tenter de comprendre des
choses et d'autres. Cette vie va basculer suite à sa rencontre avec Miu.
Sumire va alors changer, elle va avoir du travail, va s'habiller
complètement différemment, et n'arrivera plus à écrire.
Ce livre montre bien le changement qui opère suite à la rencontre de
l'être aimé, ainsi que tout ce que Sumire a été capable de
faire, jusqu'où elle a suivi Miu. La dernière partie du roman devient
plus mystérieuse, on ne sait plus vraiment si un deuxième monde a
fait son entrée dans le livre.
Bien que de nombreuses questions restent sans
réponse, le livre n'en est pas moins très intéressant. Ces
trous que l'on n'arrive pas à combler sont un peu comme l'ignorance de ce
que l'on peut faire par amour, ou pour oublier, l'incertitude de ce qui arrivera
par la suite.
Note : 4/5
(Van)
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