La ballade de l'impossible
(Seuil/Points, 464 pages, 2003)
Mon avis est très mitigé. J'ai aimé et pas aimé en
même temps. J'ai d'ailleurs beaucoup de peine à en faire la
critique. Tout le long du livre j'ai été balancée entre
l'envie d'arrêter et l'envie de continuer. Mais c'était plus
fort que moi je voulais savoir la fin alors j'ai continué. Climat
étrange, situation bizarre. Le style est très
détaillé, trop par moments. Mais c'est en même temps le
côté fort de l'auteur. La maison de repos m'a fait penser
à une secte. Bref. Livre envoûtant et dérangeant. Moi, il
m'a plus dérangée que envoûtée. Je n'ai pas
été émue. Et comme je fonctionne avec les
émotions. Eh bien...
Note : 2/5
(Felindra)
**********
Un des tout premiers romans de Murakami, le style est plus linéaire,
romantique et réaliste que la suite de son oeuvre. C'est le roman
qui a fait de lui une superstar au Japon, ce qui l'a décidé
à s'exiler de son pays pendant de longues années. Il a
refusé la publication de ce roman en langue étrangère
pendant plusieurs années, le jugeant trop mièvre. Il y a une
part d'autobiographie dans ce roman, ce qui a peut-être
contribué à sa réticence.
C'est un étrange triangle amoureux entre Watanabe, Naoko et Midori.
Watanabe et Naoko sont unis par un souvenir douloureux, et par le
sentiment protecteur qu'il éprouve envers elle, d'une
fragilité extrême, déjà plus près des morts
que des vivants; d'un autre côté, il est attiré par
Midori, vive, dynamique et émancipée. Choisira-t-il le
passé ou le présent? Aura-t-il le choix?
Ici on trouve tous les éléments qui ont fait de Murakami un
succès au Japon: ses références à la pop culture,
le miroir qu'il place devant les Japonais modernes, qui ont des taux de
tabagisme et de suicide les plus élevés au monde. Belle
lecture, un peu romantique, oui, mais envoûtante. La fin reste
ouverte et porte à réflexion.
Note : 4/5
(Venusia)
**********
L'histoire est racontée par Watanabe, étudiant à Tokyo,
qui retrouve par hasard une amie d'enfance nommée Naoko. Il est
amoureux d'elle, mais cette relation semble impossible. Naoko est
perturbée et tourmentée et difficilement accessible depuis le
suicide de son petit ami. Watanabe fera également la rencontre de
Midori, une jeune étudiante, relation qui va s'avérer tout
aussi compliquée...
Globalement, j'ai bien aimé ce bouquin qui traite de la folie, de la
solitude et de la souffrance qui peut mener jusqu'à la mort, des
thèmes assez troublants. Les personnages sont imparfaits, tordus,
torturés, et j'adore ça! J'ai particulièrement
apprécié les passages où le personnage de Reiko raconte
son histoire peu banale au narrateur. Par contre, j'ai l'impression que
l'auteur aurait pu développer davantage autour de la folie habitant
ses personnages. De plus, j'ai trouvé le rythme assez inégal;
parfois j'étais tout à fait accrochée alors que d'autres
fois, je m'ennuyais royalement. Le style de Haruki Murakami m'a paru pour
ce titre assez ordinaire.
Bref, un beau moment de lecture, mais un titre qui ne m'a pas marqué.
Note : 3.75/5
(Cocotte)
**********
Résumé: Alors qu'il était lycéen à Kobé, Watanabé a
fait l'expérience douloureuse de la mort avec le suicide de son
meilleur ami, Kizuki. Il a décidé de partir faire ses
études à Tokyo pour tourner la page. Mais un jour, par hasard,
il rencontre Naoko, la petite amie de Kizuki. Les deux gens vont prendre
l'habitude de passer leurs dimanche ensemble et Watanabe ne va pas tarder
à tomber amoureux de Naoko. Mais la jeune fille, qui n'a jamais
vraiment surmonté la mort de son ami, est bientôt
obligée de partir en maison de repos. En son absence, Watanabé
fait la connaissance d'une étudiante fantasque, Midori, qui a, elle
aussi, été confrontée à la mort.
Mon avis: J'ai bien du mal à parler de ce livre qui m'a laissé
des sentiments ambivalents. D'un côté, cette histoire se lit
bien, parce que le style en est fluide et les personnages très
attachants. Mais, à tout moment, on se demande où l'auteur
veut en venir. Il y a des tas d'éléments dans ce roman qui
paraissent étonnants et n'apportent rien à l'histoire. Le
narrateur vit dans un foyer qui ressemble à une école
militaire, il partage sa chambre avec un obsédé de la
propreté qu'il surnomme "le facho", il n'a quasiment pas d'ami, on
se demande où sont ses parents, il poursuit des études qui ne
le passionnent pas. D'ailleurs toute l'histoire manque
singulièrement de passion.
Et j'ai trouvé notamment curieux le
contraste entre la difficulté qu'éprouvent tous ces jeunes
gens à parler de leurs émotions et la facilité avec
laquelle ils parlent de sexe. La maison de repos dans laquelle vit Naoko
se situe à la limite du fantastique et le personnage de Reiko, qui
partage sa chambre, est très dérangeant. Le narrateur a fait
un long voyage pour venir voir son amie, mais il passe la majeure partie
de son temps avec une inconnue qui lui raconte sa vie. Le point commun
à tous ces jeunes gens semblent être leur impossibilité
à communiquer. Naoko ne parvient pas à exprimer sa douleur
à Watanabé, qui lui ne parvient pas à parler
sincèrement avec Midori. Midori raconte que son père est parti
en Uruguay alors qu'il est en train de mourir d'une tumeur au cerveau. Et
la fin laisse au lecteur un immense sentiment de frustration: il semble
que la mort de Naoko ait libéré la parole de Watanabe, mais ce
n'est pas sûr.
Extrait: "Au fur et à mesure qu'on avançait dans la saison, je
sentais mon coeur trembler et osciller de plus en plus. Ce tremblement
venait en général vers le soir. Dans la pénombre où
flottait légèrement le parfum des magnolias, mon coeur se
gonflait sans raison et se mettait à trembler, à
s'ébranler avant d'être atteint par la douleur. Dans ces
moments-là, je fermais les yeux, immobile, les dents serrées.
Et j'attendais que ça se calme. Cela durait longtemps avant de
passer, laissant persister une violente douleur."
Note : 2.5/5
(Papillon)
**********
Watanabe, fraîchement arrivé à l'université, se rappelle
de son meilleur ami qui s'est suicidé à 17 ans, lorsqu'il rencontre
l'ancienne petite amie, Naoko, de celui-ci. Watanabe et Naoko vont se rencontrer
à plusieurs reprises, mais Naoko ne semble pas aller très bien et va
bientôt dans une maison de repos. Entre temps, Watanabe rencontre Midori, une
jeune fille très extravertie.
"La ballade de l'impossible" est intéressant puisqu'il permet de voir ces
différents personnages et leurs réactions après la mort
d'êtres proches. Ce livre est différent de la plupart des livres de
Murakami que j'ai lus, pas de situations totalement invraisemblables comme dans "La
course au mouton sauvage" par exemple, ou d'autres de ses livres. C'est un bon
livre, j'ai bien aimé le personnage de Midori, fantasque quoiqu'il arrive.
Note : 4/5
(Van)
|