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Haruki Murakami
La ballade de l'impossible
(Seuil/Points, 464 pages, 2003)

Mon avis est très mitigé. J'ai aimé et pas aimé en même temps. J'ai d'ailleurs beaucoup de peine à en faire la critique. Tout le long du livre j'ai été balancée entre l'envie d'arrêter et l'envie de continuer. Mais c'était plus fort que moi je voulais savoir la fin alors j'ai continué. Climat étrange, situation bizarre. Le style est très détaillé, trop par moments. Mais c'est en même temps le côté fort de l'auteur. La maison de repos m'a fait penser à une secte. Bref. Livre envoûtant et dérangeant. Moi, il m'a plus dérangée que envoûtée. Je n'ai pas été émue. Et comme je fonctionne avec les émotions. Eh bien...

Note : 2/5
(Felindra)
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Un des tout premiers romans de Murakami, le style est plus linéaire, romantique et réaliste que la suite de son oeuvre. C'est le roman qui a fait de lui une superstar au Japon, ce qui l'a décidé à s'exiler de son pays pendant de longues années. Il a refusé la publication de ce roman en langue étrangère pendant plusieurs années, le jugeant trop mièvre. Il y a une part d'autobiographie dans ce roman, ce qui a peut-être contribué à sa réticence.

C'est un étrange triangle amoureux entre Watanabe, Naoko et Midori. Watanabe et Naoko sont unis par un souvenir douloureux, et par le sentiment protecteur qu'il éprouve envers elle, d'une fragilité extrême, déjà plus près des morts que des vivants; d'un autre côté, il est attiré par Midori, vive, dynamique et émancipée. Choisira-t-il le passé ou le présent? Aura-t-il le choix?

Ici on trouve tous les éléments qui ont fait de Murakami un succès au Japon: ses références à la pop culture, le miroir qu'il place devant les Japonais modernes, qui ont des taux de tabagisme et de suicide les plus élevés au monde. Belle lecture, un peu romantique, oui, mais envoûtante. La fin reste ouverte et porte à réflexion.

Note : 4/5
(Venusia)
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L'histoire est racontée par Watanabe, étudiant à Tokyo, qui retrouve par hasard une amie d'enfance nommée Naoko. Il est amoureux d'elle, mais cette relation semble impossible. Naoko est perturbée et tourmentée et difficilement accessible depuis le suicide de son petit ami. Watanabe fera également la rencontre de Midori, une jeune étudiante, relation qui va s'avérer tout aussi compliquée...

Globalement, j'ai bien aimé ce bouquin qui traite de la folie, de la solitude et de la souffrance qui peut mener jusqu'à la mort, des thèmes assez troublants. Les personnages sont imparfaits, tordus, torturés, et j'adore ça! J'ai particulièrement apprécié les passages où le personnage de Reiko raconte son histoire peu banale au narrateur. Par contre, j'ai l'impression que l'auteur aurait pu développer davantage autour de la folie habitant ses personnages. De plus, j'ai trouvé le rythme assez inégal; parfois j'étais tout à fait accrochée alors que d'autres fois, je m'ennuyais royalement. Le style de Haruki Murakami m'a paru pour ce titre assez ordinaire.

Bref, un beau moment de lecture, mais un titre qui ne m'a pas marqué.

Note : 3.75/5
(Cocotte)
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Résumé: Alors qu'il était lycéen à Kobé, Watanabé a fait l'expérience douloureuse de la mort avec le suicide de son meilleur ami, Kizuki. Il a décidé de partir faire ses études à Tokyo pour tourner la page. Mais un jour, par hasard, il rencontre Naoko, la petite amie de Kizuki. Les deux gens vont prendre l'habitude de passer leurs dimanche ensemble et Watanabe ne va pas tarder à tomber amoureux de Naoko. Mais la jeune fille, qui n'a jamais vraiment surmonté la mort de son ami, est bientôt obligée de partir en maison de repos. En son absence, Watanabé fait la connaissance d'une étudiante fantasque, Midori, qui a, elle aussi, été confrontée à la mort.

Mon avis: J'ai bien du mal à parler de ce livre qui m'a laissé des sentiments ambivalents. D'un côté, cette histoire se lit bien, parce que le style en est fluide et les personnages très attachants. Mais, à tout moment, on se demande où l'auteur veut en venir. Il y a des tas d'éléments dans ce roman qui paraissent étonnants et n'apportent rien à l'histoire. Le narrateur vit dans un foyer qui ressemble à une école militaire, il partage sa chambre avec un obsédé de la propreté qu'il surnomme "le facho", il n'a quasiment pas d'ami, on se demande où sont ses parents, il poursuit des études qui ne le passionnent pas. D'ailleurs toute l'histoire manque singulièrement de passion.

Et j'ai trouvé notamment curieux le contraste entre la difficulté qu'éprouvent tous ces jeunes gens à parler de leurs émotions et la facilité avec laquelle ils parlent de sexe. La maison de repos dans laquelle vit Naoko se situe à la limite du fantastique et le personnage de Reiko, qui partage sa chambre, est très dérangeant. Le narrateur a fait un long voyage pour venir voir son amie, mais il passe la majeure partie de son temps avec une inconnue qui lui raconte sa vie. Le point commun à tous ces jeunes gens semblent être leur impossibilité à communiquer. Naoko ne parvient pas à exprimer sa douleur à Watanabé, qui lui ne parvient pas à parler sincèrement avec Midori. Midori raconte que son père est parti en Uruguay alors qu'il est en train de mourir d'une tumeur au cerveau. Et la fin laisse au lecteur un immense sentiment de frustration: il semble que la mort de Naoko ait libéré la parole de Watanabe, mais ce n'est pas sûr.

Extrait: "Au fur et à mesure qu'on avançait dans la saison, je sentais mon coeur trembler et osciller de plus en plus. Ce tremblement venait en général vers le soir. Dans la pénombre où flottait légèrement le parfum des magnolias, mon coeur se gonflait sans raison et se mettait à trembler, à s'ébranler avant d'être atteint par la douleur. Dans ces moments-là, je fermais les yeux, immobile, les dents serrées. Et j'attendais que ça se calme. Cela durait longtemps avant de passer, laissant persister une violente douleur."

Note : 2.5/5
(Papillon)
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Watanabe, fraîchement arrivé à l'université, se rappelle de son meilleur ami qui s'est suicidé à 17 ans, lorsqu'il rencontre l'ancienne petite amie, Naoko, de celui-ci. Watanabe et Naoko vont se rencontrer à plusieurs reprises, mais Naoko ne semble pas aller très bien et va bientôt dans une maison de repos. Entre temps, Watanabe rencontre Midori, une jeune fille très extravertie.

"La ballade de l'impossible" est intéressant puisqu'il permet de voir ces différents personnages et leurs réactions après la mort d'êtres proches. Ce livre est différent de la plupart des livres de Murakami que j'ai lus, pas de situations totalement invraisemblables comme dans "La course au mouton sauvage" par exemple, ou d'autres de ses livres. C'est un bon livre, j'ai bien aimé le personnage de Midori, fantasque quoiqu'il arrive.

Note : 4/5
(Van)







Kafka sur le rivage,
La fin des temps,
Au sud de la frontière à l'ouest du soleil,
Les amants du Spoutnik,
La ballade de l'impossible,
Chroniques de l'oiseau à ressort,
La course au mouton sauvage,
Après le tremblement de terre

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