Chroniques de l'oiseau à ressort
(Seuil/Points, 847 pages, 2004)
Commencer à lire ces chroniques de l'oiseau à ressort, c'est
entrer dans un univers tout à fait unique!
Toru Okada est un jeune homme aux dehors banals, chômeur au foyer, il
s'occupe petitement durant la journée, en attendant le retour du
travail de sa femme, Kumiko. Ils habitent une petite maison louée
par son oncle, dans une banlieue tranquille de Tokyo. Un jour, alors qu'il
se fait cuire des pâtes, le téléphonne sonne, et une voix
féminine lui demande 10 mn de son temps afin de mieux se
comprendre... A partir de là, petit à petit, toute la vie de Toru va
basculer, comme dans un univers parallèle, sans jamais lâcher
totalement prise avec la vraisemblance, tout en s'éloignant
concentriquement...
C'est littéralement envoûtant. Ça foisonne de mille histoires
tissées les une dans les autres, dans des registres très
différents.
L'écriture de Murakami est magistrale, capable de nous horrifier
complètement pour nous désarçonner juste après, ou
nous faire ressentir toute la langueur de certaines journées au
soleil... Jeu de piste à travers les dimensions, on se délecte
de chaque mot, chaque phrase, chaque histoire, y plongeant avec tant de
volupté qu'il est franchement difficile de démêler le
sens final, d'expliquer tous les points un à un.
L'oiseau à ressort c'est vraiment ce genre de livres à qui une
seule lecture ne suffit pas, et à la limite il faut le lire à
plusieurs pour confronter ses opinions étape par étape.
J'ai beaucoup aimé aussi les expressions récurrentes,
délicieusement surannées "en voilà bien une autre!"
pour marquer la surprise et "elle est bien bonne!" la
stupéfaction. Aussi de tomber sur les paroles de Simon & Garfunkel au détour d'une
page, sans oublier certains passages à la portée
philosophique.
Quand on lit l'oiseau à ressort, c'est la personnalité de
Toru qui donne le ton, à son instar on prend les
évènements avec le plus de placidité possible, on les
inclut dans la normalité. Mais bien obligé de cogiter,
après, pour relier le tout!
Note : 4.8/5
(Cuné)
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Ça été long, mais j'en suis venue à bout.
847 pages, mais 847 pages de pur délice. Je n'ai pas l'habitude
d'être attirée par les livres à caractère
fantastique, mais celui-ci a attiré mon attention au Salon du livre
de Québec. Dès le début, des choses bizarres attirent
le lecteur et incitent à continuer. En ayant lu la critique de
Cuné, je savais que je ne devais pas m'attendre à avoir
réponse à toutes mes questions, mais j'avoue être
resté sur mon appétit à la fin. Je dois me faire
à l'idée que les livres ne se terminent pas toujours par
"Ils vécurent heureux et eurent tous plein d'enfants."
Je pense que ce livre est idéal pour les gens curieux. On s'immisce dans la
vie de plusieurs personnages du livre et ça rend la lecture
délicieuse. Plus le livre avance, plus on a le goût de le
terminer pour voir ce qui va arriver. Il faut être patient parce que
le livre est en fait trois livres réunis pour l'édition
étrangère. Je le conseille aux lecteurs avides de nouvelles
saveurs et patients! Il faut aussi être prêt à ne pas
tout comprendre et un bon esprit de déduction ne fera pas de tort.
Ça m'a donné le goût de lire ses autres livres, mais je
vais prendre une petite pause, question de me remettre de la longueur de
ce livre et de toutes les péripéties s'y rattachant.
Note : 4.5/5
(Nyahblue)
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Toru Okada voit sa vie basculer petit à petit, peu après avoir
quitté son travail et la disparition de son chat. Une succession de choses
qui semble annoncer un changement : il rencontre une drôle de femme du nom de
Malta Kano, reçoit un mystérieux coup de fil... Le summum sera
atteint lorsque sa femme Kumiko le quitte. Il n'aura plus qu'une envie, comprendre
pourquoi sa femme l'a quitté et depuis quand elle avait commencé
à s'éloigner de lui. La réalité va bientôt se
mélanger aux rêves.
Une fois de plus, Haruki Murakami s'en sort très bien en mélangeant
rêve et réalité. On rencontre de nombreux personnages aussi
bizarres les uns que les autres : les deux soeurs Kano, la voisine de Toru Okada,
le beau-frère de celui-ci... C'est assez difficile de parler de ce livre,
une fois plongé on ne peut que continuer à lire, pour savoir si Toru
arrivera à trouver toutes ses réponses. C'est un peu une sorte de
quête qu'il entreprend, beaucoup de rêves qui n'en sont pas vraiment,
beaucoup de réflexion...
Note : 4.5/5
(Van)
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