Voyage de noces
(Gallimard/folio, 1992, 157 pages)
A la brèche de la quarantaine, un homme se retrouve par hasard et par une chaude
journée d'août dans un hôtel de Milan où, trois jours auparavant,
une femme française s'est donnée la mort. Emu par le sort de sa compatriote,
il recherche plus de renseignements sur la malheureuse et la lecture de son nom dans un
entrefilet du journal le plonge brusquement dans son passé.
Il organise alors sa propre disparition, quitte sa femme, ses amis et part sur les traces d'Ingrid, de sa fuite
de Paris et de la France occupée, de sa vie dans les grands hôtels désertés
de la Côte d'Azur, en attendant la fin de la guerre et de la persécution, sa vie
de couple chaotique, sa solitude inaltérable.
Patrick Modiano n'est pas un auteur à lire en cas de déprime passagère.
Ses romans sont simples, beaux, désespérants. Le poids de la vie se ressent de
façon intolérable, mais, toujours, une légèreté de
poème permet d'échapper à la lourdeur du destin.
Note : 4/5
(Laetitia)
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