Des inconnues
(Gallimard/folio, 2000, 170 pages)
Le livre comporte trois parties, l'auteur nous présente trois
jeunes femmes. A la fin de chaque histoire on n'a pas appris grand chose, pas même le
prénom de chacune!
Le premier récit, juste pour donner une idée: Une jeune femme dont on ne sait
rien rencontre un homme dont on ne saura pas grand chose! Entre eux on ignore les
véritables relations. L'homme craint que sa compagne ne s'ennuie, et il lui donne des
liasses de billets de banque pour qu'elle fasse les magasins. Elle s'achète un imperméable
et des chaussures! Les deux autres récits sont à peine plus haletants!
Le roman est bien écrit, et l'on arrive à le lire mais il ne se passe rien!
Beaucoup d'errance dans Paris, des soirées au cinéma ou au restaurant.
Note : 2/5 (car ça se lit quand même!)
(Nimbus)
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Votre critique générale est injuste. Même si les "histoires" sont non
narratives, ce livre parle au coeur de l'insignifiance de la vie.
Note : 5/5
(Akibar, 57 ans, Strasbourg)
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Trois nouvelles, trois portraits, trois femmes à découvrir et
explorer. Pourquoi pas... Vu et déjà vu mais en même temps,
tellement plein de promesses. Sauf qu'ici, Modiano n'arrive pas à se
dépêtrer des clichés. L'impression plus d'une fois de lire un
Harlequin un peu plus intello et mieux écrit, sans plus.
Premier récit, le cliché de la jeune fille désabusée
qui monte à Paris et y rencontre l'amour, le temps d'une liaison d'un mois.
Que c'est banal, que c'est mauvais comme scénario. Rien
d'imprévisible ne se passe, le temps s'écoule et puis voilà,
l'homme disparaît et la pauvrette se retrouve bien malheureuse. Sans compter
que comme dans les mauvais films, tout s'arrange pour elle, elle a des amis sur
place, Paris n'est pas un enfer, loin de là, c'est si facile.
La seconde nouvelle avait une allure intéressante, une jeune pensionnaire
dans un endroit sévère qui rêve d'une autre vie, s'amuse
à Annecy et finit par s'en sortir. Autre scénario bien
téléphoné mais Modiano va cependant un peu plus loin que dans
le premier texte, il détaille les efforts et la souffrance. Enfin son
héroïne semble réelle! La fin gâche tout. Facile,
simpliste même, une pirouette de fainéant qui n'a pas envie d'aller au
fond des choses.
Le dernier récit ne va nulle part! Pas terriblement bien écrit, il
raconte l'approche, par un groupe de joyeux illuminés mi-sectaires
mi-mystiques, d'une jeune fille débarquée de Londres à Paris
pour surveiller le studio d'un ami. Naïve et esseulée, la jeune fille
se laisse avoir par ces gens. Point barre. Sont-ils pervers, peu scrupuleux,
gentils, naïfs eux-aussi, dominés ou dominants... Le lecteur n'en saura
rien et Modiano ne lui laisse même pas quelques pistes utiles pour imaginer
soi-même la suite. Cela s'achève à nouveau avec une fin facile.
Voilà qui ne me réconcilie guère avec cet auteur auquel j'ai
plus d'une fois reproché d'écrire le même livre. Un ami m'a dit
un jour "Peut-être ne peut-il pas faire autrement, il ne sait pas
écrire autre chose". Doute de ma part... Vérification faite!
Dès qu'il parle de quelqu'un d'autre que lui et ses petits soucis habituels,
on tombe dans le plat du plat. Pas pour moi!
Note : 0.5/5
(Sahkti)
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