Villa week-end
(Jean-Claude Lattès, 2003, 136 pages)
Après la lecture de "Seul dans Berlin" de Hans Fallada, qui relate la vie dans
un quartier berlinois lors de la guerre, ce récit de Nine Moati sur la vie
d'un cercle d'amis à Tunis à la même époque ne peut
arriver à nous émouvoir autant. Je ne me suis guère
attachée à ces personnages mais surtout, ne connaissant aucunement
l'histoire de la Tunisie, j'ai été très souvent confuse et
irritée de ne pas trop saisir certains concepts ou de ne pas connaître
la foule de personnalités historiques dont l'auteure nous parle. Au
contraire de Elsa Osorio ("Luz ou le temps sauvage") qui nous relate l'histoire de
son pays en prenant pour acquis que nous ne la connaissons peut-être pas,
Nine Moati nous plonge immédiatement dans l'action sans aucun point de
repère. Malgré tout, j'ai apprécié son écriture
claire et je vais certainement tenter une autre lecture.
Note : 2/5
(Philcabzi5)
**********
J'ai bien apprécié ce petit livre qui nous emmène en Tunisie
où fleure un parfum de jasmin. On se retrouve en période de guerre,
et on constate que les Juifs y sont aussi poursuivis, arrêtés et
déportés. Et pourtant dans la villa week-end, c'est un monde
varié qui s'y croise en bonne entente, Juifs, Musulmans et Chrétiens.
On s'attache aux personnages de Claire, la Française, et de Maya la
Tunisienne qui deviennent de très bonnes amies que la guerre rapprochera
encore.
Note : 4/5
(celene721)
**********
Petit roman de par sa taille, "Villa Week-end" nous emmène en Tunisie dans les
années 30 et 40. A travers le destin de deux femmes, Maya, la Juive
Tunisienne, et Claire, la Française, Nine Moati retrace cette période
trouble que fut la guerre avec l'occupation allemande, les privations dont fut
victime l'importante population juive de Tunis et les relations tumultueuses entre
les différentes communautés de l'époque à savoir les
Juifs, les Musulmans, les Italiens, les Français...
Un récit d'une écriture très simple et qui, par
conséquent, se lit vite et bien. Le lecteur pourra certes avoir l'impression
que Nine Moati aurait pu développer un peu plus son sujet et ses
personnages. Néanmoins, l'atmosphère de l'époque est plutôt
bien restituée avec cette ambiance coloniale du Maghreb. On
découvre ainsi une partie méconnue de la seconde guerre mondiale
puisque Nine Moati décrit ici ses conséquences dans les colonies
françaises ainsi que le début du rejet du colonialisme français avec
des personnages comme Bourguiba, qui dans les années suivantes, allaient
prendre de l'importance.
Certes, "Villa Week-end" n'a pas la force de persuasion de d'autres romans traitant
de la seconde guerre mondiale et de ses conséquences. Cependant, ce roman
permet de retracer une part ignorée de l'histoire tunisienne dans toute sa
beauté et son horreur.
Note : 3/5
(liza_lou)
|