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Nine Moati

Deux femmes à Paris
(Ramsay/poche, 2007, 291 pages)

1935, c'est l'histoire de deux jeunes femmes, Maya et Maud vivant dans un immeuble à Paris, elles habitent sur le même palier, très différentes l'une de l'autre rien ne laissait imaginer qu'elles deviennent amies. Leur amitié a commencé lors de l'accouchement de Maya qui était en danger de mort, fut sauvée grâce à Maud. La guerre est déclarée, pour ces deux femmes assez isolées, cette amitié va les aider à traverser la période de l'occupation allemande. Maya, Juive Tunisienne a quitté Tunis avec son mari Aldo, cela pour toujours, elle regrette le soleil de son pays, vit avec le souvenir de sa mère décédée, souvent seule car Aldo est journaliste et souvent absent. Quand à Maud, ancienne prostituée des bas-fonds de Marseille, elle s'est reconstruite une vie à Paris en se faisant offrir un atelier de modiste par son amant Marcel qui est un gros financier des ligues d'extrême-droite. Maya restée seule avec sa fille, sans nouvelle d'Aldo entré en résistance survivra aux persécutions, grâce à l'aide de son amie qui vit une grande passion avec un officier allemand. Ces deux femmes affronteront les difficultés de la guerre grâce à leur courage et la profonde amitié qui leur sauvera plusieurs fois la vie, mais comme dans tous romans faciles à lire tout finira bien.

Un roman très facile à lire, certes avec quelques drames, les thèmes de l'amitié, de la solidarité, de la peur, de l'amour et de la délation y sont largement développés, beaucoup de personnages sont sympathiques si l'on excepte les délateurs et Marcel. Sur fond de guerre qui ne nous apprend rien de plus que ce que l'on sait déjà. C'est une histoire très simple, parfois un peu trop.

Note : 3/5
(Lalyre)
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Moyennement convaincue par ce roman, mais je ne peux dire avec conviction si il s'agit de l'histoire qui me plaît moins ou si c'est dû à l'écriture en elle-même.

La guerre est un sujet difficile, passionnel et parfois galvaudé. J'ai l'impression que ce côté passionnel a pris le dessus dans cette histoire d'amitié. Une amitié merveilleuse, certes, mais justement, un peu trop à mes yeux. Par moments pathétique ou guimauve, quelque peu attendu. Cela se lit avec fluidité mais voilà, en refermant le livre, j'ai le sentiment qu'il me manque quelque chose.

Il y a de beaux passages, des moments très difficiles sont évoqués et on ne peut qu'être admiratif devant le courage de certains pendant la guerre et révolté par ce qui leur arrive. Mais voilà, au-delà de ces évidences, j'ai trouvé peu de choses pour remplir tout le reste. Dommage, mais je vais poursuivre l'exploration de l'oeuvre de Nine Moati.

Note : 2,5/5
(Sahkti)
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Un roman sympathique et agréable à lire mais qui manque un peu d'originalité. En même temps, c'est difficile de raconter une histoire sur la seconde guerre mondiale sans toujours évoquer les mêmes sujets. Donc, bien sûr, on y retrouve les collabos, les résistants, les nazis, et au milieu de tout ça de simples gens qui tentent de survivre tant bien que mal. J'ai été touchée, oui, mais comment ne pas être touchée par le destin tragique des Juifs enfermés au Vel'd'Hiv et de tous les autres innocents plongés au coeur de cette guerre?

J'ai vu que ce roman a été adapté pour la télévision, ça ne m'étonne pas, c'est tout à fait le genre d'histoire pour faire un téléfilm.

En résumé, je n'ai pas détesté, mais on ne peut pas dire que j'ai été super emballée.

Note : 3/5
(Lyreek)








Le palais de la Néva,
Deux femmes à Paris,
La maison aux mirages,
Villa week-end,
Mon enfant ma mère,
Une terrasse sur le Nil



Nine Moati est issue d'une famille tunisienne de trois enfants, Serge, Nine et Henri. Leur père est journaliste politique et prend parti très tôt pour l'indépendance de la Tunisie, quant à leur mère elle devient par hasard gérante d'une compagnie de taxis. En 1941, la famille de Nine quitte Paris où elle s'était installée pour Tunis. Quand les Allemands débarquent à Tunis, le père de Nine s'engage dans la résistance, mais il est arrêté et déporté avec les membres de son réseau. Il revient de sa déportation mais meurt de problèmes cardiaques alors que Nine est encore mineure. Peu de temps avant ce décès, Nine apprend que sa mère est condamnée, que son cancer du sein ne lui permettra pas de vivre plus de deux mois. Nine encaisse le coup, elle s'occupe de sa mère jusqu'au dernier moment puis vend la maison familiale de Tunis et part étudier à Paris, en emmenant son petit frère, Henri. Là, elle suit une école de journalisme et travaille longtemps à la radio, avant de rejoindre la rédaction du magazine "Elle". Elle écrit ensuite plusieurs romans, le premier étant "Mon enfant, ma mère". Mariée, Nine Moati vit à Paris et a deux filles: Marie Cariés, comédienne, et Lucie Cariés, réalisatrice.





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