Le club des rats de biblio-net
Sylvain Meunier est né à Lachine en 1949.
Romancier, il possède un baccalauréat en Études françaises de
l'Université de Montréal comportant un sujet mineur en Éducation.
Spécialisé en adaptation scolaire, il enseigne depuis plus de vingt ans dans
diverses écoles.
Sylvain Meunier a écrit des articles pour plusieurs
périodiques. En 1993, il lit une nouvelle intitulée La Première
Mort à Radio-Canada FM, pour le Concours de nouvelles.
Bibliographie
- Fleur-Ange ou Les Poètes n'ont pas de fils
roman, Éditions Québec/Amérique, 1995
- Les noces d'eau
roman, Éditions Québec/Amérique, 1995
- Enquête sur la mort d'une vierge folle
roman, Éditions Québec/Amérique, 1997
- Enquête sur le viol d'un père Noël
roman, Éditions Québec/Amérique, 1998
- La petite hindoue
roman, Guy St-Jean éditeur, 1999
- Meurtre au bon Dieu qui danse le twist
roman, Vents d'Ouest, 2000
- La dernière enquête de Julie Juillet
roman, Vents d'Ouest, 2002
- Michel ou l'ultime envol
roman, Lanctôt, 2002
- Lovelie d'Haïti
roman, La courte échelle, 2003
- Lovelie d'Haïti II: Le temps des déchirures
roman, La courte échelle, 2004
Littérature jeunesse
- Fleur de papier
conte pour enfants, Éditions Paulines, 1971
- L'arche du millénaire
roman pour ados, Éditions de la Paix, 2001
- Le cheval d'Isabelle
roman jeunesse, Vents d'Ouest, 2002
- Le seul ami
roman jeunesse, La courte échelle, 2002
Liens
Entrevue audio avec Stanley Péan
Québec Amérique
Vents d'Ouest
Critique - Le seul ami
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Lovelie D'Haïti
Lovelie D'Haïti II
Enquête sur la mort d'une vierge folle
Biographie
Bibliographie
Liens
Lovelie D'Haïti II: Le temps des déchirures
Lovelie est maintenant rendue à l'aube de l'adolescence et débute son
secondaire. Elle est heureuse et habite dans une famille québécoise qui la
considère comme sa seconde fille. À l'école, tout va aussi très
bien. Elle est même première de classe. Mais le passage au secondaire
s'accompagne aussi de nombreux changements dont le retour d'anciens amis, pas tous
recommandables, et l'arrivée de sa famille à Montréal. Tout ça
aura pour effet de chambarder la vie de la petite Lovelie.
Dans cette suite, j'ai retrouvé le charme du premier tome! L'atmosphère n'est pas
nécessairement gaie mais on partage la vie des personnages et on accroche à
l'histoire. D'autant plus que j'avais l'impression de retrouver des gens que je côtoie
tous les jours, autant des collègues que des élèves. C'est comme si on
m'avait raconté les péripéties d'une de mes étudiantes. C'est donc
un roman qui reflète bien, malheureusement, la vie de plusieurs adolescentes vivant au
Québec. Espérons que le roman aura au moins le mérite d'ouvrir les yeux
de certaines personnes et d'empêcher que certaines situations désolantes se
reproduisent à l'infini.
Voici donc un roman qui se lit très bien et qui nous fait découvrir certaines
facettes de Montréal qui sont souvent abordées dans les journaux mais jamais
explorées en profondeur. C'est donc une lecture à la fois distrayante et
instructive, sans être moralisatrice.
Note : 4/5
(Frisette)
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Lovelie D'Haïti
(Éd. La Courte Échelle, 2003, 348 p.)
Lovelie est une petite fille qui a vécu à Haïti jusqu'à l'âge
de 6 ans. Sa famille était très pauvre et ne pouvait l'envoyer à
l'école. Un cousin de sa mère s'est occupé de l'envoyer
à Montréal dans une famille haïtienne, les Jolicoeur, qui devait la prendre
en charge afin qu'elle puisse aller à l'école et possiblement devenir une
infirmière selon le plus grand souhait de son père.
Alors à six ans Lovelie débarque à Montréal, c'est un choc terrible
d'abord de quitter les siens puis de débarquer dans un monde inconnu et ce en plein hiver
québécois et surtout faire la connaissance de cette famille pour qui elle n'est
qu'une esclave. On lui avait menti, on avait menti à ses parents... Lovelie n'a pas le
droit d'aller à l'école, ses journées ne sont que corvées
par-dessus corvées sans compter les mauvais traitements dont elle
écope plus souvent qu'à son tour. L'adolescente de la famille l'entraine même dans un
réseau de prostitution infantile. Et puis un jour une voisine se rend compte qu'il se passe
des choses anormales chez les Jolicoeur, mais ça prend bien du temps avant qu'on ne bouge...
L'histoire de Lovelie n'est pas une histoire vécue mais c'est une histoire qu'ont vécue
certains enfants haïtiens à Montréal.
Sylvain Meunier a une écriture plutôt ordinaire, on est loin de la littérature
avec un grand L mais il sait très bien raconter une histoire qui de plus est très
très prenante. C'est un roman qu'on lit du début à la fin sans pouvoir
lâcher. Il décrit bien ses personnages,
on n'en voudrait davantage mais il s'en tire bien et il maîtrise son sujet, le ton est
juste.
Ce n'est pas du tout un roman qui veut faire sensation sur les mauvais traitements
que subit un enfant mais plutôt un roman qui veut décrire une certaine
réalité et ce sans aucune prétention. L'auteur met bien en évidence
le long mécanisme qui s'est mis en branle depuis la première prise de
conscience de la voisine jusqu'à ce que Lovelie soit retirée enfin de cette
famille tordue.
Ce n'est certes pas un incontournable, mais ça se lit avec grand
plaisir et on ne s'y ennuie pas une seule seconde.
Note : 4/5
(Mousseline)
**********
Lovelie d'Haïti, c'est le nom d'une petite haïtienne que ses parents
décident de confier à une connaissance afin qu'elle puisse aller à l'école
et aspirer à de meilleures conditions de vie. En échange d'habiter le
Québec et d'aller à l'école, elle devra aider à la maison de la
famille où on l'envoie. Hélas, tout ça n'est que mensonge... Elle
deviendra ni plus ni moins l'esclave d'une famille haïtienne habitant Montréal.
Le roman est prenant du début à la fin. On s'attache très rapidement
à la petite Lovelie. Les faits sont aussi très crédibles même s'ils
sont scandalisants, surtout qu'on imagine facilement que ça puisse se produire sans trop
de difficultés. Par contre, tout avait un peu trop une allure de "fait vécu",
d'où les quelques points enlevés. De plus, l'écriture de Sylvain Meunier
est correcte sans être extraordinaire ou particulière. Mais ça reste tout
de même un très bon roman et une très belle lecture. Je lirai fort
probablement la suite qui vient tout juste de paraître.
À découvrir!
Note : 4.25/5
(Frisette)
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Enquête sur la mort d'une vierge folle
Julie Juillet est l'héroïne d'une série écrite par Sylvain
Meunier. Enquête sur la mort d'une vierge folle est le premier volet des polars qui
la mettent en vedette. Il va sans dire que l'auteur s'est attaché à bien
circonscrire la personnalité de son détective fétiche.
Au-delà de l'enquête policière, le roman fouille les profondeurs
abyssales de son héroïne. C'est avant tout une femme façonnée par
un passé troublant, qui la prive d'une sexualité épanouissante. Issue de ces
grandes familles québécoises exemplaires, elle n'en a pas moins coupé
les liens afin de sauvegarder son équilibre, ébranlée par l'un de
ses membres les moins recommandables. Sa vie est devenue un travail incessant pour balayer
l'humiliation qui lui interdit l'orgasme. Il n'est pas surprenant donc de constater que
ses préoccupations majeures tournent autour de la sexualité. Pour trouver un
exutoire à sa honte, elle devient auteure de bandes dessinées érotiques
en s'inspirant de sa carrière policière.
Celle qu'elle mène dans ce roman contient tous les ingrédients pour
concocter sa prochaine oeuvre. Julie Juillet et son collègue haïtien se
voient confier l'enquête sur l'assassinat d'une enseignante acariâtre. Leurs
recherches les conduisent dans un site naturiste, où la victime avait installé
sa caravane. Grâce à cette perquisition de son véhicule de loisirs, les
détectives parviendront au coupable, un homme qui a agi pour échapper au
chantage de cette vierge folle, une lesbienne, et de son amante assassinée elle
aussi. Les soupçons doivent cependant se transformer en preuves. Pour y parvenir,
les méthodes de Julie Juillet répondront à son dilemme sexuel. Elle
ajoutera un mot au dicton qui dit que «c'est par le ventre que l'on attire l'homme.» Pour
l'héroïne, c'est plutôt le bas-ventre, et celui du meurtrier n'est pas
blindé contre les sollicitations.
Les spécialistes d'enquêtes policières reprocheront à celle-ci
son manque de rigueur professionnelle. Mais cette histoire à la limite de la
vraisemblance amusera les fans de lecture. C'est écrit avec humour et entrain.
Même si la sexualité déviante est omniprésente dans l'oeuvre,
l'auteur n'est pas un obsédé. Il conduit son intrigue vers l'estime de soi,
prémice au véritable amour, en déplorant le ravage des
expériences condamnables qui brisent la vie d'autrui.
Note : 4/5
(Polo)
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