Le phare d'un monde flottant
(10/18, 2006, 459 pages)
Joe Madden, jeune anthropologue, revient à Little Roanoke, petite ville de
pêcheurs de Caroline du Nord, où il a passé son enfance.
Son but, cette fois, est d'étudier cette communauté d'hommes rudes,
à la mentalité conservatrice. Pour mieux s'intégrer, il se
fait engager sur un chalutier, et découvre la vie rude des marins. Sa
rencontre avec Day, femme médecin dont la vision moderne de la
gynécologie se heurte au conservatisme des villageois, va faire naître
une idylle qui replonge Joe dans de douloureux souvenirs familiaux. Lui qui vit en
permanence en observateur des autres, témoin de sa propre vie, va devoir en
devenir acteur.
Je suis mitigée sur ce roman. Le sujet m'attirait, il y a de réels
moments d'émotions (notamment entre Joe et son père), la quête de soi
est bien abordée, par contre le côté sentimental du roman ne m'a
pas du tout émue, je l'ai trouvé sans relief, pour moi "l'alchimie"
dans le couple n'était pas du tout palpable. Ce qui n'a pas facilité
ma lecture, c'est aussi le vocabulaire spécifique à la vie sur un
bateau. Sûrement très bien écrit pour un connaisseur (l'auteur
a lui-même, après ses études, travaillé sur un chalutier
à 22 ans), sans connaissances en la matière certains passages ont
été lus sans pouvoir "visualiser" la situation. Un exemple sera plus
parlant (page 313) :
"Il déroule cinquante brasses de câble du tambour tribord, le tranche
avec les cisailles et grimpe sur le toit du rouf où il l'assemble autour du
mât en écartant les torrons rigides. Ray et Joe préparent une
touline de petit calibre et attachent un flotteur au bout..."
Une vague idée qu'ils font leur boulot, mais aucun moyen de voir ce qu'ils
font vraiment.
Note : 3/5
(Nirvana)
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