Le monde perdu de Joey Madden
(10/18, 2004, 464 pages)
En 1954, dans une Amérique blanche bien pensante, deux familles rivales
voient leur enfant tomber amoureux; May et Jimmy semblent promis à un avenir
radieux, et d'ailleurs le début du roman coule un peu sous des sentiments
mièvres, on se croirait dans une production hollywoodienne à l'eau de
rose; sauf qu'à partir de l'échec de Jimmy dans ses cours de
médecine, tout bascule, et de rose le roman devient carrément noir.
Payne utilise trois narrateurs différents mais qui composent au final une
même voix, celle de la perte de l'amour, comment on en arrive à un
stade où tout est pénible et inextricable; c'est une véritable
analyse des sentiments qui nous gouvernent, en cela ce livre est fabuleux car
toujours d'une justesse infinie. Il nous laisse un goût amer car la
radiographie de l'amour et de la haine aura été rarement aussi bien
décrite, nous poussant jusqu'au malaise, ce qui en littérature est
une preuve de talent.
Bref, un grand livre et un auteur à découvrir en urgence.
(louisemyheart)
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En 1954, May Tilley, 18 ans et Jimmy Madden, 21 ans, sont amoureux. Ils sont promis
à un avenir radieux. Mais May Tilley apprend qu'elle est enceinte et se
marie alors avec Jimmy. 10 ans plus tard, Joey, leur enfant, raconte les relations
entre chacun, son père qu'il voit comme un modèle, sa perte de
repères par moments.
Une vie de famille se déclinant en trois voix très prenante; on
s'attache aux personnages. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire
avec l'arrangement des dialogues, peu distinct. Mais un beau récit, assez
mélancolique, qui reflète de façon assez concrète, une
famille qui peut perdre l'amour et ses repères.
Note : 4/5
(Shan_Ze)
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