Club des rats de biblio-net


Joyce Carol Oates

Nous étions les Mulvaney
(Stock/poche, 1999, 739 pages)

Les Mulvaney, c'est la famille idéale, qui vit dans une petite ville de l'état de New York, dans une ferme de rêve, un peu bohème, peuplée d'animaux, et animée par le joyeux désordre de la troupe qui y habite. Il y a le père, Michael John, qui malgré son origine modeste a su, à force de travail, monter sa propre entreprise et s'intégrer socialement dans les hautes sphères de la petite communeauté. Sa femme, Corinne, rouquine fantasque, drôle, animée d'une foi à toute épreuve, règne en reine aimante de son petit univers. Elle a investi la grange voisine pour en faire un magasin d'antiquités, mais surtout pour avoir une soupape de décompression, pour échapper à ses quatre enfants, bruyants et envahissants. L'aîné, Mike, fut champion sportif de son lycée, très apprécié de la communauté, il travaille maintenant dans l'entreprise de son père. Patrick, le second, petit génie caustique et surdoué en sciences. Puis il y a Marianne, belle, douce et très populaire, toujours au centre d'un groupe d'amies. Le petit dernier Judd, qui est l'instigateur du récit qui nous est livré, deviendra plus tard journaliste...

La Saint-Valentin 1976 qui s'annonçait une douce soirée pour Marianne, sonnera le glas de leur vie familiale idyllique, à cause du drame dont elle sera la victime. La réussite de la famille semble avoir fait des envieux, et peu de personnes semblent leur prouver leur compassion ou leur être d'un appui quelconque. C'est donc une chute sociale, puis morale qui va ébranler le clan des Mulvaney. On va suivre cette famille brisée, puis éclatée, sur une trentaine d'années.

Un irrémédiable gâchis, c'est ce qui me vient à l'esprit en voyant comment cette famille idéale est incapable de faire face au drame. Les liens qui auraient dû les souder encore plus, vont lentement se détendre...

Joyce Carol Oates a le talent pour créer des personnages vivants, auxquels je me suis attachée immédiatement. J'ai vraiment eu de la peine en suivant leurs errances, impuissante à les voir se détacher les uns des autres, alors que le décor planté était au départ si idyllique.

C'est vraiment un coup de massue, la manière dont ils gèrent la culpabilité suite à ce drame, mais j'ai eu de la compassion pour chacun, dans leurs différentes manières de se comporter face à à la situation. L'auteur sait revêtir ses personnages d'une dimension psychologique très travaillée, comme les différentes pièces du puzzle compliqué qu'est la nature humaine.

Un grand coup de coeur!

Note : 5/5
(Nirvana)
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Il y a une famille heureuse, un brin déjantée, vivant dans la ferme du bonheur. Et puis un jour, il y a "ça", l'agression sexuelle dont est victime Marianne, l'unique fille de la famille, la princesse. Souffrance générale, le processus de la lente érosion destructrice se met en place. Plus rien ne sera jamais comme avant et l'empire familial Mulvaney commence déjà à appartenir au passé.

Magistrale Joyce Carol Oates qui démontre de manière sensible et détaillée comment une famille s'autodétruit, comment ce qui était autrefois amour passionnel peut virer au désatre, parfois en dépit de tout bon sens.

J'ai particulièrement apprécié l'intense humanité avec laquelle elle dépeint chacun des personnages, animaux y compris (et il y en a dans ce récit!). Cette proximité instaurée par et grâce à l'auteur permet au lecteur de s'attacher à chacun et de vivre profondément tous les événements qui marque le destin des Mulvaney. Impossible de rester extérieur ou insensible, l'immersion est totale et c'est ce qui permet de ressentir de telles colères ou de tels moments d'apitoiement devant ces gens qui vivent, qui souffrent, qui rient et qui pleurent comme chacun d'entre nous.

La fin, en apparence heureuse, démontre à quel point l'éclatement a été fracassant et l'amertume n'en est que plus grande. Joyce Carol Oates livre ici un roman d'une très grande qualité!

Note : 5/5
(Sahkti)
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La famille américaine typique, la famille idéale... On croirait voir étinceler leur sourire aux dents blanches tellement ils sont beaux ces MULVANEY! Un peu religieux sur les bords, surtout la mère... donc bourrés de bonnes intentions envers leur prochain, de belles valeurs morales etc., etc. sauf que... Cela ne suffit pas à maintenir les personnages de la photo à l'intérieur du cadre. Quand le grain de sable s'immisce dans les rouages, tout vole en éclats. Ce bonheur trop parfait au point qu'il en paraît artificiel n'existe plus. Chaque individu, l'un après l'autre, devient alors une personne à part entière et se désolidarise de la famille, apprenant à vivre ou plutôt survivre hors de la photo idyllique! Et là, il y a matière à une belle histoire.

L'auteur sait parfaitement rendre chacun des personnages attachants. En variant les points de vue de la même histoire, elle donne à chacun une vraie dimension.

C'est exactement le genre de roman que j'aime. Profondément humain. Il ne s'y passe rien d'exceptionnel, mais on ne peut pas le lâcher car on s'attache à ces personnages que l'on regarde vivre, aimer, souffrir, pardonner, grandir.

Il y a toujours un petit reflet de soi à trouver.

Belle rencontre avec cet auteur, mais ce n'est que le début de mon exploration!

Note : 5/5
(Odilette)
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C'était un petit coin de paradis là où vivait les Mulvaney. Eux-mêmes représentaient la famille idéale, harmonieuse, où tout est rose et idyllique. Il y a le père, entrepreneur estimé et aimé de tous, la mère énergique et croyante, leurs enfants dont Marianne, souriante et belle.

Et lorsque le drame un jour arrive dans ce clan, du rêve l'histoire tourne au cauchemar. La famille alors se désintègre irrémédiablement et alors, oui, vraiment, les Mulvaney disparaissent.

Un roman très fort, prenant avec ses 737 pages époustouflantes. Il ne faut pas passer à coté d'un auteur comme Oates, il ne faut pas passer à coté d'un tel roman qu'est "Nous étions les Mulvaney".

L'écriture est très belle; il y a un petit quelque chose qui fait que par la suite, l'histoire et les protagonistes vous trottent encore et encore dans la tête.

Décrire encore ce roman? Je n'y arriverai pas. Il faut le lire, c'est tout.

Je n'oublierai jamais ce roman.

Note : 5/5
(Liza_Lou)
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L'histoire : Les Mulvaney vivent heureux dans leur ferme avec trois fils et une fille, Marianne. Mais le jour de la Saint-Valentin, en 1976, tout vole en éclats. Le benjamin, Judd, devenu journaliste, retrace l'histoire des siens : la désagrégation de la famille, la dureté de la société à l'égard des perdants et le parcours long et douloureux avant de parvenir à un nouvel équilibre.

Mon avis : Et bien, ce que j'aime dans le Club, c'est qu'il me permet d'un peu mieux cerner mes goûts et j'en ai découvert un : j'aime les grandes sagas. Ce roman m'a énormément fait penser au "Prince des marées" de Pat Conroy; j'y ai retrouvé la même atmosphère, les mêmes odeurs, le même genre de personnages, blessés par la vie et qui tentent de se reconstruire contre vents et marées (justement!). J'ai vraiment beaucoup aimé suivre l'évolution de cette famille, très soudée au départ, et qui peu à peu se désagrège sous l'influence de la société, qui ne supporte pas que l'on puisse être différent.

Un roman profondément humain qui nous démontre que malgré les obstacles, le temps est le meilleur des remèdes. J'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé l'épilogue.

Note : 5/5
(Clochette)
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Attention très gros coup de coeur!

La famille Mulvaney habite à Mont-Ephraim dans l'ouest de l'état de New-York, leur maison "High Point Farm" : une très grande maison de campagne, parfait pour élever quatre enfants. Une famille que tout le monde envie et aime, les enfants sont beaux, gentils, bien élevés. Les parents sont sympathiques. Et malgré plus de vingt ans de mariage Michael et Corinne s'aiment encore et se le démontrent sans gêne. Sans être riche, la famille est aisée. Michael n'a pas ménagé ses efforts pour faire parti du club country local, un club sélect, et il y est arrivé. Les enfants sont très populaires à l'école. Bref... on voudrait tous faire partis de cette famille modèle.

Trois garçons, Michael, Patrick, Judd et puis Marianne. Bien sûr les parents aiment tous leurs enfants également. Mais Marianne est tellement belle, tellement douce, tellement gentille. Elle veut faire plaisir à tout le monde. Et les animaux faut pas les oublier ils sont des membres importants de la famille : Silky, Muffin, Boule-de-neige, Plumes, Foxy, Prince, Troy...

Et puis un événement vient bouleverser la vie de cette famille idyllique...

La honte, un sentiment de culpabilité atroce, découvrir que ses amis ne sont pas réellement des amis. Le commérage dans une petite ville. Le qu'en dira-t'on. Les apparences.

Joyce Carol Oates a une plume incroyable. Le vocabulaire est riche. Les descriptions sont précises, réalistes. Elle suit ses personnages avec un oeil très lucide. Il y a beaucoup d'émotions. On a l'impression que cette famille existe vraiment. Je me suis plu énormément à faire connaissance avec chacun des personnages au fil des pages. On passe d'un narrateur à l'autre sans s'y perdre. On les aime tous comme si on était aussi de la famille.

Je me suis posée des questions sur les choix des personnages et j'aurais bien aimé en discuter autour d'un bon repas avec des amis lecteurs. J'aurais fait quoi moi si j'étais Corinne...? Non je sais ce que j'aurais fait quand même... ou je pense le savoir.

J'ai beaucoup aimé le personnage du père, Michael Mulvaney, parce que Joyce Carol Oates nous montre à travers lui ce que peut valoir l'amitié et comment il a bâti sa vie sur de fausses bases alors par la suite la dégringolade est raide.

J'ai énormément aimé... et la fin superbe! Les 740 et quelques pages on ne les voit pas passer.

Note : 5/5
(Mousseline)
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Dès les premières phrases on est happé par le style particulier de Joyce Carol Oates. Cette façon qu'elle a de décrire les paysages, les personnages, les événements les plus communs avec une profusion de petits détails anodins. Elle traite ses personnages et les animaux (parce qu'ils sont eux aussi des personnages du roman) avec une telle humanité. Tout est décrit minutieusement, mais curieusement c'est dans les non-dits que l'on retrouve toute la force du roman. Des personnages singuliers : Pinch, Bouton, Mulet, Fossette, Sifflet, Bouclé, tous si différents mais tellement "Mulvaney". Une famille unie, qui s'aime malgré leurs différences. Un événement malheureux va venir briser cette famille. Chacun leur tour les enfants Mulvaney s'exileront pour essayer d'oublier la douleur, la honte. Et chacun suit le courant de la vie, à sa façon, mais demeurera à jamais fier d'être un Mulvaney.

Un très beau roman!

Extraits :

"Toute mon enfance, j'ai été le bébé Mulvaney. Dans une famille pareille, c'est se savoir le dernier fourgon d'un long train rugissant. Ils m'aimaient si fort, quand ils consentaient à faire attention à moi, que j'étais comme ébloui par une lumière intense, incandescente, qui pouvait s'éteindre soudainement et me laisser dans les ténèbres."

"Qu'est-ce qu'une famille, après tout, sinon des souvenirs inattendus et précieux comme le contenu d'un tiroir fourre-tout de la cuisine?"

"Les restes terrestres de Michael John Mulvaney dispersés au vent. Et avec quelle rapidité le vent se jeta sur eux, un appétit sauvage. En se lamentant comme une hyène, en quittant la vallée dans un hurlement. Maman dit tout à coup : J'entends papa rire, pas vous? Oh! C'est vraiment drôle... en un sens. C'est ce qu'il penserait."

Note : 4,5/5
(Abeille)
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Ce livre m'a énormément touchée, bouleversée! J'ai aussi été parfois révoltée par les agissements et décisions des personnages. Marianne est celle pour qui j'ai eu le plus d'affection, son sort, son "exil" m'ont serré le coeur. Je n'arrivais pas à comprendre comment des parents pouvaient agir ainsi, je n'étais pas d'accord avec ce qu'ils faisaient et pourtant une partie de moi comprenait et je ne les détestais pas, même pas Michael père qui l'aurait sans doute bien mérité. Rien n'est entièrement noir ou blanc, chaque personnage réagit d'une façon différente à une même situation, réaction imparfaite qui peut être choquante mais tout simplement humaine. Il y a plein de passages dont j'aurais envie de parler, des passages qui m'ont fait monter des bouffées d'émotions, j'aurais aussi envie de discuter des choix que les personnages ont fait mais je ne veux pas trop en dire, ça serait dommage pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre.

Joyce Carol Oates nous entraîne dans la vie de ses personnages avec une grande sensibilité, au travers de ces vies c'est aussi la vie de bien des gens qu'on aperçoit, des gens qui nous sont inconnus mais aussi ça peut être un peu de notre vie, alors ça peut remuer des choses, mais on ne se sent qu'encore plus près des personnages, on marche à leur côté. Je ne peux que vous conseiller fortement de lire ce livre!

Note : 4,75/5
(Forêt)
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Ma critique va peut-être vous sembler un peu injuste, car vous tous qui avez lu ce roman l'avez beaucoup aimé, et moi, eh bien... ce n'est pas que je n'ai pas aimé, je pense que c'est un roman qui vaut la peine d'être lu et je ne regrette pas de l'avoir rencontré, cependant, je ne suis pas aussi enthousiaste. Plusieurs choses m'ont gênée. La première, c'est que je ne parviens pas à savoir si Joyce Carol Oates décrit la famille du bonheur initiale en tant que critique de ce modèle ou pas. Parce que pour moi, cet apparent bonheur du début, fondé sur la popularité, l'hyperactivité, la religion, les clubs en tout genre et le fait d'être un gagnant, entre autres, est un peu caricatural du modèle américain, et en tout cas ne correspond pas du tout à mes critères personnels du bonheur. Par conséquent, difficile de me sentir proche de la famille Mulvaney... Leurs surnoms associés au nom de famille, je trouve ça bizarre. "Bouton Mulvaney", pourquoi Bouton? Peut-être que je manque d'ouverture d'esprit. J'ai préféré les parties consacrées aux itinéraires solitaires de Patrick et Marianne, les lieux qu'ils fréquentent, le passage où ils se revoient, j'ai apprécié aussi l'évolution du lien entre Judd et Patrick. Et, en effet, l'épilogue a toute sa place et apporte beaucoup à l'histoire.

Le style de Joyce Carol Oates ne m'a pas autant plu qu'à vous non plus... Pour moi, ce roman est trop détaillé, trop long, et il y a beaucoup de redondance dans l'écriture, la répétition de nombreux détails. L'utilisation régulière de l'italique et des parenthèses m'a semblé excessive. Et certaines métaphores ou comparaison me paraissent un peu trop... trop!

Cela ne veut pas dire que je ne relirai pas Joyce Carol Oates, bien au contraire, j'ai envie de la relire pour voir si ma perception de son style change. Et cette lecture ne m'a pas été désagréable, pas du tout, mais je dois bien reconnaître qu'elle m'a un peu agacée par moment... En tout cas elle ne m'a pas laissée indifférente et j'ai trouvé le sujet, cette famille qui s'autodétruit suite à un drame, très bien traité et très intéressant. Mais je crois que ce qui m'a manqué, c'est de ne pas me sentir proche des protagonistes, de ne pas avoir de point commun avec eux. J'ai du mal à adhérer à cette idée "d'être un Mulvaney", pourtant je suis issue d'une famille très unie.

J'ai essayé d'exprimer ce que j'ai ressenti en lisant "Nous étions les Mulvaney"...

Note : 3,25/5
(Ysla)
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"Un grand roman à l'américaine" pitié je suis vaccinée je ne pense pas que je renouvellerai l'expérience de Oates, j'en ai eu une indigestion, j'ai lu les 250 dernières en diagonale.

Une famille idéale de six personnes avec une belle maison et le jour de la Saint-Valentin Marianne se fait violer et c'est le drame, le père sombre dans l'alcool, renie sa fille... les garçons partent un par un, sa femme le quitte et il meurt, voilà j'ai raconté l'histoire en trois lignes, elle il lui a fallu 750 pages.

Note : 1/5
(Lisalor)
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Les Mulvaney, une grande famille heureuse et joyeuse. Plein de joie, de complicité entre frères et soeur, parents et enfants et humains et animaux. Mais tout cet équilibre bascule au viol de Marianne. On voit comment chacun vit ce drame et le plus curieux, c'est que ce n'est pas Marianne la plus touchée... J'ai préféré suivre les pensées de Corinne, dans son rôle de mère et d'épouse, parfois un peu perdue, prenant des décisions surprenantes. Je me suis attachée à Marianne, j‘ai essayé de comprendre Patrick, été agacée par le comportement du père. J'ai regretté qu'elle ne parle presque pas de Mikey. Mais je trouve que parfois Joyce Carol Oates s'attardait un peu trop sur tel moment ou pensée, se répétait, ça m'enlevait un peu de plaisir à découvrir cette famille, à connaître ses pensées intimes. Ça reste quand un très bon livre de Joyce Carol Oates!

Note : 4,25/5
(Shan_Ze)
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Corinne et Michael Mulvaney vivent en parfaite harmonie dans leur ferme de High Point, entourés de leurs quatre enfants et de leurs animaux. Mais ce bonheur prend fin un soir de Saint-Valentin, quand leur fille Marianne est victime d'un viol.

Un très beau roman, riche en émotions et captivant. J'aime particulièrement les histoires de famille alors forcément j'ai aimé ce voyage au coeur de la famille Mulvaney, la famille parfaite, qui a tout pour être heureuse : les parents qui s'adorent même après 15 ans de mariage, un cadre de vie idyllique, à la campagne, entourée d'animaux, 4 beaux enfants qui font leur fierté. Le rêve! Sauf que quand la mécanique se grippe, c'est tout qui part à la dérive et on suit chaque personnage dans cette tourmente, avec compassion et tendresse pour certains mais aussi révolte et incompréhension pour d'autres.

Peut-être peut-on reprocher quelques longueurs en effet et en même temps des points qui auraient mérité plus de développement, j'aurais aimé comme Shan Ze mieux comprendre Patrick et connaître davantage Mike. Mais ce que je retiens avant tout de cette lecture, c'est le magnifique portrait d'une famille qu'a dressé Joyce Carol Oates, avec des personnages plein de contradictions souvent (mais si tout était toujours tout blanc ou tout noir, ça se saurait), et cette si jolie fin qui donne de l'espoir.

Note : 4,75/5
(Lyreek)
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J'avais déjà lu "Les chutes" de Joyce Carol Oates que j'avais beaucoup aimé, j'ai donc éprouvé autant de plaisir à lire "Nous étions les Mulvaney", j'adore son style, ses descriptions, la psychologie des personnages. C'est une famille qui semble idéale dans les apparences, elle n'est pas si parfaite que cela. En fait c'est humain avec ses choix, ses relations entre frères et soeur et ce roman montre une Amérique où on peut monter assez haut mais redescendre encore plus vite.

Note : 5/5
(Clarize)
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Malgré ma réticence à lire une saga familiale et surtout un pavé, j'ai été happée par ce récit. Au fur et à mesure du récit on sent une noirceur s'établir comme si la famille s'enfonçait lentement dans un marais boueux. Nos sentiments envers les différents personnages ne cessent de se modifier et on en arrive à franchement à en détester certains! J'ai beaucoup aimé le style de l'auteure en particulier sa façon de nous raconter la vie de cette famille en nous racontant différentes anecdotes sans ordre chronologique. Je n'ai que deux petits bémols quant à ma lecture. Premièrement le fait que le narrateur change sans cesse entre Judd et une narration omnisciente m'a un peu dérangée. Le deuxième point m'a un peu plus agacée et c'est les nombreuses répétitions du texte. Je déteste quand on me raconte plusieurs fois la même chose! Mais bon, malgré cela ma lecture a été très agréable et je relirais bien un autre titre de cette auteure.

Note : 4,5/5
(Philcabzi5)
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Je l'ai terminé dimanche. C'est vraiment un beau roman tout à fait captivant d'un bout à l'autre. Je ne sais pas trop quoi en dire mais le livre refermé me poursuit un peu. Sans doute en partie parce que la ferme de High Point Farm, l'ambiance familiale qui y règne, ressemblent aux nôtres. J'ai eu par moments l'impression d'être chez moi avec ma femme et mes fils.

Michael Mulvaney n'est pas un méchant homme, bon mari, travailleur, il aime ses enfants mais il est un peu rustre, impulsif, et aura la mauvaise réaction face à l'évènement. Je le pense un peu vaniteux et égoïste. C'est la ruine de son image de père incapable de protéger sa fille qui le démolit plus que le sort de sa fille. Corinne Mulvaney c'est la bonne mère et la bonne épouse qui manquera un peu de clairvoyance et surtout d'autorité face à son mari qu'elle aime... trop, au point d'accepter l'exil de sa fille lequel n'était pas forcément une mauvaise solution mais à la condition de rester en contact étroit avec elle ce qui ne sera pas le cas. Michael Mulvaney, aîné des fils, c'est celui dont je redoutais une réaction de violence mais qui se contentera de fuir le problème et de s'engager dans l'armée. Patrick Mulvaney, le puîné, très proche de sa soeur, c'est un cerveau, un scientifique. Marianne Mulvaney c'est, de mon point de vue, la plus intéressante de la famille, celle à laquelle on s'attache, celle dont le sort est le plus pitoyable, celle qui souffre le plus d'une situation qu'elle n'a pas provoquée et reste la première victime. Judd Mulvaney, c'est le plus jeune, le reporter qui nous conte cette belle et triste histoire jusqu'au rebond final.

Mon commentaire me semble bien superficiel mais il faut lire ce livre absolument.

Note : 4,5/5
(Pilou)







Au commencement était la vie,
Blonde,
Confessions d'un gang de filles,
Délicieuses pourritures,
Hantises,
Hudson River,
Je vous emmène,
Johnny Blues,
La fille du fossoyeur,
La fille tatouée,
Le goût de l'Amérique,
Le ravin,
Les Chutes,
Les femelles,
Le sourire de l'ange,
Man Crazy,
Mère disparue,
Nous étions les Mulvaney,
Nulle et grande gueule,
Premier amour,
Sexy
Un amour noir,
Viol : Une histoire d'amour,
Zarbie les yeux verts,
Zombi

Sous le pseudonyme Rosamond Smith :

Le sourire de l'ange



Joyce Carol Oates est née en 1938 à Millerport, une région boisée de l'Est du lac Erié. Elle passe une enfance solitaire, face à une soeur autiste et découvre, lorsqu'elle s'installe à Détroit au début des années soixante, la violence des conflits sociaux et raciaux. Elle est l'auteur d'une soixantaine de romans, recueils de nouvelles, essais etpièces de théâtre. Son roman Blonde, publié pratiquement dans le monde entier, lui a valu les éloges unanimes de la critique internationale. Mais d'autres titres avaient déjà fait sa célébrité, dont La légende de Bloodsmoor, Eux, Confessions d'un gang de filles ou encore Corky. Oates a aussi écrit plusieurs romans policiers sous le pseudonyme de Rosamond Smith. Joyce Carol Oates est lauréate du National Book Award en 1969 et deux fois finaliste du prix Nobel. Elle vit et enseigne à Princeton.







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