Les livres de ma vie
(Gallimard, 1993, 495 pages)
Je voudrais vous conseiller la lecture de l'ouvrage "Les livres de ma vie". C'est un peu le même genre, en
beaucoup plus développé et riche, que "Ardoise" de Philippe Djian, puisqu'il évoque les auteurs
et les livres, par milliers, qui ont marqués son existence. On fait donc des découvertes
passionnantes.
Mais en dehors de cela, les rats et rates et plus généralement le club, trouveront dans ce livre
des considérations sur la lecture qui rejoignent les nôtres, en particulier sur le besoin de
partager et faire connaître nos lectures et nos enthousiasmes.
Henry Miller écrit : "Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu'en fait un
lecteur à un autre. Rien ne peut étouffer cet instinct fondamental de l'homme. Je suis convaincu
que les hommes s'efforceront toujours de faire partager les expériences qui les touchent le plus
profondément. Ma faiblesse à moi, c'est de crier sur les toits chaque fois que je crois avoir
découvert quelque chose qui me paraisse d'une importance vitale. Quand je viens de finir un livre
admirable par exemple, je m'installe presque toujours à ma table pour écrire des lettres à
mes amis, parfois à l'auteur, voire à l'éditeur... Sans le lecteur enthousiaste, qui est
vraiment la contrepartie de l'auteur et très souvent son plus secret rival, un livre mourrait."
A noter le classement amusant que fait Coleridge des lecteurs qui se subdivisent en :
- Les éponges, ceux qui absorbent tout ce qu'ils lisent et le restituent pratiquement dans le même
état, seulement un peu sali.
- Les sabliers, ceux qui ne retiennent rien et qui se content de prendre un livre pour passer le temps.
- Les chausses à vin, ceux qui ne gardent que la lie de ce qu'ils ont lu.
- Les purs diamants, ceux aussi rares que précieux qui profitent de ce qu'ils lisent et qui savent aussi
en faire profiter les autres.
Les rats et rates sont de purs diamants.
(Pilou)
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