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Stephen King
La tour sombre
(J'ai Lu, 2005, 952 pages)

Voilà, c'est fini. Alors que dire quand on referme la dernière page d'une série en sept volumes qui vous a fait vibrer sur plus de 4300 pages... Comment expliquer le sentiment d'abandon que l'on ressent... Pas facile!

Déjà ce 7e tome dès les premières pages est empreint de tristesse. On est bien conscients que ça va s'arrêter, et les personnages le savent aussi. Leur quête est sur le point de s'achever, qu'ils gagnent ou pas, tout le monde comprend qu'ils vont forcément perdre des plumes dans l'histoire et que l'épilogue laissera de toute façon un goût amer. Ça empêche de s'y plonger à fond, alors on remarque au passage quelques invraisemblances, quelques arrangements par trop faciles et en fait on se demande si l'auteur y croit encore, s'il n'a pas voulu en finir de toute façon. La fin en elle-même vaut ce qu'elle vaut, ce n'est pas ça qui m'a déçue même si j'ai trouvé qu'elle aurait pu, sans la changer, être écrite avec plus de conviction.

Si vous avez embarqué vers "La Tour Sombre", il vous faudra de toute façon lire le 7e tome. Presque un par un, vous y retrouverez des allusions à tous les personnages déjà rencontrés dans les 6 premiers tomes, des clins d'oeil aux autres romans de l'auteur, et beaucoup de sa propre vie. Vous direz au revoir aussi un par un aux membres du Ka-tet, et vous pleurerez, forcément.

Mais le plaisir est dans le voyage, pas dans la destination (je cite), et pour ce beau périple, je dis grand merci, Saï King.

Note : 3.5/5
(Cuné)
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O rage! O désespoir! Snif ça y est j'ai fini le dernier tome de "La Tour Sombre..." C'est la fin, je ne découvrirai plus jamais un épisode de "La Tour Sombre..." Il y a donc évidemment beaucoup de tristesse en moi!

Pour ce qui est de l'histoire, on retrouve nos héros éparpillés un peu partout, Susannah qui doit accoucher, Jake, Ote et le père qui la suivent de près, Roland et Eddie qui ont une rencontre importante à faire! Et on reprend donc la route vers "La Tour Sombre."

Ce que j'en pense? Mais c'est tout simplement merveilleux! je n'ai pas ressenti comme Cuné de la tristesse mais au contraire de la joie à reprendre la route avec le ka-tet. J'ai ri, pleuré, souri, souffert avec nos pistoleros! Mais j'étais tellement heureux de reprendre la route avec nos amis que le sentiment principal que j'en retiens, c'est de la joie! Ce roman est aussi la fin du voyage, la fin de la quête de Roland de Gilead, il est donc logique de s'attendre à un rythme élevé! Et le roman même s'il est gros se lit très vite car les événements s'enchaînent à une cadence phénoménale!

On a de nouveau droit à des allusions de toutes sortes à ses romans et à Harry Potter, (ainsi qu'aux attentats du 11 septembre, assassinats de différents présidents américains...)

Stephen King a dit que "La Tour Sombre" était la Jupiter du système solaire de son imagination, j'ai plutôt l'impression que c'est le soleil de toute son oeuvre! Et le soleil s'est éteint... dommage... J'aurais tellement aimé encore lire de ces épisodes!

Parlons un peu de la fin : Moi je l'ai adoré! une fin à laquelle je ne m'attendais pas, déroutante, mais que j'ai beaucoup aimée! et comme dit King, c'est le chemin qui compte et non la fin! Mais comme j'ai aimé les deux, pas de problèmes pour moi ce roman sera toujours classé dans mes lectures les plus prenantes!

Note : 5/5
(Stephermanicus)
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C'est génial! attention le "génial" ne parle pas du livre, mais plutôt de la situation dans laquelle il met la personne qui veut le critiquer... que peut-on dire à ce stade? Rien... ou quasiment plus rien.

Que la fin était prévisible? Non. C'est faux. La fin n'est pas prévisible, bien au contraire, elle est extraordinaire! Dans un dernier retournement, King renvoie dans les cordes tous les petits cons dans mon genre qui disaient que la fin était prévue d'avance... sauf que tout de même, les petits cons ne sont pas que des petits cons, des fois ils sont aussi des lecteurs malins qui ont de la mémoire :

"...chaque élément de "The dark tower" est disposé au millimètre prêt, et je ne serai pas surpris que d'ici le dernier volume on soit obligé de revenir au premier pour y pêcher des détails qui nous auraient échappés."

Cette phrase est d'autant plus magnifique qu'elle est de moi. C'était ma conclusion à la critique du tome III et j'avais diablement raison car, comme je m'y attendais, finalement, la fin de l'histoire est déjà énoncée clairement dans l'épilogue du tome I.

Il suffisait de la lire de manière intelligente.

Sinon ce tome VII en lui-même... parce que oui, avant d'arriver à la fin, il se passe des choses qui là, pour le coup, sont totalement prévisibles. Déjà, l'ultime volet est une hécatombe. Le petit jeu amusant serait de relire ce dernier volume en comptant le nombre de morts... mais après tout c'est normal : King voulait écrire son "Lord Of The Rings", donc fatalement, à un moment où à un autre, il allait y aller de sa petite scène de bataille! c'est d'une logique implacable.

Plus encore que dans les autres volumes on se rend compte que King manie l'auto-référence quasi permanente. Certains avaient sursauté en découvrant que l'auteur se mettait lui-même en scène dans le volume VI (je n'ai aucun scrupule à le dire, parce que ça a déjà été écrit par Cuné dans sa critique dudit volume). Dans le volume VII, on passe à un autre stade. Nous on est triste, parce qu'on quitte des amis. On sait bien comment les choses vont se dérouler... on sait déjà quasiment tout ou presque. Moi j'ai eu la sensation de quitter des amis de plus de dix ans et j'ai pleuré tout mon soûl; mais n'oublions pas que l'auteur, lui, quitte des amis de 30 ans. Alors plutôt que de faire dans la lacrymologie, il se lâche : comme un grand gosse qui casse ses jouets, il pousse les ambiguités et les caractères à leur paroxysme, manie l'autodérision comme personne et réussit (peut-être même sans le vouloir) à écrire à la fois l'épisode le plus triste et le plus hilarant de sa série.

Jusqu'à cet épilogue tant attendu et si prévisible... qui parvient à nous surprendre! j'ai lu deux fois le premier tome, j'ai toujours été persuadé que la fin du premier tome aurait une importance capitale quant à la fin de la série et j'avais raison mais j'ai regardé sans voir. Comme aurait dit Socrate : "j'ai cru savoir sans savoir que je ne faisais que croire". Du coup me voilà condamné, pour l'éternité, à relire le volume I. Parce que tout y était déjà. Parce que "The Dark Tower", finalement, est un immense puzzle et que durant les six premiers tomes, King nous a refilé toutes les pièces mais qu'on a pas été capable de les faire s'imbriquer parfaitement...

Comble du comble, ce dernier volume, le plus long de la série, est admirablement rythmé et ne contient pas une longueur.

Note : 5/5
(Thomas)
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"La Tour Sombre", suite directe du roman "Le chant de Susannah", est le dernier tome de la série homonyme "La Tour Sombre". Riche de nombreuses références à ses romans précédents, Stephen King clôt avec un souffle épique une quête complexe et foisonnante... l'accomplissement d'une vie, tout simplement.

Quelle terrible sensation que d'ouvrir un livre en sachant qu'une fois la dernière page tournée, tout sera fini! On hésite, on temporise, mais finalement l'appel de la Tour est trop fort, alors on y va et on se laisse embarquer par le récit, toujours aussi fort et puissant. On contemple les paysages, on savoure ces derniers instants passés avec le ka-têt, on se laisse fasciner par le déroulement du dernier acte, et surtout... on se demande comment tout ça va finir!

Dès les premières pages, un sentiment de grande tristesse et de mélancolie nous envahit. On ressent très fortement et avec les personnages que leur quête est sur le point de s'achever, que le prix à payer risque d'être élevé et que l'épilogue aura très certainement un goût amer.

Le dernier tome de cette incroyable saga offre des surprises et des rebondissements et peu de temps morts. Dans cet ultime volume de la saga, Stephen King pousse la logique de ses mondes parallèles - desquels la Tour Sombre est le pivot -, jusqu'à s'introduire lui-même dans le récit, tissant ainsi des liens autobiographiques (son accident de 1999, essentiellement) qui enrichissent encore le récit d'un très fort "effet de réel". Le livre n'en bascule pas pour autant dans une autofiction nombriliste, bien au contraire. De nombreuses références aux personnages des précédents tomes sont présentes. L'auteur insère aussi sous forme de clins d'oeil des allusions à ses autres romans et personnages.

La fin en déstabilisera plus d'un, c'est sûr, mais, comme le dit Sai King, elle est juste. Elle peut paraître frustrante mais elle est à mon sens merveilleuse de simplicité. Je la trouve parfaitement adaptée et dans l'esprit et la logique de l'univers de la Tour sombre. Elle couronne ce récit exceptionnel, mené de main de maître et donne tout son sens à cette oeuvre unique et captivante (qui s'étale sur plus de 4000 pages).

Ce tome se révèle le meilleur de la série et offre un final époustouflant qui tient toutes ses promesses. Une fin en apothéose!

Note : 5/5
(joubjoub)







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