Quitter le monde (Belfond, 2009, 498 pages)Devant les déchirements incessants de ses parents Jane leur annonce qu'elle ne se mariera jamais et qu'elle n'aura jamais d'enfants. Elle ne se doute pas des conséquences de ses paroles, son père les quitte. Adulte, Jane très naïve va s'amouracher de son directeur de thèse, fera un enfant avec un excentrique qui l'a ruinera, perdra son enfant, se fera excroquer par son pére et recherchera l'amour de sa mère qui la rejettera jusque sur son lit d'hôpital.Donc elle décide de faire ses valises et de quitter le monde... de disparaître. J'ai bien aimé même si parfois je lui aurais mis des claques de se mettre dans des situations pareilles. Douglas Kennedy écrit toujours aussi bien même si j'ai trouvé quelques longueurs notamment dans certaines explications sur la littérature américaine, le cinéma et la musique. Il me fait penser un peu à Jonathan Tropper, c'est des histoires à la sauce américaine mais il lui manque un peu d'humour. (Lisalor)
********** Avec qui parlais-je récemment de la puissance des vaincus? je crois que ce livre illustre bien encore une fois cette expression. Quand le destin s'acharne sur vous, vous donne envie de quitter le monde (à comprendre au sens propre comme au figuré) et que finalement vous vous en sortez, il faut bien voir dans cette volonté une certaine puissance. L'auteur m'a embarquée dans ce pavé. J'ai touché le fond avec Jane et je me suis battue avec elle. Même si parfois des invraisemblances pointent le bout de leur nez, on ne peut qu'être en empathie avec cette jeune femme qui perd tout ce qu'elle tente de construire que ce soit sa propre famille, ses jobs successifs, la cellule familiale qu'elle crée. Ce roman est vraiment bien écrit et me réconcilie avec l'auteur. Toutefois, la dernière partie m'a paru superflue car elle fait un peu perdre au récit sa crédibilité... Note : 3,9/5 (Odilette)
|