L'Hôtel New Hampshire
(Seuil/Points, 1995, 571 pages)
Une famille bizarre sinon étrange. Un père rêveur qui ouvre des
hôtels tout aussi étranges sinon bizarres que la famille. Des anecdotes, presque
autant de récits que de personnages et pourtant on ne perd pas le fil.
J'ai aimé. Pas autant que j'aurais dû peut-être à cause de tout ce
temps que j'ai pris pour le lire. Je ne suis pas certaine de lui rendre justice. Il n'en
demeure pas moins que j'avais préféré L'oeuvre de Dieu, la part du
diable. Les originalités, les excentricités des personnages de Hôtel
New Hampshire m'ont irritée à certains moments. Trop c'est comme pas assez. Par
ailleurs, c'est mené rondement et on ne s'écarte pas dans les détails.
Un bémol: la ?&*($*? de traduction. J'aurais dû noter toutes les
incongruités dues à la traduction. Irritant.
Note : 4/5
(Boogok)
**********
C'est l'histoire d'une famille, les parents et cinq enfants, qui vit d'abord dans une petite
ville paumée du New Hampshire. Au départ, ça pourrait être
n'importe quelle famille nord-américaine mais le père, rêveur
impénitent, entraîne les siens à aller de Hôtel New
Hampshire à Hôtel New Hampshire, cette famille vivra alors des
évènements qui sortent de l'ordinaire et qui les marqueront à jamais.
Je pourrais vous parler de chacun de ses personnages,
le père qui rêve d'acquérir un hôtel somptueux, le grand-père,
entraîneur de football qui a légué à l'un de ses petits-fils sa
passion pour les poids et haltères, mais je vous laisse le plaisir de découvrir
le reste de la maisonnée.
L'une des grandes forces de John Irving est certes son humour, mais malheureusement je n'ai
pas retrouvé dans ce roman l'humour subtil, perspicace, sagace que j'ai tant
apprécié dans des livres tels que Le monde selon Garp,
L'oeuvre de Dieu, la part du Diable et Une veuve de papier. Ici l'humour est
plutôt loufoque, un genre qui me plaît
pas mal moins, mais bon j'ai souri à quelques reprises.
Heureusement son talent remarquable de conteur d'histoires ne ment pas d'un livre à l'autre.
Les descriptions si détaillées de ses personnages nous les rendent réels
et fort attachants. Par moments, certains évènements sont tellement extravagants
et excessifs que je décrochais mais John Irving a le tour de me faire croire à n'importe quoi et
je revenais à deux pieds joints dans son histoire. Parfois ça me semblait traîner
en longueur pourtant j'ai vu la fin venir trop vite, je me sens tristounette de ranger mon livre
et c'est un sentiment que je ressens à chaque fois que je lis un roman de John Irving.
Ce n'est pas mon roman préféré de cet auteur mais dans l'ensemble ce
fut une lecture fort agréable. Et John Irving je l'aime beaucoup...
Note : 4.25/5
(Mousseline)
|