Black Sunday
(Pocket, 1998, 331 pages)
Black Sunday c'est l'histoire de Lander un ancien prisonnier de guerre américain lors de
la guerre du Vietnam. Il y a tout perdu (femme, enfants, dignité) et il a décidé
de le faire payer au USA. Il a donc décidé de se mettre à la recherche de
plastique style C-4 pour pouvoir faire sauter quelque chose de gros. Il finira par entrer
en contact avec septembre noir une faction armée palestinienne. On lui enverra
alors Dahlia. Il mettra au point une véritable petite bombe pour faire sauter
le stade lors du super bowl auquel assistera le président des USA. On y voit
aussi la guerre israélo-palestinienne.
Je n'ai pas vraiment aimé mais pas vraiment détesté non plus. Une chose
est sûre j'ai carrément sauté quelques lignes voir lire certains
chapitres en diagonale parce que je les trouvais plate à mourir. Disons que ce
n'est certainement pas le meilleur des livres de cet écrivain.
Note : 2.5/5
(Mamanlouve)
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Soyons clairs : Thomas Harris n'est pas un mega seller américain parmi
d'autres. D'ailleurs, il n'a publié que cinq livres en trente ans, c'est
dire s'il ne travaille pas pour l'argent.
"Black Sunday" n'a rien avoir avec les autres oeuvres de l'auteur. C'est un
thriller, certes, mais un thriller d'espionnage, ou un "thriller technologique" ou
"géo-politique" - on est plus proche de Tom Clancy que de son idole Robert
Bloch.
Immédiatement on retrouve le style de Harris, qui repose sur un dangereux
numéro d'équilibriste : des phrases simples et limpides (je ne pense pas
qu'un très bon niveau d'anglais soit requis pour découvrir cet auteur
en version originale) mais lourdement énigmatiques. Le premier chapitre est
un modèle du genre : on se demande vraiment où on est tombé.
On est également frappé par le côté très
visionnaire du bouquin : que voit-on dans "Black Sunday"? des terroristes
dissidents, formés par les USA, qui projettent d'attaquer la super puissance
américaine via un de ses symboles (bon en l'occurrence c'est la finale du
Superbowl mais quand on connaît l'importance de l'évènement,
presque plus important que la fête nationale, c'est tout aussi symbolique
que certains attentats récents). J'avoue que quand j'ai compris de quoi il
retournait, j'ai eu un peu peur et j'ai eu tort : comme dans les aventures de
Lecter, Thomas Harris a rayé le terme "manichéisme" de son
vocabulaire.
Mais ce livre est également visionnaire au sens où, publié en
1975, il crée le sous-genre du "thriller géo-politique" une
décennie avant Clancy et "The Hunt For Red October" - et avec autrement plus
de souffle et de style.
Cela fait-il un grand livre pour autant? Assurément non. Mais je l'ai lu
sans la moindre conviction et j'ai finalement été surpris du
résultat.
Note : 3/5
(Thomas)
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