Club des rats de biblio-net


Thomas Harris

Black Sunday
(Pocket, 1998, 331 pages)

Black Sunday c'est l'histoire de Lander un ancien prisonnier de guerre américain lors de la guerre du Vietnam. Il y a tout perdu (femme, enfants, dignité) et il a décidé de le faire payer au USA. Il a donc décidé de se mettre à la recherche de plastique style C-4 pour pouvoir faire sauter quelque chose de gros. Il finira par entrer en contact avec septembre noir une faction armée palestinienne. On lui enverra alors Dahlia. Il mettra au point une véritable petite bombe pour faire sauter le stade lors du super bowl auquel assistera le président des USA. On y voit aussi la guerre israélo-palestinienne.

Je n'ai pas vraiment aimé mais pas vraiment détesté non plus. Une chose est sûre j'ai carrément sauté quelques lignes voir lire certains chapitres en diagonale parce que je les trouvais plate à mourir. Disons que ce n'est certainement pas le meilleur des livres de cet écrivain.

Note : 2.5/5
(Mamanlouve)
**********

Soyons clairs : Thomas Harris n'est pas un mega seller américain parmi d'autres. D'ailleurs, il n'a publié que cinq livres en trente ans, c'est dire s'il ne travaille pas pour l'argent. "Black Sunday" n'a rien avoir avec les autres oeuvres de l'auteur. C'est un thriller, certes, mais un thriller d'espionnage, ou un "thriller technologique" ou "géo-politique" - on est plus proche de Tom Clancy que de son idole Robert Bloch.

Immédiatement on retrouve le style de Harris, qui repose sur un dangereux numéro d'équilibriste : des phrases simples et limpides (je ne pense pas qu'un très bon niveau d'anglais soit requis pour découvrir cet auteur en version originale) mais lourdement énigmatiques. Le premier chapitre est un modèle du genre : on se demande vraiment où on est tombé. On est également frappé par le côté très visionnaire du bouquin : que voit-on dans "Black Sunday"? des terroristes dissidents, formés par les USA, qui projettent d'attaquer la super puissance américaine via un de ses symboles (bon en l'occurrence c'est la finale du Superbowl mais quand on connaît l'importance de l'évènement, presque plus important que la fête nationale, c'est tout aussi symbolique que certains attentats récents). J'avoue que quand j'ai compris de quoi il retournait, j'ai eu un peu peur et j'ai eu tort : comme dans les aventures de Lecter, Thomas Harris a rayé le terme "manichéisme" de son vocabulaire.

Mais ce livre est également visionnaire au sens où, publié en 1975, il crée le sous-genre du "thriller géo-politique" une décennie avant Clancy et "The Hunt For Red October" - et avec autrement plus de souffle et de style.

Cela fait-il un grand livre pour autant? Assurément non. Mais je l'ai lu sans la moindre conviction et j'ai finalement été surpris du résultat.

Note : 3/5
(Thomas)








Black Sunday,
Dragon rouge,
Le silence des agneaux,
Hannibal



Né au Mississippi en 1940, Thomas Harris commence sa carrière d'écrivain en couvrant les crimes aux Etats-Unis et au Mexique, et est un reporteur et un éditeur pour la Presse Associée à New York. Son premier roman, Black Sunday, est publié en 1975, suivi par Dragon rouge en 1981 et Le silence des agneaux en 1988. Hannibal, le troisième livre d'Harris sur Hannibal Lecter, est publié en 1999.







©2000-2009 - Club des rats de biblio-net