Club des rats de biblio-net


Michael Cunningham

Les heures
(10 X 18, 2004, 230 pages)

Ce sont trois histoires en parallèle. Il y a Virginia, écrivaine, qui est je crois bien schizophène du moins elle entend des voix. Clarissa, 52 ans, lesbienne. Son meilleur ami se meurt du sida. Elle se remet en question, si elle avait opté pour tel choix sa vie serait différente...Laura, rat de bibliothèque, maman à la maison d'un petit garçon de 3 ans. Laura s'efforce d'être une maman et une épouse épanouie mais elle trouve sa vie terne et routinière...(elle m'a rappelé le personnage principal dans "La virevolte" de Nancy Huston).

Les personnages sont bien définis. Mais souvent je me sentais mal à l'aise, peut-être à cause de leur questionnement, je ne sais pas trop. Parfois je sentais les personnages, à d'autres moments je m'en tenais éloignée. Il me semble qu'il se dégageait une certaine froideur de tout ça. L'écriture est correcte, parfois j'avais l'impression que c'était bien songé, d'autres fois que c'était artificiel... J'ai bien aimé ce procédé des trois histoires en parallèle... tout au long du roman on se pose la question: c'est quoi le rapport entre ces trois personnages? Et à la toute fin on finit par le découvrir. J'ai beaucoup aimé la fin d'ailleurs qui est surprenante et originale.

Bref un livre que j'ai bien aimé mais en même temps j'ai comme l'impression que ce n'était pas suffisant... Et j'ai eu souvent des impressions contradictoires ce qui fait que cela me laisse quelque peu perplexe. Probablement que c'est un roman que je relirais dans quelques années. Je vous le suggère, ça se lit rapidement et facilement. Pour ma part, je vais récidiver avec l'auteur.

note : 4/5
(Mousseline)
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Un bijou de petit livre!

L'histoire de trois femmes dont la vie s'entrecroise...

Virginia Woolf - une auteur britannique qui a vraiment existé et qui a écrit, entre autre, un livre dont le titre est Mrs Dalloway.

Laura Brown - une jeune américaine des années 50 qui lit Mrs Dalloway et qui est complètement prise dans cette histoire. Très malheureuse...

Mrs Dalloway - une femme de 52 ans vivant à New York en 1998... parce qu'elle porte le même prénom que l'héroïne du livre de Virgina Woolf.

On passe de l'une à l'autre à chaque chapitre... c'est plein d'émotions, de passion, de questionnement, un très bon livre!

note : 4.5/5
(Lagrande)
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Une journée dans la vie de trois femmes d'époques différentes. Laura est mère au foyer; elle joue son rôle, elle n'est pas heureuse. Clarissa est éditrice; elle prépare une réception. Virginia est écrivain; tourmentée, elle gobe la vie autour d'elle et la transforme en émotions pures. Elle est d'ailleurs fascinante.

Ce livre m'a troublée. Il est trop tout! Trop vrai, trop triste, trop réaliste. Comment quelqu'un peu décrire la vie comme ça? Sentir la folie s'approcher? Et surtout l'écrire!!! Être capable de faire vivre trois femmes différentes d'une façon à ce qu'on soit elles pour quelques heures.On peut se retrouver un peu dans chacune d'elle, on peut se sentir envahie de leurs émotions comme si elles étaient palpables.

Je vous écris une citation, mais je pourrais en écrire mille.

"Est-ce cela, devenir folle? Elle n'avait jamais envisagé les choses de cette façon - quand elle se représentait quelqu'un (une femme dans son genre) en train de perdre l'esprit, elle imaginait des cris et des gémissements, des hallucinations -, mais tout à l'heure il lui avait parut évident qu'il existait une autre forme de folie, beaucoup plus calme; une forme plus sourde et désespérée, morne, à tel point qu'une émotion aussi forte que le chagrin eût été un soulagement."

Je ne sais pas encore si je dois donner 5/5 à ce livre, car il a sûrement changé quelque chose pour moi. Mais c'est encore trop frais, il faut que je le digère. Et puis, je l'ai peut-être détesté? Puisqu'il me fait ça! Un livre a le droit de faire ça?

(Pico)
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Alors voici mon impression:

Trois histoires de femmes dans leur vie quotidienne dépeintes d'une écriture Woolfienne dans son impressionnisme. Quoique l'auteur attend la toute fin du roman pour relier ces trois histoires ensemble, la confiance en sa voix nous mène à travers une journée de la vie de chacune de ses protagonistes. Il livre chaque personnage avec tant de sensibilité et de soin que chaque saut temporel est aigre-doux: on ne veut délaisser ses héroïnes, ces êtres meurtries, trop souvent dépassées par les événements. Se mêlent les plaisirs minuscules et les questions sans réponse. S'inscrit au plus profond de chacune la soif d'idéal, le désir imprévisible de créer la beauté, les opportunités ratés.

Une lecture qui remue de par son intensité. Une profonde méditation qui soulève une compassion de la vie et de la mort. Un bouquin qui se lit en une journée et qui lui confère toute sa suffisance. Gagnant du prix Pullitzer. À découvrir.

note : 4/5
(Sereine)
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Et bien moi, j'y vais d'un 5/5 sans équivoque.

Ce n'est pas un livre qu'on aime, c'est un livre qui nous touche. Ça ne s'explique pas parce qu'il fait probablement vibrer des cordes différentes chez chacun d'entre nous. Et on ne le comprend pas tous de la même façon, j'en suis certaine.

Je le qualifierais de lecture intime, tiens. Le sentiment que j'ai ressenti est le même que si je faisais une relecture d'un journal intime plusieurs années plus tard. Je reconnaîtrais les émotions, je ressentirais les sentiments mais avec un décalage, comme si je devais les adapter pour me les réapproprier. Bon, c'est peut-être un peu confus tout ça, mais je me comprends!

Note : 5/5
(Boogok)







La maison du bout du monde,
De chair et de sang,
Les heures,
Le livre des jours



Michael Cunningham est né en 1952 à Cincinnati, dans l'Ohio. Son premier roman etses nouvelles publiées dans le New Yorker lui ont attiré la faveur de la critiqueaméricaine, mais c'est La maison du bout du monde, en 1990, traduite en quinzelangues, qui lui apporte la consécration littéraire. Après De chair et de sang(1995), Les heures ont reçu le prix Pulitzer et le Pen Faulkner et ont été,à l'unanimité, saluées comme un chef d'oeuvre. Michael Cunningham vit à New York.






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