Le dernier homme
(10/18, 2007, 478 pages)
Comment vous raconter l'histoire de ce livre - comment expliquer tout ce qui s'y passe...
Oryx and Crake (Le dernier homme) est un roman "futuriste" - l'action se passe quelque part au 21ième
siècle et les personnages sont humains. L'auteur s'est servi de toutes les
technologies, de toutes les recherches qui sont faites entre autres, dans le domaine
bio-médical et de l'agronomie afin d'essayer d'imaginer ce que serait un monde où
de grosses multinationales se bâtiraient des "villes" où vivraient leurs employés
et leurs familles, on y travaillerait, on y étudierait, on y magasinerait, on y
passerait toute sa vie, le monde extérieur étant pollué, plein de
problèmes, de pauvreté, etc., comme si le fossé qui existe entre deux
classes sociales deviendrait encore plus profond qu'il ne l'est déjà sauf que
les "riches" vivraient dans des ghettos sans pouvoir en sortir, mais ceci n'est qu'un des
aspects du livre.
Que se passerait-il si des chercheurs se servaient de ces recherches afin d'essayer de
"perfectionner" la race humaine, leurs animaux de compagnie, ce dont tout ce beau monde se
nourrit, les technologies qui les entourent, etc. Jusqu'où cela peut-il mener?
C'est un livre qui, plus j'avançais dans ma lecture et plus je comprenais où
l'auteur allait, m'a fait énormément réfléchir sur tout ce qui se
passe dans certains grands laboratoires de ce monde - tout ce qu'on ne sait pas sur le clonage
par exemple. Peut-on rendre l'humain de plus en plus résistant aux maladies? Peut-on
combiner deux animaux, comme un raton laveur et une mouffette, pour en prendre les
caractéristiques les plus intéressantes et en faire un espèce d'hybride
amusant? Peut-on contrôler les sentiments? La libido? La colère, la violence,
l'amour? Peut-on empêcher le chaos dans une société?
Toutes ces questions sont intégrées, plus ou moins subtilement, dans ce roman... j'avoue que
j'ai trouvé cela absolument passionnant et très très prenant... un peu
épeurant aussi!
Je ne sais pas quand la version française sera disponible mais je vous le
suggère, en tout cas, Margaret Atwood est vraiment une auteur
particulière!
note: 4.25/5
(Lagrande)
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Ce roman de Margaret Atwood, c'est un homme Snowman qui raconte sa vie maintenant
qu'il est seul sur terre, suivi de flash-back de sa vie d'avant. Jusqu'à la
fin, on ignore ce qui a pu amener à ce que Snowman soit seul et comment lui
a pu survivre et non les autres. Au début, c'est un peu le noir, il n'y a
rien et beaucoup de choses sont incomprises. Au fur et à mesure, on va
revivre la vie de Snowman, et comprendre sa vie et les évènements
liés aux catastrophes.
Margaret Atwood a su mener ce roman de telle sorte
que le lecteur ne découvre rien avant le moment choisi. Comme un roman
policier, le mystère n'est résolu qu'à la fin. Elle a fait
preuve d'une grande imagination, et d'une originalité extraordinaire. Les
technologies ont évolué et atteint une proportion aberrante. Dans
ces cas, comme à chaque fois, certaines personnes semblent persuader que
cette évolution est pour le mieux alors que, nous lecteurs, on est
sidéré que les choses prennent de telles proportions. Au final, on
se rend compte que tout n'est pas toujours génial, et on a peur qu'un jour,
une chose semblable puisse se produire.
Je conseille vivement ce livre.
note: 4.75/5
(Van)
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Le type même du roman post apocalyptique dans la veine de "Globalia" de Rufin
ou du "Fléau" de Stephen King.
Snowman semble être le seul survivant qui nous ressemble d'une civilisation
très (trop?) proche de la nôtre. Il nous décrit son combat
quotidien pour survivre dans une civilisation naissante bien différente de la
nôtre et revient sur son passé et les événements qui
l'ont conduit jusqu'ici.
J'ai perçu ce livre comme une mise en garde. L'auteur semble nous dire :
"Faites attention! voilà où peut nous conduire le "progrès" si
on ne reste pas vigilant en terme d'éthique." On y voit aussi une
condamnation du tourisme sexuel, de la télé-réalité
(devenue "internet-réalité"), des manipulations
génétiques qui, sous couvert d'amélioration des espèces
conduisent à des catastrophes.
Les manipulations génétiques qui conduisent à des aberrations
de la nature, le savant fou qui arrive à exterminer toute une civilisation
par idéologie, tout semble réalisable dans ce futur proche. Les
"Crakers", êtres parfaits, sans déviance sexuelle, résistants
aux maladies... etc, sont des êtres totalement déshumanisés,
heureusement que le livre finit sur une note d'espoir avec la naissance de l'Art
chez ces "humains" formatés.
note: 4.5/5
(Doriane)
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On a déjà parlé de ce livre. Moi aussi je l'ai bien
aimé mais j'en suis ressortie un peu terrifiée de voir tant
d'aberrations et de penser que cela pourrait nous arriver. Bien sûr nous sommes
également à la merci d'un savant fou (je n'en dis pas plus car il ne
faut pas tout dévoiler). Notre monde est déjà bien mal en
point, sur le plan climatique et les hommes en voulant toujours faire mieux ne
réussissent pas toujours à faire "bien".
note: 4/5
(Celene)
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J'ai trouvé que l'écriture d'Atwood était plutôt froide,
j'aurais aimé que son style ait un peu de douceur, en plus il y avait
beaucoup d'expressions françaises dans la traduction, j'aurais
apprécié un langage qui m'aurait été plus familier
surtout qu'il y a certains mots que je n'ai pas bien compris. Je trouve dommage
aussi que le personnage principal (Snowman/Jimmy) n'ait pas été plus
attachant...
En fait c'est surtout la curiosité qui m'a poussée à aller
jusqu'au bout, car comme l'auteure ne dévoile les choses que peu à
peu il faut le lire en entier pour avoir tous les morceaux et enfin comprendre ce
qui est arrivé. Le plus intéressant dans ce livre c'est la vision
futuriste mais pas si lointaine que ça, car sur certains points nous en
sommes presque là, pas très rassurant de se dire que ce pourrait
très bien être notre société future.
note: 3/5
(Foret)
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Une histoire apocalyptique bien résumée dans les critiques
précédentes qui m'a grandement attiré quand je les avais lues.
Il ne reste qu'un humain sur terre, à la suite d'une catastrophe, et nous
assistons au récit, raconté par celui qui reste, bien entendu,
Jimmy/Snowman.
Une histoire alléchante, car bien sûr, tout cela pourrait se
produire réellement dans un futur éventuel, mais bon, Mme Atwood ne
m'a pas scotché à mon livre, j'aurais voulu être
imprégné par une ambiance glauque et terrifiante, mais non, j'ai eu
un peu de difficulté à me rendre jusqu'à la fin. La seule
chose qui m'a motivé à poursuivre ma lecture, c'est que je tenais
absolument à connaître ce qui avait fait disparaître
l'espèce humaine de notre planète bleue.
Tout comme Foret l'a indiqué dans sa critique, moi aussi j'ai
été embêté par de nombreuses expressions et mots
inconnus. Est-ce causé par la traduction?
Et moi aussi, j'ai eu beaucoup de peine à m'attacher aux personnages
principaux.
Je tenterai tout de même de lire son autre oeuvre dite de science-fiction,
"La servante écarlate".
note: 3,5/5
(Diantre)
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"Le dernier homme" c'est un roman d'anticipation (dystopie) qui se déroule à une époque pas
si éloignée de la nôtre. Plusieurs aspects de la vie sont similaires à ce qu'on vit
actuellement ou pourrait vivre dans un avenir rapproché.
Le roman alterne entre la vie de Jimmy avant la catastrophe qui a détruit l'humanité et la vie de
Jimmy après, quand il est devenu Snowman.
A l'époque où on fait la connaissance de Jimmy, il vit avec ses parents dans le compground de la
compagnie BioIncs pour laquelle son père travaille. Un compground c'est une ville dans laquelle habitent
ceux qui travaillent pour une certaine compagnie. Dans le comground de BioIncs les portes sont bien
gardées, pour en sortir ou en entrer ça prend un laisser-passer. On craint que des entreprises concurrentes
s'emparent des secrets.
Des animaux sont "créés" par des scientifiques en biotechnologie, les adolescents passent une
grande partie de leur temps sur des jeux vidéos ou à surfer sur le net où on peut assister
à des exécutions en direct (si on en n'est pas encore rendu là, on n'y est presque...),
suicides également en direct, pour ce qui est de la pornographie tout est permis ou presque. Il fait de
plus en plus chaud. Des virus, des microbes.
Snowman est le dernier survivant, il vit sur une terre dévastée parmi les Crakers, des "humains"
génétiquement modifiés créés par Crake, le meilleur ami de Jimmy. Des
animaux – créés par croisement génétique - le traquent : louchiens, malchatons,
porcons...
Margaret Atwood s'inquiète pour l'avenir de l'humanité. Ce qui se fait aujourd'hui dans les milieux
technologiques et génétiques est alarmant. Ce roman imagine ce que pourrait devenir la vie sur
terre dans un futur rapproché. Comme par hasard au moment où j'écris ce commentaire, une
pub à la radio invite les auditeurs à ne pas rater une émission de télé ce
soir qui portera sur L'Italie, l'Espagne, la Grère qui risquent de devenir des déserts. Ça
fait peur. C'est effrayant tellement le monde décrit par Margaret Atwood est plausible, tellement
ça nous ressemble.
L'histoire est prenante car Margaret Atwood distille peu à peu les indices nous permettant de
découvrir ce qui a détruit l'humanité, de même on découvre Oryx et le rôle
qu'elle a joué dans la vie de Jimmy.
C'est une lecture que je recommande à tous.
"Le dernier homme" était le troisième roman que je lisais de Margaret Atwood après "Le tueur
aveugle" et "La voleuse d'homme", je suis déjà impatiente d'en lire un prochain, probablement
"Contes et légendes" qui me tente beaucoup. Plus je lis Margaret Atwood, plus je l'aime, c'est une auteure
engagée, amoureuse de la nature, de la vie, de l'espèce humaine.
Extrait :
"Pourquoi cette impression qu'on a passé les bornes, qu'on a franchi une limite à ne pas franchir?
à quel moment force-t-on la note, à quel moment va-t-on trop loin?"
note: 4,5/5
(Mousseline)
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