Frères d'armes
Compagnie E, 506e régiment d'infanterie parachutiste, 101e division aéroportée; du
débarquement en Normandie au nid d'aigle de Hitler
(LGF - Le Livre de Poche, 2004, 540 pages)
C'est l'histoire d'une compagnie militaire. L'une des meilleurs compagnies d'infanterie parachutée au monde.
De sa naissance au camp Toccoa en Georgie, l'entraînement autant aux Etats-Unis que dans le sud de l'Angleterre,
le débarquement en Normandie, la route de l'Enfer en Hollande, la plus grande bataille de la Seconde Guerre
Mondiale dans les Ardennes en Belgique et l'Allemagne.
On se mélange avec tous les noms de ces soldats et officiers, il y en a une multitude, peut-être que j'aurais
dû prendre des notes, mais finalement les mêmes reviennent souvent et on s'y retrouve. Contrairement
à ce que je pensais au début, les récits de batailles ne m'ont pas du tout ennuyée, l'auteur sait doser
les descriptions, d'ailleurs ce document historique se lit comme un roman.
L'écriture coule aisément et c'est très prenant.
J'ai vu la série télévisée "Band of brothers",
les images sont saisissantes, le bruit est effrayant mais les mots d'un livre donnent un autre
aspect à la réalité, on saisit mieux les émotions des intervenants.
J'ai aimé que Stephen Ambrose fasse parler certains des survivants. Ceux-ci nous racontent leurs
impressions...
On a peur pour nos héros préférés, on craint pour leur vie, on se désole pour
ceux qui la perdent. La fin était à la hauteur de mes attentes.
Certainement un incontournable pour les fans de récits de guerre, pour les autres dont je fais partie,
une lecture très enrichissante qui donne une autre dimension aux nombreuses histoires écrites
sur la 2e Guerre Mondiale. Une deuxième lecture ne serait pas de trop tellement ce livre abonde de
détails de tout genre.
Extraits :
"Sobel était le type même du chickenshit. [...] Chickenshit fait allusion à un comportement
qui rend la vie militaire pire qu'il n'est nécessaire : harcèlement mesquin du plus faible par le
plus fort; lutte ouverte pour le pouvoir, l'autorité, le prestige; sadisme mal travesti en discipline
indispensable..."
"Sobel imposait son autorité à ses subordonnés; Winters gagnait leur respect."
"La plupart des connaissances acquises à l'entraînement ont été très utiles au
combat, mais c'est cette intimité, cette confiance totale, cette camaderie confortées à
l'occasion de ces longues nuits humides et froides, passées
à crapahuter dans la campagne anglaise, qui se sont révélées les plus utiles."
"Ils avaient eu peur ensemble. Pas seulement peur de mourir ou d'être blessé, mais peur que tout cela soit
inutile."
"En voyant ces gens derrière ces barbelés, je me suis dit : "Maintenant je sais pourquoi je suis
là!""
Note : 5/5
(Mousseline)
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